mercredi 11 juillet 2007

Dead by Dawn, et on en redemande en plus


Bon sang de bonsoir, ça tient vraiment du génie. Le deuxième Evil Dead me laisse une impression encore plus frappante que le premier opus. Et paraît-il en plus que la dernière mouture est encore mieux. Régalade en perspective.
J'ai cru un moment au début du film qu'on se foutait encore de ma gueule. En moins de dix minutes, les gentils protagonistes arrivent sur les lieux bien connus (là où les premièrs boucheries prirent place), font la découverte de choses maudites et toutes vilaines qui sentent fort du nez et de la crypte. En deux coups de couillères à pot, la gentille blonde se fait zigouiller et la baraque se fait harceler par les grosses bébêtes.
Dix minutes pas plus. A ce moment là je me suis dit "Merde, ça va être long". Que nenni. La partition de notre super anti-héros suffirait à elle seule à justifier de l'heure qui va suivre, mais ce serait sans compter sans une mise en scène ahurissante dont certains cinéastes à la mange-moi la pellicule feraient bien de s'inspirer. J'ai vu Lelouch en ville hier, ma colère vient peut être de là...
J'en dirais pas franchement plus. Je crois qu'il est nécessaire de se taper le premier opus avant de se plonger dans celui-ci. On perdrait un grand nombre de références sinon. Et puis c'est comme si on faisait partie des lieux au bout d'un moment. Eh oui, nous on le sait où elle est rangée la tronçonneuse.
Y a bien certains abrutis qui crieront au "N'importe quoi, c'est gore et c'est débile!". Que je n'entende personne de cette trempe là dans mes environs où je vais m'inspirer de certains petit détail pour leur faire la démonstration de la supériorité du visuel sur la soit-disante expressivité. Parfois, rien ne vaut un bon bol d'hémoglobine, et certainement pas des dialogues parigo-chics qui se pincent la tétine (celle là, elle est pour toi l'ami Lelouch).
Extasions-nous donc devant la reprise du coup de l'ampoule et apprécions à sa juste valeur la copie de A Farewell to Arms posée sur le carton où s'impatiente furieusement une main amputée et néanmoins revancharde.
Très bientôt je me tape le 3. Si je me fais encore avoir comme ça, je pétitione pour l'entrée de Sam Raimi à l'Académie des Sciences ou au CNRS. C'est de l'art, mais aussi de la science à te dérider un Bogdanov.

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