<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238</id><updated>2012-01-30T22:00:33.005-08:00</updated><title type='text'>The Dunciad</title><subtitle type='html'>Le Blurp d'Eustache Pinkwood. Où je rejoins finalement la grande communauté de ceux qui n'arrivent pas à parler à leurs voisins. Où je débite n'importe quoi, histoire simplement de croire encore à mon potentiel génétique initial de création.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7888053268820382990</id><published>2008-11-17T13:39:00.000-08:00</published><updated>2009-08-11T02:43:07.521-07:00</updated><title type='text'>Syllogisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SoE9HMXvCrI/AAAAAAAAAQE/wpVb8pBT3W8/s1600-h/Le-mur-de-la-deseperance-O_4406-2009-06-hzu4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SoE9HMXvCrI/AAAAAAAAAQE/wpVb8pBT3W8/s200/Le-mur-de-la-deseperance-O_4406-2009-06-hzu4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5368639424591497906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les pieds dans le vide, dandinnant gentiment de gauche à droite, d'avant en arrière, tapent contre le mur, reprennent leur position. Et encore. Le petit Michel est assis sur le petit muret. C'est le sien. Son muret. Ses pierres à lui, couvertes de mousse par endroit, mordue par le goudron écaillé par d'autres.&lt;br /&gt;Michel, il est bien là. Il est cool, ça lui plait.&lt;br /&gt;Tiens, des vélos.&lt;br /&gt;"Connard, ta race! 'Culé, mange tes morts!".&lt;br /&gt;"Qui c'est ceux là?", se dit le petit Michel.&lt;br /&gt;Les vélos se rapprochent, un peu. Plutôt vite en fait. Michel a fait involontairement un vite calcul. Dans une sixaine de secondes (ouais, une sixaine, exact), les vélos seront à sa hauteur.&lt;br /&gt;Ca laisse donc tout juste 6 secondes au petit Michel pour se casser de là, et survivre. Mais Michel n'est pas conscient de la précarité dans laquelle se trouve sa petit vie, à ce moment. Non pas qu'il soit con Michel. Non non. Il est même plutôt malin pour son âge en fait. Il est juste inconscient. Inconscient comme on l'est à 10 ans (je dis ça, je fais une approximation à la louche, c'est peut être un chouia plus ou un peu moins).&lt;br /&gt;Bref, Michel ne va pas descendre du mur dans les six secondes. Et donc, il va crever. CQFD.&lt;br /&gt;Ah oui d'ailleurs, j'ai spécifié l'âge de Michel juste avant. 10 ans. On dit souvent 10 ans quand on pense à un gamin sympa, la bouche en coeur, le rose au front, la fleur au fusil. D'ailleurs Hollywood adore les mioches de 10 ans. Vachement pratique pour faire chouiner l'audience. Vous l'aurez compris donc, j'ai fait ça pour amener le pathos. Malin, non?&lt;br /&gt;Ca y est, les vélos sont arrivés jusqu'à Michel. Ils se sont arrêtés d'ailleurs (mais ça, ça vous surprend plus vraiment, non?).&lt;br /&gt;"Quesse tu fais là toi?"&lt;br /&gt;"Rien"&lt;br /&gt;"Ta gueule j'te dis! Quess tu fais là?!"&lt;br /&gt;"Bein rien!".&lt;br /&gt;Michel descend du mur. Enfin, pas volontairement. Le plus gros de la bande de trois vélocipédistes (un abruti pubère comme on en fait plein) l'a bien aidé. Il a tiré de ses deux bras gras les chevilles frêles du petit Michel (ah pathos quand tu nous tiens...). Michel s'est donc cassé la gueule. Il est par terre (mais pas debout, comprenez).&lt;br /&gt;"Vas y qu'on lui explose la tronche à c'tenculé!".&lt;br /&gt;Et c'est ce qu'ils font. Sans trop de haine, non. Juste avec un peu de violence. Pas celle des guerres, des intifadas ou des croisades. Non non, avec de la furie ordinaire, celle du blaireau dans sa caisse sur le périph', celle du supporter de foot, celle du courtier en bourse (ouais tiens, pourquoi pas faire passer ces ramassis de lépreux congénitaux au rang des ennemis publics, je suis pour).&lt;br /&gt;On meurt rarement des suites de coups de tatanes de pubères en vélo.&lt;br /&gt;Sauf si on a très peur et qu'on est cardiaque.&lt;br /&gt;Le petit Michel a très très peur.&lt;br /&gt;Michel est cardiaque.&lt;br /&gt;Il meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Syllogisme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7888053268820382990?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7888053268820382990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7888053268820382990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7888053268820382990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7888053268820382990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2008/11/syllogisme.html' title='Syllogisme'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SoE9HMXvCrI/AAAAAAAAAQE/wpVb8pBT3W8/s72-c/Le-mur-de-la-deseperance-O_4406-2009-06-hzu4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-5311436963525835862</id><published>2008-05-24T01:53:00.000-07:00</published><updated>2008-05-24T11:45:18.801-07:00</updated><title type='text'>Bernard Pivot en solde</title><content type='html'>Ca ne vous interessera surement pas (une fois de plus), mais voilà deux trois trucs lus récemment par mes propres yeux personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhggnGlEgI/AAAAAAAAAKU/S2ncmH9cafg/s1600-h/choke.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhggnGlEgI/AAAAAAAAAKU/S2ncmH9cafg/s200/choke.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204015482795266562" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Choke&lt;/em&gt;, de Chuck Palahniuk (pas sur de l'orthographe mais bon, quand on a un nom comme ça, on peut pas faire le difficile). Y a un an, j'avais déja parlé d'un autre de ses bouquins qui m'avait fait fort bonne impression. C'est officiel désormais, le gugusse est rentré dans ma caste des chouchous. Pourtant à la base, j'avais quelques a priori (allez savoir pourquoi, par snobisme sans doute. Ou alors à sa popularité due à &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt;). Dans &lt;em&gt;Choke&lt;/em&gt;, on y trouve un érotomane compulsif, genre d'intermitent du spectacle névrosé par sa mère (un de plus) qui essaye tant bien que mal de se sevrer et d'en apprendre un peu plus sur son vécu. Et c'est pas son pote détraqué du bulbe ou sa mère en état végétatif aigu qui vont l'aider. C'est du très bon. Si on cherche un livre frais où que ça sent bon la violette, on passera son chemin. Mais si on veut se poiler à observer les moeurs pervertis de notre société du zizi-sexuel, you're welcome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhgrnGlEhI/AAAAAAAAAKc/M3x3EDW6diw/s1600-h/devil+tree.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhgrnGlEhI/AAAAAAAAAKc/M3x3EDW6diw/s200/devil+tree.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204015671773827602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;The Devil Tree&lt;/em&gt;. Bonhomme encore jamais lu jusqu'à présent, dont on me disait le plus grand bien. Tétu comme pas deux, j'ai attendu de lire une biographie très succinte de ce dernier avant de franchir le pas. Impressionnant pédigré si l'en est, genre qu'on imagine dans les films (espionnage, fuite, histoire à la self-made-man). Respect donc pour l'homme et finalement aussi, il faut bien le dire, pour l'oeuvre. C'est peut être une des premières fois où j'ai l'impression de lire de l'anglais comme du français. Sans doute parce que l'anglais était la seconde langue de Kosinski (ouais, ça calme un peu, après on déprime un peu quand on relit les galimatias qu'on peut produire dans notre langue maternelle. Pour se consoler, on dira que le français est plus difficile et que s'il voulait vraiment faire le mailn, il avait qu'à écrire en ouzbek, Kosinski...). L'histoire aussi fait bouger (du monde on en voit, des gens on en croisent), on se met illico dans les baskets de ce perso en marge que l'on dépiote au cours des pages. C'est simple, une prose fulgurante et touchante, on aimerait lire des phrases comme ça au petit dej, et tous les matins si possible. Non vraiment, respect. Paix à ton scalp Jerzy...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhg6HGlEiI/AAAAAAAAAKk/5LWIPeQvPOo/s1600-h/glace+noire.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhg6HGlEiI/AAAAAAAAAKk/5LWIPeQvPOo/s200/glace+noire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204015920881930786" /&gt;&lt;/a&gt;Et pour finir, du Michael Connelly. Oui c'est bon, foutez-vous de ma gueule, depuis le temps que je me refuse à lire ce type. Ben franchement j'avais raison. C'est long, trop long. J'ai cru que le gars avait un parcours typique genre "j'ai commencé flic et j'use de ma longue carrière pour trouver l'inspiration", mais même pas, il a fait que ça. Ca craint. Le bouquin s'appelle &lt;em&gt;La Glace Noire&lt;/em&gt;, c'est 500 pages qu'on aurait pu condenser en deux fois moins. L'histoire est pas mauvaise en soit, mais quand j'ai droit à deux ou trois coups de feu dans tout le récit, j'ai franchement l'impression qu'on s'est foutu de ma face. C'est bavard et ça brode pour rien. Les persos sont inconsistants (trop peu décrits, peu analysés), nombreux (ça aide pas), dur de s'y accrocher. Je crois que c'est son deuxième roman. Si je me sens d'humeur clémente, je lui donnerai peut être une seconde chance un de ces quatre, histoire de voir s'il est capable de me placer une fusillade, une poursuite en bagnole, des filatures (du Hollywood tout mâché quoi). En plus, j'ai lu ça en version française. Du grand n'importe quoi, j'en ai marre de ces traducteurs à la mange moi le noeud qui se refusent à utiliser un vocabulaire adapté sous prétexte qu'il faut coller aux exigences grammaticales de la langue. Exemples parmi tant d'autres: deux flics genre beignets et grosses bedaines papotent dans le comissariat. L'un deux sort des phrases du style "Cela m'étonnerait" ou "Vous auriez besoin de vous raser". Aaaaarghh!!!, on va dire que je chipote mais non merde! Si on veut faire vrai, le flic dit "Ca" (vous le dîtes vous "Cela"? Et en plus vous n'êtes pas flic, pour la plupart vous avez fait des études et vous êtes nés comme moi avec une cuillère en argent dans la gueule et un Bescherelle dans le fion). Le second exemple démontre la stupidité et le niveau ras du caniveau des traducteurs. "Vous auriez besoin de vous raser" (dit lors d'un enterrement, du chef à son sbire) est l'évidente traduction de "You'd need a shave" en anglais standard flic beignet. C'est quoi ce délire? Plus que de la minauderie, c'est un contresens. On se serait logiquement attendu à un "Faudrait vous raser", qui aurait fait nettement plus colloquial et moins plume dans le fion. On me contredira si on veut, mais sachez que vous avez tort, quoi qu'il en soit.&lt;br /&gt;La prochaine fois, autre chose.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-5311436963525835862?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/5311436963525835862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=5311436963525835862' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5311436963525835862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5311436963525835862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2008/05/bernard-pivot-en-solde.html' title='Bernard Pivot en solde'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDhggnGlEgI/AAAAAAAAAKU/S2ncmH9cafg/s72-c/choke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-524627587271316903</id><published>2008-05-18T09:23:00.000-07:00</published><updated>2008-05-18T10:10:22.166-07:00</updated><title type='text'>Passe-moi le sel!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDBi8sAZzxI/AAAAAAAAAKE/eQQ2RK06jF0/s1600-h/soif.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDBi8sAZzxI/AAAAAAAAAKE/eQQ2RK06jF0/s320/soif.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5201766364357447442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On a des bonnes idées nous les humains. Des fois non. Nouvel exemple de notre sévère propension à l'ubuesque (définition que l'on trouve également à l'entrée "ubuétitude" dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dictionnaire Socialiste de Déséducation&lt;/span&gt; par S.Royal et J.Dray aux Editions du Cherche Midi à 14h).&lt;br /&gt;Donc. La sécheresse sévit, et ça ne va pas aller en s'améliorant. Plutôt que sécheresse, je devrais dire pénurie d'eau ou défaillances d'approvisionnement ou encore rétention criminelle de fluide vital par les états du Nord. Qu'à cela ne tienne, on a eu une formidable idée. Quand je dis "on", je parle au nom des scientifiques des États mentionnés ci-avant. L'idée la voilà: développer de manière     formidable (qui a dit fantaisiste au fond de la classe?) de gigantesques usines à dessalement. Bon sans mais c'est bien sur! Si l'eau ne vient pas à toi, la plage viendra à toi. &lt;br /&gt;On pourrait dire "tiens, c'est pas con, ça pourrait-il que ça marche?". Quand je dis "on" ici, je parle au nom du groupe d'ascientifiques que je forme avec les gens qui acceptent encore de me fréquenter. Et si les deux trois qui on fait S au lycée ne sont pas contents, c'est la même chose. Je continue.&lt;br /&gt;Deux problèmes agrémentent ce superbe projet (qu'on a déjà bien entamé d'ailleurs). Quand je dis "on" ici... ça va j'ai compris. Premier souci: les dites premières usines ont été construites principalement au large de la Californie et d'Israel (pas le chat de Gargamel, le chien-chien d'Oncle Sam). Vous me direz, il fait chaud là-bas et c'est vrai que la flotte ça doit pas déborder en sous-sol. Certes, mais quand on voit les revenus de ces régions, y a de quoi en amener autrement il me semble. Ah oui c'est vrai tiens, c'est un peu loin de l'Afrique Sub-saharienne par contre. Pas de projet, pas de flotte, pas d'usine à dessaler (puisque pas de mer, évidemment).&lt;br /&gt;Deuxième souci, pour chaque quantité d'eau dessalé, on rejette dans la mer ("on"= les autres enculés, vous suivez?) une quantité égale de saumure. C'est là que les potes de Terminale S se marrent. Moi le saumure, connaissais pas. J'ai pensé à un alliage douteux (saumon+ chaussure par exemple, pardon...), mais la vérité est que c'est tout simplement de la flotte saturée en sel. Bref, la saumure (oui c'est une fille, comme toutes les choses mal dosées en ce monde. Notez à ce propos que maladies, infections et autres dérèglements corporels, et souvent mortels, sont presque exclusivement du genre féminin. A contrario, pastis, whisky ou moteur, ne doivent leur bon dosage qu'à leur affiliation au genre masculin. Fin de la parenthèse qui me vaudra à n'en pas douter une bonne claque sur le pif. M'en fous, j'ai bien rigolé).&lt;br /&gt;La saumure donc a pour particularité principale d'augmenter considérablement l'acidité de l'eau. Depuis les débuts de l'ère industrielle (j'arrive jamais à dire Révolution, va savoir pourquoi...), l'acidité de nos mers et océans a augmenté de 20%. Et forcément ça va s'accélérer jusqu'à atteindre potentiellement un sympathique +150% d'ici la fin du siècle. Et quoi que ça fait l'acidité de l'eau. Et bien, ça aspire un max de CO2, ça le retient et fait donc ainsi péter la cocotte niveau gaz à effet de serre.&lt;br /&gt;En réponse à ces idées à la con, je ne peux donc m'empêcher d'en proposer une à mon tour. C'est mon droit après tout, en dépit de mon Bac-2 en Physiques. Je propose alors d'installer de gigantesques capotes au dessus des centrales nucléaires dans le but de récupérer la vapeur d'eau. Tout d'un coup, le nucléaire deviendrait vachement bandant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-524627587271316903?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/524627587271316903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=524627587271316903' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/524627587271316903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/524627587271316903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2008/05/passe-moi-le-sel.html' title='Passe-moi le sel!'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SDBi8sAZzxI/AAAAAAAAAKE/eQQ2RK06jF0/s72-c/soif.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9198147576772026289</id><published>2008-05-15T11:40:00.001-07:00</published><updated>2008-05-17T04:06:40.798-07:00</updated><title type='text'>Le cortège des Bisounours</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SCyTucAZzvI/AAAAAAAAAJ0/pB7nV-TM7aM/s1600-h/photo62grd.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SCyTucAZzvI/AAAAAAAAAJ0/pB7nV-TM7aM/s400/photo62grd.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200694095707229938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Désormais, Tatache a un peu plus de temps, il revient donc gribouiller ses nazeries.&lt;br /&gt;Pour recommencer, un petit résumé de cette riante journée de grève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10h30: pas mal de monde sur le parvis de la gare. Pour la première fois, les flics défilent en avant de la CGT. Non non, je parle pas des bleus narquois qui se tripotent la matraque, mais bien de flics en civil venus manifester avec l'engeance des gauchos rabougris. Peu de profs de mon bahut, encore moins d'élèves (à la louche, je dirais cinq) qui de toute façon stoppèrent leur cortège après 300 mètres, entre le McDo et la Fnac (de la merde pour les oreilles, et aussi pour le pancréas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Midi et quelques...: arrivée place du Palais. Les gugusses de la LCR ont eux décidé de s'arrêter à la mairie, sans autre explication. En haut donc, le traditionnel galimatia des délégués syndicats crachés dans le système son haut de gamme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Larcen et Crachotis&lt;/span&gt;. Je me suis rapproché en fin de compte pour entendre le mec de la Cfdt jurer sa fidélité à la lutte intersyndicale et consorts... Grand moment de marade intérieure. Peu de temps après, remballez drapeaux et bonnes intentions, c'est vrai qu'il se fait tard et qu'un gréviste printanier, ça a aussi besoin de son entrecôte-frites. Par acquis de conscience, je suis allé demander à FO s'ils envisageaient de reconduire le mouvement. C'est moi qui ai dû le faire marrer à ce moment là. Paraît-il qu'il étaient chauds mais que les autres non. J'en fini plus d'être étonné dîtes donc. Enfin bon, je me serais consolé avec une vison quasi-féerique en ces temps de jeunesse molles du ravioli. Un p'tit jeune de 13 ans avec son pôpa, portant tout fier un drapeau de la CNT, apprêté d'un crinière à la Conan le Barbare et d'une paire accueillante de rangers. C'est maigre peut-être, mais ça cache le ridicule de la dernière scène: le camion de la Cgt repartant à travers la place, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Antisocial&lt;/span&gt; de Trust à fond les ballons. Les gentils touristes qui bouffaient leur salade aux lardons ont bien dû se sentir incommodé une trentaine de secondes. Aux dernières nouvelles, la Cgt n'a pas l'intention de s'excuser. Grands fous...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9198147576772026289?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9198147576772026289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9198147576772026289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9198147576772026289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9198147576772026289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2008/05/en-mai-fais-ce-quil-te-plat-mais.html' title='Le cortège des Bisounours'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/SCyTucAZzvI/AAAAAAAAAJ0/pB7nV-TM7aM/s72-c/photo62grd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7418557204218582651</id><published>2007-12-17T10:42:00.000-08:00</published><updated>2007-12-17T11:23:49.671-08:00</updated><title type='text'>Les vocalises du porte-manteau</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2bLxxFLPCI/AAAAAAAAAJs/CqYkos0UjzA/s1600-h/Sarkozy_Le_Pen.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2bLxxFLPCI/AAAAAAAAAJs/CqYkos0UjzA/s320/Sarkozy_Le_Pen.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145023680166444066" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"L'existentialisme, c'est vraiment bandant" (Jean-Paul S.)&lt;br /&gt;"Le troisième sexe, c'est celui des autres" (Simone de B.) &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le savait pas, mais Sarkozy a un gêne commun avec les plus grands footballeurs de notre ère. Ouais, on l'ignorait. Tout comme un Carlos Tevez ou Frank Ribéry, deux exemples probants de la belle ganache, notre illustre régent possède cette qualité unique: le fric le rend beau. Si si. J'en étais resté aux vagues échos associant sa couche à celle de Laurence Ferrari, et je me disais déjà à l'époque "eh oh faut pas déconner, faut quand meme vouloir se l'enfiler l'autre et sa Rolex". Soit dit en passant, paraît-il que le cadran seul du dit objet excède le poids du service trois pièces du président. Non je sais c'est mal, on attaque pas les gens sur leur physique. D'autant qu'il est trop facile de supposer qu'un nabot aux tics compulsifs possède intrinsèquement une p'tite bite. Oups, j'ai encore craqué. Ok pardon.&lt;br /&gt;Donc bref. Surprise ce matin quand j'entends sur Inter l'annonce de l'union (non-consacrée par l'Eglise, quelle infamie!) du pitre en question avec Carla Bruni. Eh la je me suis tout de suite fait cette réflexion: Eva était aussi mieux foutue que le petit Adolf. En même temps ils vont bien ensemble. Aucun talent sinon celui de savoir jouer du bagou, de montrer sa gueule devant les photographes. Quoi, Carla Bruni a aussi fait de la chanson? C'est vrai tiens, je me souviens effectivement de borborygmes sourds qu'accompanait un gentil "plouink plouink" sur une guitare volontairement étoufféé... &lt;br /&gt;En tout cas réjouissons-nous, notre monarque a déjà retrouvé compagne. Le royaume n'était pas en péril puisque le petit Louis doit reprendre le flambeau de papa. Pour l'instant, il peaufine son éducation devant Mimi Mathy, les Experts et la Roue de la Fortune. Si Carla nous en pond un un de ces jours, il pourra lui prêter main forte dans la gestion du parti national socialiste de son pôpa.&lt;br /&gt;Paraît que Paris Match et autres torche-culs vont publier d'ici peu les photos des deux tourtereaux chez Mickey en train de bouffer de la barbe à papa (vous vous attendiez pas à les trouver à l'opéra non plus?).&lt;br /&gt;La farce frise le ridicule. Allez Carla, ravale le reste de ta fierté éparpillée sur la queue de Pluto. Quant à toi mon petit Nicolas, retire-toi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7418557204218582651?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7418557204218582651/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7418557204218582651' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7418557204218582651'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7418557204218582651'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/12/les-vocalises-du-porte-manteau.html' title='Les vocalises du porte-manteau'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2bLxxFLPCI/AAAAAAAAAJs/CqYkos0UjzA/s72-c/Sarkozy_Le_Pen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-6962208375466092134</id><published>2007-12-14T13:05:00.000-08:00</published><updated>2007-12-14T14:04:18.939-08:00</updated><title type='text'>Vous reprendrez bien un peu de merde, non?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2L9DhFLPBI/AAAAAAAAAJk/EM07SJSLcdI/s1600-h/nuanciersarkozy7xg.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2L9DhFLPBI/AAAAAAAAAJk/EM07SJSLcdI/s400/nuanciersarkozy7xg.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5143951961272040466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Des fois, rien ne vaut une bonne cuite et une bonne gerbe pour se remettre les idées au clair"&lt;/em&gt; (La Marquise de Sévigné à Henry Miller)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là j'ai pas trop le choix. Après la semaine qu'on vient de se taper les cocos, ce serait fort de café de fermer sa gueule encore plus longtemps. J'avais pas prévu de sortir de mon gouffre aujourd'hui mais un petit tour sur libé (journal d'informations jadis de gauche tendance existentialiste, aujourd'hui organe bande-mou d'un PS qui ne bande plus) en a décidé autrement.&lt;br /&gt;Je passe d'abord sur la forte démonstration de démocrazy. Khadafi se casse demain après 5 jour dans la capitale. Notre adoré nouveau consul l'avait gentiment convié à planter sa tente de faux manouche (vrai bâtard) dans la cour de l'hôtel Marigny. Non pas que je m'offusque de cet affront fait aux bâtiments de la République, c'est plutôt la présence de cette face de cochonaille qui me fait sortir les rognons par les cavités nasales. Paraît-il qu'il est fréquentable maintenant, qu'il s'est engagé à rectifier le tir niveau torture et tout le toutim. L'argent n'a pas d'odeur, on le savait déjà. Avec Sarkozy, on sait maintenant qu'il sent la merde parfois. Mais il paraît aussi que tout ce pognon va profiter aux ouvriers et qu'il est donc impossible de lui en tenir rigueur. Ceux qui se marrent au fond, sortez. Seul point positif, le nabot s'est fait fermé sa trappe qui ne s'ouvre que pour japper et rôter la daube qu'il s'enfile au nom du profit (qui nous reviendra, ne l'oublions pas). Presque pas vu de la semaine dis donc. Ah oui, on en a entendu parlé par contre. Par l'intermédiaire de Khadafi en personne. On a les amis qu'on mérite...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis ce soir, le vomitif. Le camp de SDF a été levé sur Paris. Le gouvernement a accepté de reloger (partiellement, ponctuellement, et avec le financement d'organisations locales) les quelques 400 familles qui commençaient sérieusement à se peler ce qui leur restait de miches. Mais le gouvernement a prévenu (je fais du copié-collé là): "&lt;em&gt;Toutefois, l’Etat ne renouvellera en aucun cas un accord de ce type si de nouveaux campements urbains étaient organisés par les associations signataires ou d’autres associations&lt;/em&gt;". Eh oui faut pas déconner. On veut bien reloger les pauvres mais au passage on met en garde les gugusses de l'année dernière. Ne vous avisez pas de nous replanter des tentes sur le canal Saint Martin ou vous pourrez vous brosser pour vous trouver des préfabriqués qui crameront au premier pet de papi. Là déjà, ça sent pas bon. Et puis le bouquet, offert magistralement par Christine Boutin. Pour ne plus la présenter, notre ministre du logement s'est faite connaître pour ses positions top modernistes et éclairées du style &lt;em&gt;"dehors les bougnoules, les noirs et les pédés!", &lt;/em&gt;ou alors &lt;em&gt;"le pacs, c'est rien qu'une invention pour les pédés!" &lt;/em&gt;ou encore &lt;em&gt;"l'IVG c'est bon pour les câtins, les irresponsables...et les pédés tiens!". &lt;/em&gt; Donc, cette charmante râclure de fond de tableau y est allé de son petit commentaire. Et là encore, je vous le livre tel quel. Elle fait les gros yeux et ordonne aux sans-abris de ne  &lt;em&gt;«surtout ne pas aller sous des tentes si par hasard il y a des campements». &lt;/em&gt;Je marque un temps d'arrêt, j'essaye de ne pas m'énerver davantage. Nan, vraiment j'y arrive pas. Si quelqu'un a une explication logique à cette phase, j'attends. Dans quel merdier on est sans déconner. Quand une soit disant "haut responsable" de l'Etat balance des trucs comme ça (et que tout le monde s'en carre la courge), je tombe dans une névrose consternée par la connerie de ce monde, la gerbifiante débilité de tous ces tocards qui ont voté (choisi donc) ce gouvernement là. Ouais, je vous en veux encore, et ça va durer encore. Une fois de plus, je vous fais une petite démonstration de haine. Par bonheur, mes amis conchient tous ce guignol aux manettes. C'est peut être de l'auto-satisfaction (ça fait du bien des fois), et je me console en me disant qu'on a toujours le choix d'avoir les amis qu'on mérite.&lt;br /&gt;En parlant de vous, je n'ai toujours pas trouvé l'occasion (à ma grande honte) de vous donner des nouvelles à tous (la colonie franco-montréalaise notamment). J'y travaille et je pense à vous. Les rapatriés et les pas-encore-partis (revenus)également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir (si vous ne savez pas quoi lire en ce moment): Murakami (évidemment), et James Kelman (&lt;em&gt;A Disaffection &lt;/em&gt;surtout). Je crois qu'il a finalement été traduit en français.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-6962208375466092134?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/6962208375466092134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=6962208375466092134' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6962208375466092134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6962208375466092134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/12/vous-reprendrez-bien-un-peu-de-merde.html' title='Vous reprendrez bien un peu de merde, non?'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/R2L9DhFLPBI/AAAAAAAAAJk/EM07SJSLcdI/s72-c/nuanciersarkozy7xg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-8156821584385331145</id><published>2007-09-01T14:08:00.000-07:00</published><updated>2007-09-01T17:05:19.362-07:00</updated><title type='text'>Les Bienveillantes</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rtn-NpjFUBI/AAAAAAAAAJA/pt2bFK6tcvs/s1600-h/furies.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rtn-NpjFUBI/AAAAAAAAAJA/pt2bFK6tcvs/s320/furies.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105391163045924882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ouais c'est bon, j'entends déjà les mauvais commentaires des esprits moqueurs. Les diatribes du genre "il t'a fallu tout ce temps pour le lire le bouquin ou quoi?".&lt;br /&gt;Premièrement, non, ça fait bien longtemps que je l'ai terminé. Deuxièmement, et même s'il me fallait trois semaines pour lire 1000 pages, quoi que ça peut bien vous foutre sérieusement?&lt;br /&gt;Donc non, l'absence n'est pas dû à mon manque d'attention et de concentration. Il m'a certes fallu un petit moment pour en venir à bout, mais n'allez pas tirer des conclusions là où il n'y en a pas.&lt;br /&gt;Gros morceau donc que ce bouquin. Je crois bien que ce fût la première fois de ma vie que je lis un prix Goncourt encore vivant. Non pas que j'aime les auteurs morts (quoi que...), mais j'ai souvent peu d'entrain quand vient l'heure de s'attaquer aux réputés grands noms de notre littérature moderne. Bonne nouvelle donc, le prix Goncourt 2006 vit encore et, deuxième point de satisfaction, il est même pas français (selon les critères sarkozistes, faut savoir se mettre au goût du jour les zamis). Franchement, Jonathan Littell, ça sonne pas trop bérichon ni poitevin. Ca me fait un peu penser au tour de France en Angleterre tout ça. Passons.&lt;br /&gt;Quoi dire de ce monstre donc? Vi, c'est un monstre. J'ai rarement été d'accord avec les canonisations de Duras (c'est pas sexiste), d'Ormesson (c'est pas politique) ou autre Mauriac (c'est pas religieux), mais force m'est d'avouer que là, pas d'objection. Personne ne lit l'intégralité des sorties littéraires, mais je me doute qu'après ce bouquin là, les gugusses genre Pivot ou Beigbeder (pardon Bernard pour l'analogie) ne sont pas allé chercher plus loin.&lt;br /&gt;Franchement sidérant. J'ai commencé la lecture avec l'attention moyenne de celui qui ouvre un roman, puis très vite, je me suis laissé embarqué par la dimension historique de la chose. Les détails plus que minutieux m'ont tout d'abord effaré, j'ai pris soin de me référer constamment au glossaire pour éclaircir ma lanterne sur les sigles et diverses appellations. Rapidement, plus besoin, on est dedans et on capte facilement l'étendue des débats.&lt;br /&gt;La trame individuelle se résume elle plutôt bien. Un jeune officier SS fait ses armes dans le conflit mondial, gravit les échelons de la hiérarchie parallèlement à son incursion dans les exactions de toutes sortes. A ça s'ajoute une sexualité torturée, mélange foireux d'homosexualité, d'inceste et de scatologie. Sur ce point, on appréciera nettement moins l'amalgame de pratiques que ne nierait point un Benoît XVI en pleine forme. Le point de vue "microscopique" de l'histoire n'est donc pas à mon avis la grosse réussite de l'oeuvre. Bien tenté la construction du perso torturé mais non. Un peu trop facile (et malsain) de voir ici le terreau du mal et du chaos. C'est vrai quoi, ou alors le nazisme n'était que l'apanage des psychopates. Et  à ce qui me semble, l'Allemagne des années 30 n'était pas un centre fermé clinique ne contenant que pédophiles et débiles profonds (non, ça c'est à Clichy, c'est le président qui le dit). J'aurais donc d'autant plus apprécié de voir le terreau de l'infâme dans un gugusse hétéro, bien dans ses pompes et sa quéquette et qui ne fait pas caca dans les soutifs de sa soeur. J'en demande trop, pardon...&lt;br /&gt;C'est du côté "macroscopique" qu'il faut regarder pour en prendre plein la face. J'aime employer ces expressions bien pompeuses à force d'avoir été ressucées par des générations d'universitaires frustrés. Bref. L'aspect documentaliste prend vite le pas, je pense, sur l'intrigue toute moyenne de l'individu (on va éviter de parler de "héros" ok?). Au résultat, j'ai plus eu la sensation d'être plongé dans un recueil historique hallucinemment documenté que dans un simple roman. Les étapes de vie de Aue (notre gugusse scato) servent habilement à nous transporter du front grec à Stalingrad avant de revenir sous les bombes de Berlin et ses bunkers. L'ami Littell ne raconte pas de conneries en plus (ça devrait t'intéresser Max Gallo), une floppée d'historiens plus poussiéreux les uns que les autres sont unanimes: la trame du conflit, ses débats intérieurs ainsi que les relations entre hauts dignitaires du Reich ont été scrupuleusement étudiées et restituées.&lt;br /&gt;Conclusion. Pour les pérégrinations, on préferera du Hemingway mais question intérêt historique, on est dans le vrai. Ok, la taille du bouquin ne rentre pas dans le programme express collège-lycée, mais une bonne compilation devrait être plus pertinente que ces nouvelles 3 minutes de Guy Môquet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-8156821584385331145?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/8156821584385331145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=8156821584385331145' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8156821584385331145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8156821584385331145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/09/les-bienveillantes.html' title='Les Bienveillantes'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rtn-NpjFUBI/AAAAAAAAAJA/pt2bFK6tcvs/s72-c/furies.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-4253743414940241591</id><published>2007-08-13T07:04:00.001-07:00</published><updated>2007-08-20T13:18:08.468-07:00</updated><title type='text'>The Hills Have Eyes, mais pas de cervelle</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RsBuZJ0ZlRI/AAAAAAAAAIw/A9v7LCLtorQ/s1600-h/hills_have_eyes.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RsBuZJ0ZlRI/AAAAAAAAAIw/A9v7LCLtorQ/s320/hills_have_eyes.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098196156594885906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'avais entendu le meilleur comme le pire de ce fameux &lt;em&gt;Hills Have Eyes&lt;/em&gt;. D'un côté, les partisans du "ouah, trop de la bombe le flim" et les autres tout aussi peu nuancés du "non mais n'importe quoi le flim de marde là". Tout ce que j'en savais s'en tenait à sa nature quelque peu zombiesque et que ce n'est ni plus ni moins qu'un remake de la pellicule de Wes Craven des années 70 (vous savez, le temps des paillettes et des confettis dans le derche...). Bref.&lt;br /&gt;Eh bien voilà, sans trop entrer dans le scénar (léger comme un soufflé fromager de chez Carrefour), une gentille famille se retrouve coincée dans le désert du Nouveau Mexique et se fait chahutée par une bande de loqueteux post-nucléaires. Je sors juste d'une orgie de flims de Romero, Jackson et de Raimi alors j'étais particluièrement bien disposé envers le genre à hémoglobine et aux os qui craquent. Autant comparer la blanquette de veau de chez grand-maman aux boîtes de che Lidl. Sans déconner. Bon, niveau réalisation c'est pas vilain et on ne fait pas trop d'excès dans les effets spéciaux (quelques explosions par-ci par-là mais rien de trop) et le mauvais jeu d'acteur colle bien aux exigences du genre. &lt;br /&gt;A part ça c'est mal construit, question de la montée de l'angoisse c'est raté (j'ai pu bouffer des chips au guacamole en même temps, c'est tout dire...), et on aurait aisemment pu s'abstenir d'une bonne demi-heure de pelloche.&lt;br /&gt;Là où Tatache n'est pas content, c'est au niveau de l'éthique de la production (oui, Tatache chie souvent des pendules pour pas grand chose, il y peut rien, c'est son côté punk). On ne peut pas être victime et bourreau, c'est une règle essentielle fixée il y a près de 2500 ans par la convention d'Athènes. Enfin, seuls les descendants des Labdacides le peuvent, et avec classe s'il vous plaît. Enfin bref, c'est loin d'être le cas ici. Nos gentils zombies sont donc nés des expérimentations nucléaires américaines, voilà donc pourquoi ils sont si méchants (admirez la construction subtile des personnages). Même un piètre &lt;em&gt;Resident Evil &lt;/em&gt;ou mieux, un &lt;em&gt;28 Days Later&lt;/em&gt;, ont compris une chose essentielle: on ne peut pas d'une part dénoncer les écueuils de sa propre civilisation tout en se réjouissant de l'anéantissement de ses pires créations, de ses monstruosités. Aucune prise de conscience, les gros vilains possèdent encore une indéniable part d'humanité (genre retour au primitif un brin mâtiné au Carbone 14), on peut y retracer une certaine généalogie. Pas grave, la brave famille républicaine laisse les civilités de côté et dézingue à tout va, c'est pas eux qu'ont commencé d'abord, na! Dans &lt;em&gt;28 Days&lt;/em&gt;, les streums sont streums à 100%, on ne se pose donc pas la question d'une éventuelle légitimité de l'éradication. Eh bien ici, on observe carrément ce fait édifiant: on peut être à la fois la source du mal (l'irradiation nucléaire), sa solution (atomisation à coups de pétoires, d'explosifs, de coups de haches, de tournevis...), et (c'est là que ça couille vraiment) l'alibi moral. Attendez deux secondes, ah non c'est bien ça, y a aucun alibi. La catharsis sans nemesis, putain c'est Oedipe qui aurait été content...&lt;br /&gt;Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est une autre subtile dénonciation de la violence de l'administration Bush parce que j'ai encore le bout du pied bien chaud pour ceux qui se sentent l'âme d'habiles politologues.&lt;br /&gt;Eh merde, je viens juste de voir que la suite venait de sortir. J'ai pas fini de la sortir ma pendule moi...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-4253743414940241591?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/4253743414940241591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=4253743414940241591' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4253743414940241591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4253743414940241591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/08/hills-have-eyes-mais-pas-de-cervelle.html' title='The Hills Have Eyes, mais pas de cervelle'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RsBuZJ0ZlRI/AAAAAAAAAIw/A9v7LCLtorQ/s72-c/hills_have_eyes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7549998475937793268</id><published>2007-08-09T11:03:00.000-07:00</published><updated>2007-08-09T11:31:06.122-07:00</updated><title type='text'>Munich</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RrtdBZ0ZlQI/AAAAAAAAAIo/HYHo6req1aM/s1600-h/61511593_c8088b891e_o.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RrtdBZ0ZlQI/AAAAAAAAAIo/HYHo6req1aM/s320/61511593_c8088b891e_o.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096769681991767298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Depuis une cure gastronomique de Chomsky, j'ai appris à me méfier des silences médiatiques et des choses que l'on ne développe pas dans les grands titres. Les dépêches Reuters et le journal de Pernaud ne font pas que de la rétention d'informations internationales, ils occultent aussi de traiter de bouquins, de flims et d'autres choses susceptibles de contrarier les aspirations de Coca-Cola.&lt;br /&gt; On avait finalement très beaucoup peu parlé de &lt;em&gt;Munich&lt;/em&gt;, un des derniers Spielberg. Ca me tracassait, j'ai encore eu l'impression qu'on me cachait des choses alors je l'ai regardé comme tout paranoiaque modéré que je suis.&lt;br /&gt; Pour replacer les choses dans le contexte, le flim s'attaque bien frontalement à la chasse à l'homme lancée par le Mossad à la suite de la prise d'hotages de Munich aux JO de 72. J'ai eu peur au tout début d'assister à une démonstration hollywoodienne du "regarde comme les arabes sont sauvages, observe comme les juifs aiment leurs enfants", mais finalement Spielberg a fait les choses comme il fallait (enfin c'est que mon avis, y aura forcément des lecteurs de &lt;em&gt;Minute&lt;/em&gt; pour me contredire). Mis à part quelques détails insipides visant à bien nous faire comprendre la psychologie torturée des assassins, et à essayer de nous faire gober que ces gentils messieurs des services secrets israéliens ont d'abord une âme et seulement ensuite des explosifs, on évite les écueils classiques. Et au résultat on a un flim bien intelligent et responsable sur le conflit palestinien. Et c'est là que je me demande pourquoi on en a si peu parlé. En même temps je veux pas franchement savoir, je crois avoir compris désormais le souci permanent dans nos médias de traiter unilatéralement de débats qui nécessitent un tant soit peu de jugeotte et d'ouverture d'esprit. Alors les flims où les arabes parlent de torts partagés et de violence aveugle avec les juifs, on comprendra que ça rentre pas dans la case du JT.&lt;br /&gt;Tiens au fait. Après la Lybie, pourquoi ne pas envoyer Cécilia se faire sauter* à Ramallah histoire de mettre un terme au conflit?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*sens propre ou figuré, chacun choisira en fonction de ses affinités avec la République et ses icônes en carton pâte...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7549998475937793268?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7549998475937793268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7549998475937793268' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7549998475937793268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7549998475937793268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/08/munich.html' title='Munich'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RrtdBZ0ZlQI/AAAAAAAAAIo/HYHo6req1aM/s72-c/61511593_c8088b891e_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-5260440868837107813</id><published>2007-07-27T23:48:00.000-07:00</published><updated>2007-07-28T07:50:06.986-07:00</updated><title type='text'>Perles scolaires et florilège d'éveil mental</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqrxzZ0ZlOI/AAAAAAAAAIY/chu6lt1wwqk/s1600-h/elvis_brain.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqrxzZ0ZlOI/AAAAAAAAAIY/chu6lt1wwqk/s320/elvis_brain.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092148194102056162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, l'année scolaire est terminée depuis un bon moment maintenant. Elle fut bien riche en conneries, aberrations diverses et réflexions marécageuses. Je parle évidemment ici de la répartie des élèves, de leur interrogations existentielles ou soudaines réflexions sur le monde. Pour prouver à quel point la révolution n'est pas franchement prête d'arriver, voilà un petit pot vraiment pourri des choses entendues dans mes classes cette année...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La France c'est un pays, ou alors c'est l'Europe? Et Paris, c'est en France?" (Samuel, 14ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur je peux pas travailler, j'ai oublié ma boîte à lunch" (Kevin, 13 ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, j'ai pas pris mon Ritalin" (Le même Kevin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ca veut dire quoi révolution?" (un futur votant UMP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est quoi x, v, i, i?" (non, ce n'est pas le petit cousin d'Obelix).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, j'peux-tu aller aux toilettes? Elle va me passer un tampon parce que je suis dans ma semaine et..." (une grande bavarde qui pense peut être que son prof a aussi 13 ans et qu'il faut bien lui expliquer les choses).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, vous ressemblez à Justin Timberlake" (entendu environ 30 fois, en cours et aussi en salle des profs, si si...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, vous êtes-tu bon en sexualité?" (c'était pas des avances, il bossait sur son cours de bio. Reproduction et sexualité, même débat).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"T'es un grand comique toi" (Nicolas, 16 ans. Ne doit son salut qu'à un effort surhumain. J'ai brièvement pensé à ce moment là à lui envoyer mon bureau en fonte sur la gueule, à lui percer la carotide à coups de canine ou à le scalper au stylo bic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, vous êtes-tu suisse?" (allez comprendre...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, faut que j'appelle ma mère, je dois prendre ma pillule" (une sosotte de 17 ans qui avait visiblement le désir impérieux d'annoncer sa fécondité à l'ensemble de la classe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'ai pas craché, je jouais avec ma salive au-dessus de son bureau. C'est pas de ma faute" (Dominique, 16 ans. J'ai aussi eu envie de jouer avec mon poing autour de son nez. Avec un peu de chance, ils auraient pu se rencontrer dans une jolie gerbe de cartilages).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est quoi l'altitude?" (un esprit anonyme de 13 ans qui en manque cruellement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La seconde guerre c'est en option Monsieur, on l'a pas ici" (eh bein le pire, c'est qu'il avait raison, y a vraiment pas l'option...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ca veut dire quoi monotonie?" (Gentille cruche de 18 ans, qui découvre finalement le concept de linéarité).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dalida, ça fait 20 ans déjà Monsieur" (Cette génération est vraiment perdue...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est quoi en France la religion des gens qui ne se lavent pas?" (j'attends toujours qu'on m'explique là...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu sur un dictionnaire: "En cas de feu, laisser brûler"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, faut vraiment qu'on aille chier" (Kevin, 13 ans, encore lui, et son pote Mathieu, après une évidente concertation sur le remplissage de leur intestin grêle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur une composition de français pour les 12 ans: "L'histoire de Bobi et les écreuils" (remarquez l'usage brillant de la phonétique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En salle des profs, Caroline: "J'ai une écoeurantite aigue".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur, c'est quand la deuxième guerre mondiale?" (un futur député UMP de 15 ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"1993 c'est quoi déjà, 1-9-9-3?" (il avait 17 ans, il en était encore à apprendre le principe des fractions il y a quelques semaines...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur, vous ressemble zà Johnny Depp" (autre version, moins fameuse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensées profondes estudiantines lues sur cahiers de notes:&lt;br /&gt;"Ne faîtes pas l'amour dans le jardin. L'amour rend aveugle mais pas les voisins".&lt;br /&gt;"Conduire au volant est dangereux. Tu pourrais percuter un arbre et renverser ta bière".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bein voyons donc, on n'a même plus le droit de jouer..." (tout est là).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rqrx4p0ZlPI/AAAAAAAAAIg/x64k1pG7CXo/s1600-h/lightbulb%2520idea.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rqrx4p0ZlPI/AAAAAAAAAIg/x64k1pG7CXo/s320/lightbulb%2520idea.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092148284296369394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-5260440868837107813?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/5260440868837107813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=5260440868837107813' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5260440868837107813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5260440868837107813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/07/perles-scolaires-et-florilge.html' title='Perles scolaires et florilège d&apos;éveil mental'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqrxzZ0ZlOI/AAAAAAAAAIY/chu6lt1wwqk/s72-c/elvis_brain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9103501644722120971</id><published>2007-07-23T11:22:00.000-07:00</published><updated>2007-07-23T12:09:44.678-07:00</updated><title type='text'>Tronçonneuse médiévale/ Détour par Caracas</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqT7XJ0ZlMI/AAAAAAAAAII/_9SVpWj89bM/s1600-h/red5_revolution.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqT7XJ0ZlMI/AAAAAAAAAII/_9SVpWj89bM/s320/red5_revolution.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090469854026765506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Chose promie se devant d'être due, je pensais jusqu'à aujourd'hui reprendre le cours de mes divagations en traitant justement du troisième épisode d'&lt;em&gt;Evil&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Dead&lt;/em&gt;. Ceci étant dit, j'ai comme l'impression que mes amis sont tous juilletistes à en juger par le nombre percutant de commentaires ces jours-ci. Passons, on ne va pas tout remettre en question au nom de la génération des cablés du bulbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, juste une petite note sur &lt;em&gt;Army of Darkness &lt;/em&gt;(c'est le troisième), et après j'enchaîne sur mon bourre-pif du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'aime c'est l'audace, et la capacité des très doués de dire "ah non finalement ça marche pas alors faisons autre chose. Et si ça vous chatouille, grattez-vous donc jusqu'à faire jaillir le pus de votre rationnalisme".&lt;br /&gt;Si vous avez visionné la deuxième mouture, vous vous souvenez sans doute de la fin, confrontation subite de deux vortex temporaux (&lt;em&gt;les Visiteurs &lt;/em&gt;en très très mieux, je vous jure). Remplacez le quickening d'&lt;em&gt;Highlander&lt;/em&gt; par une tronçonneuse et vous commencerez à sentir de quoi que je cause. On se serait donc logiquement attendu à ce que l'ouverture du film reprenne cette image là. Faut croire que ça collait pas niveau scénar ou que, chose bien plus probable et respectable, la cage cérébrale de Raimi a pondu d'autres idées entre temps. Au résultat on est bien content. Je me suis posé deux trois questions pendant un temps et puis, devant la régalade qui s'offrait à moi, j'ai de nouveau embarqué dans cette gigantesque bafferie qui donnera bien des scrupules aux fans de &lt;em&gt;Voyage vers le Futur &lt;/em&gt;et autres &lt;em&gt;Princesse Cadavérique&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nan aujourd'hui, ce qui m'a botté le fion, c'est un documentaire de 2003 sur Chavez. &lt;em&gt;The Revolution won't be Televised&lt;/em&gt;. Le titre m'a forcément rappelé le titre musical du même nom (téléchargez les petits namis, c'est de Gill Scott Heron, de la bonne parole comme dirait les autres culculs la praline). Ca m'a juste coupé en deux. Je ne savais pas exactement me situer face au personnage, le film m'a donné de sérieuses réponses. Quand on voit le bordel que fût l'histoire de l'Amérique du sud, on en viendrait presque à regretter de n'avoir jamais vécu coup d'état, rebellion sandiniste, zapatisme, et mariachis dynamiteurs de la pampa. L'objectif des réalisateur (Bartley et O'Briain, les irlandais sont toujour à l'affut des mauvais coups, en mêlée comme à Belfast d'ailleurs) n'était à première vue que de ne réaliser un portrait objectif de celui qui gratte l'entrejambe du pentagone depuis son élection à la fin du dernier millénaire. Et pis voilà, il se retrouve coincé dans le palais présidentiel alors qu'éclate justement une tentative de coup d'état. L'histoire se répétant, on se retrouve balargué (pour de vrai cette fois, pas comme dans un film avec Madonna) dans les manipulations crapuleuses de la CIA, ses snipers et ses chaînes cablées mitrailleuses populaires de bouffe surgelée d'idées tout aussi peu fraîches. Je me suis pris une chair de poule qui m'aurait largement valu un second rôle dans &lt;em&gt;Chicken Run &lt;/em&gt;(ou la mascotte de KFC, mais ça j'ai déjà donné...). On en a très peu, voire pas du tout entendu parlé à l'époque (2002), et aujourd'hui le silence radio continue quant aux réformes qu'on tente par là-bas. &lt;br /&gt;Et le Chili de Bachelet au fait, et Marcos, et Oaxaca? Ca doit vachement moins remué que la déconvenue des plagistes de Bretagne parceque moi j'en ai pas entendu parler depuis un bon bout...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqT68p0ZlLI/AAAAAAAAAIA/mO3Qn6BHyTQ/s1600-h/calendar.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqT68p0ZlLI/AAAAAAAAAIA/mO3Qn6BHyTQ/s320/calendar.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090469398760232114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9103501644722120971?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9103501644722120971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9103501644722120971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9103501644722120971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9103501644722120971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/07/trononneuse-mdivale-dtour-par-caracas.html' title='Tronçonneuse médiévale/ Détour par Caracas'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RqT7XJ0ZlMI/AAAAAAAAAII/_9SVpWj89bM/s72-c/red5_revolution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-177561431298201073</id><published>2007-07-11T07:30:00.000-07:00</published><updated>2007-07-11T07:55:04.101-07:00</updated><title type='text'>Dead by Dawn, et on en redemande en plus</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RpTu0SkbFXI/AAAAAAAAAHw/-aDXIy2OdYI/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RpTu0SkbFXI/AAAAAAAAAHw/-aDXIy2OdYI/s320/untitled.bmp" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5085952461313348978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon sang de bonsoir, ça tient vraiment du génie. Le deuxième &lt;em&gt;Evil Dead&lt;/em&gt; me laisse une impression encore plus frappante que le premier opus. Et paraît-il en plus que la dernière mouture est encore mieux. Régalade en perspective.&lt;br /&gt;J'ai cru un moment au début du film qu'on se foutait encore de ma gueule. En moins de dix minutes, les gentils protagonistes arrivent sur les lieux bien connus (là où les premièrs boucheries prirent place), font la découverte de choses maudites et toutes vilaines qui sentent fort du nez et de la crypte. En deux coups de couillères à pot, la gentille blonde se fait zigouiller et la baraque se fait harceler par les grosses bébêtes.&lt;br /&gt;Dix minutes pas plus. A ce moment là je me suis dit "Merde, ça va être long". Que nenni. La partition de notre super anti-héros suffirait à elle seule à justifier de l'heure qui va suivre, mais ce serait sans compter sans une mise en scène ahurissante dont certains cinéastes à la mange-moi la pellicule feraient bien de s'inspirer. J'ai vu Lelouch en ville hier, ma colère vient peut être de là...&lt;br /&gt;J'en dirais pas franchement plus. Je crois qu'il est nécessaire de se taper le premier opus avant de se plonger dans celui-ci. On perdrait un grand nombre de références sinon. Et puis c'est comme si on faisait partie des lieux au bout d'un moment. Eh oui, nous on le sait où elle est rangée la tronçonneuse. &lt;br /&gt;Y a bien certains abrutis qui crieront au "N'importe quoi, c'est gore et c'est débile!". Que je n'entende personne de cette trempe là dans mes environs où je vais m'inspirer de certains petit détail pour leur faire la démonstration de la supériorité du visuel sur la soit-disante expressivité. Parfois, rien ne vaut un bon bol d'hémoglobine, et certainement pas des dialogues parigo-chics qui se pincent la tétine (celle là, elle est pour toi l'ami Lelouch).&lt;br /&gt;Extasions-nous donc devant la reprise du coup de l'ampoule et apprécions à sa juste valeur la copie de &lt;em&gt;A Farewell to Arms&lt;/em&gt; posée sur le carton où s'impatiente furieusement une main amputée et néanmoins revancharde.&lt;br /&gt;Très bientôt je me tape le 3. Si je me fais encore avoir comme ça, je pétitione pour l'entrée de Sam Raimi à l'Académie des Sciences ou au CNRS. C'est de l'art, mais aussi de la science à te dérider un Bogdanov.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-177561431298201073?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/177561431298201073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=177561431298201073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/177561431298201073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/177561431298201073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/07/dead-by-dawn.html' title='Dead by Dawn, et on en redemande en plus'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RpTu0SkbFXI/AAAAAAAAAHw/-aDXIy2OdYI/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-6482834238899533532</id><published>2007-07-01T16:40:00.000-07:00</published><updated>2007-07-01T17:09:01.046-07:00</updated><title type='text'>Even Cowgirls Get the Blues</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RohCFikbFWI/AAAAAAAAAHo/JZu6GVe8lRg/s1600-h/cowblues.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RohCFikbFWI/AAAAAAAAAHo/JZu6GVe8lRg/s320/cowblues.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082384842433959266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tom Robbins les namis. J'ai mis du temps à me laisser dans cet auteur là, pourtant ça faisait un moment qu'on me le conseillait. Il m'aura fallu être en galère du côté du Pacifique pour qu'on se rencontre finalement lui et moi. &lt;em&gt;Even Cowgirls Get the &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Blues&lt;/em&gt;. J'avais plus rien à lire, une bouquinerie universitaire faisait ses soldes sur le trottoir. Je l'ai regardé, il m'a regardé, on s'est compris. Chabadabada...&lt;br /&gt;Plutôt que de vous faire un topo sur l'engin, je glisse ici quelques unes des citations qui m'auront amusé ou inspiré (n'ayons pas peur des mots).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"South Richmond was a neighborhood of mouse holes, lace curtains, Sears catalogs, measles epidemics, baloney sandwiches- and men who knew more about the carburetor than they knew about the clitoris."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The Countess had a smile like the first scratch on a new car. It was immanently regrettable. It was a spoiler. It was a stinging little reminder of the inevitability of deterioration."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"You know, podner, you can tune a guitar but you can't tuna fish."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The trouble with seagulls is that they don't know whether they are cats or dogs. Their cry is exactly midway between a bark and a meow."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Politics is for people who have a passion for changing life but lack a passion for living it."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"As the author sees it, the Earth is God's pinball machine and each quake, tidal wave, flash flood and volcanic eruption is the result of a TILT that occurs when God, cheating, tries to win free games."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"That night, Sissy and Jelly lay under the same stars, under the same clouds, under the same blankets, under the same spell. Like political candidates, they frequently switched positions. In the campaignof 69, the polls didn't close until dawn."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"We all have the same enemy. The enemy is the tyranny of the dull mind."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les nords-américains le connaissent bien, en revanche aucun européen ne m'en a jamais parlé. Y a encore une semaine, ce gars m'était complètement inconnu. Aujourd'hui il fait partie de la famille. Il sait se tenir à table alors gardez lui une assiette s'il passe du côté de chez vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-6482834238899533532?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/6482834238899533532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=6482834238899533532' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6482834238899533532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6482834238899533532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/07/even-cowgirls-get-blues.html' title='Even Cowgirls Get the Blues'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RohCFikbFWI/AAAAAAAAAHo/JZu6GVe8lRg/s72-c/cowblues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9062033375220775345</id><published>2007-06-30T18:48:00.000-07:00</published><updated>2007-06-30T19:38:19.893-07:00</updated><title type='text'>Retour à Montréal... et Charlebois chante encore</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RocS5ykbFVI/AAAAAAAAAHg/Rkr8EcCNsck/s1600-h/fin-medaillon.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RocS5ykbFVI/AAAAAAAAAHg/Rkr8EcCNsck/s320/fin-medaillon.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082051488547280210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Traversant à toute allure les quelques 2500 kilometres qui le separent encore de la maison mère, Tatache fait fumer le train et ses rails. Clush et Drumsfeld anéantis, plus aucune raison de s'attarder en terre pas conquise. De toute façon les grandes plaines y a rien à y voir. Le Nebraska et l'Iowa c'est comme se retrouver dans ces rêves où l'on coure pour échapper au gros monstre gluant de derrière. Mis à part que là vous n'êtes pas dans un cimetière mais dans un champ de maïs. Un champ de maïs de 1000 kilomètres de long.&lt;br /&gt;Pas d'embrouilles à la frontière. L'avantage qu'ont les douaniers canadiens sur les américains, c'est que leur pays ne se retrouve pas en guerre tous les trois ans contre un quelconque pays lointain où les gens bouffent sagement du riz, des épices, des pousses de bambou (ça c'est pour les années 70) et des petits gateaux au miel. Pour on ne sait quelles raisons obscures, l'empire américain semble avoir quelques rancoeurs indéssoudables contre ces régimes (alimentaires pas politiques, vous suivez j'espère). Le laxisme (gentillesse diront certains) des officiers laisse Eustache pantois. Son nom devrait pourtant leur évoquer quelquechose et ragaillardir leurs instincts enfouis de chasseur. Mais non, rien. Tatache passe la frontière. Dépecer le président en place publique ne semble plus être un crime passible de poursuite judiciaire. Bon à savoir, il lui reste encore un zigoto couronné à déssouder. Zarkoby, grand petit vizir Golien, héritier direct du Maréchal Pimpon et du Général Degauche.&lt;br /&gt;Il fait encore nuit quand il atteint enfin sa chaumière. La ville dort encore, Tatache a le dos qui couine et les genoux en trombone à coulisse. Dormir dans les gares, les wagons frigos ou sur les strapontins des bus ça va un moment. &lt;br /&gt;Tiens, du courrier. Faut croire que ses collocs sont aussi partis en vacances, la lettre est encore glissée sous l'encadrement de la porte. Tatache ouvre la porte, pose son barda, craque un os ou deux puis il ramasse l'enveloppe. D'un coup de dent, il déchire efficacement le papier. Ses yeux se posent sur un drapeau tricolore et une espèce de grognasse qui donne visiblement à becqueter quelques croutons de pain à des moineaux dispersés ça et là dans un champ de patate.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;" Monsieur Pinkwood&lt;br /&gt;Bien content de vous savoir rentré. J'ai appris vos exploits. Par souci de sécurité (et aussi parce que je veux avoir la primeur de vous faire sauter le citron, la mort du président Clush reste secret d'Etat. Les agents Watergate et Dreyfus s'occupent de la confidentialité de cette manoeuvre, le peuple américain peut dormir sur ses 53 étoiles*.&lt;br /&gt;On ne vous oublie pas ici pour autant comme vous pouvez le voir. Vous avez tué mon frère de sang, mais j'ai eu le temps de prendre connaissance de l'existence de votre race perfide de saurien répugnants. Sachez que mes services s'acharnent à poursuivre la tâche sacrée que s'était fixé mon bien-aimé Clush.&lt;br /&gt;Je saurai rester sport néanmoins(oui, je pratique assidument mon yogging matinal avec mes ministres lèche-bottes, c'est ça la realpolitik de droite mon pote). Si vous voulez me faire la peau mon cher, va falloir venir me chercher. Vous connaissez l'adresse. Allez viens te battre spèce d'enflure!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Président Zarkoby, Sauveur, Roi et Copulateur des Astres (Phd en Raélisme)"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Dans l'enveloppe un billet cartonné. Montréal-Lyon, dans trois jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Le premier (ou première, on peut toujous rêver) à me dire pouquoi 53 gagnera ma gratitude et mon admiration. Fallait en effet lire le reste de ces pitoyables aventures pour le savoir. Je dis pas où, savez qu'à chercher. On va voir le nombre de commentaires après ça, c'est là qu'on va voir les amis...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9062033375220775345?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9062033375220775345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9062033375220775345' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9062033375220775345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9062033375220775345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/retour-montral-et-charlebois-chante.html' title='Retour à Montréal... et Charlebois chante encore'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RocS5ykbFVI/AAAAAAAAAHg/Rkr8EcCNsck/s72-c/fin-medaillon.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-8693977571390302719</id><published>2007-06-25T15:34:00.000-07:00</published><updated>2007-06-25T16:15:18.541-07:00</updated><title type='text'>Du Tatache en condense</title><content type='html'>Effectivement ca va etre du concentre parce que la tout de suite les gars, j'ai 45 minutes avant de me faire botter le derriere par la securite de la bibliotheque de Chicago. Et comment vous dire, le garde c'est un peu un mix entre Al Capone et Tyson...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;San Francisco:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres la vie frenetique des stars hollywoodiennes, Tatache part quelques jours du cote ou tout a commence pour les hippies (et ou tout a rapidement fini aussi, faut bien le dire). Son pote Morgan l'attend pour lui faire decouvrir les pentes impitoyables des rues de la ville. S'en suivent donc d'amusantes virees a la Bullit (les pneus s'en souviennent encore, on ne peut malheureusement pas en dire autant de cette petite vieille qui elle n'a pas eu le temps de souffir. On l'espere...).&lt;br /&gt;En ce weekend bien festif, d'etranges rebus des seventies ont organise sur Washington Square une drole de petite sauterie ou la biere bon marche s'accordent a l'unisson avec un cover band des Rolling Stones. Tatache reste pantois devant la gestuelle et les mimiques de ce faux Mick Jagger, ainsi que devant l'attitude pour le moins etrange de leur voisin de gazon. Dans un etat d'ebriete annonce, ce dernier se livre a quelques amusantes demonstrations d'aerobic devnt une foule medusee avant de ranger sa biere dans son sac de couchage. Quand je dis "sa biere", je parle du liquide, uniquement du liquide (le contenant ayant probabalement atteri sur la gueule d'un autre festoyeur).&lt;br /&gt;Bon, et Clush dans tout ca hein? Eh bien voila. Eustache sait que la ville abrite un librairie sans egale, un refuge pour les auteurs censures d'un autre temps (oui, la censure intellectuelle a disparu, on s'entend tous sur ce point la j'espere). Il sait de source sure qu'il y exite un manuel de dissecation artisanale a l'usage et a l'adresse des cons. Cet obscur manuel intitule sagement Dummi&lt;em&gt;"Human Vivisection &lt;em&gt;for the &lt;/em&gt;es"&lt;/em&gt; doit etre quelque part dans les rayonnages. Pour faire bref, sachez juste que le livre atterit dans ses mains expertes apres que Morgan ait fait une habile pression morale (et strangulatoire) sur la pas avenante du tout "Beat librairian"...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Denver:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'etait annonce dans les medias, Clush fait du ski dans les Rocheuses (en plein mois de Mai c'est possible, suffit d'avoir des connections). Tatache decouvre une ville toute neuve ou le soleil tape bien fort, et la biere un peu moins mais bon...&lt;br /&gt;Habilement camoufle en tibetain, il trouve refuge dans un ashram ou seuls les camions volzvoguenes sont autorises, et prepare ainsi son plan final. Simple comme une operation ninja commandee par Jean-Claude Van Damme, elle consiste a trouver le president et a lui faire sauter le caisson.&lt;br /&gt;Diable! Compulsant le journal du jour (le &lt;em&gt;Denver Insipidious Chronicles&lt;/em&gt;), Eustache apprend que Kimael Boore fera une apparition au capitole le lendemain. Oui oui Boore en personne, l'illustre cineaste auteur entre autre de &lt;em&gt;Curling for &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Carabine&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Celsius euh...154 si je fais bien la conversion&lt;/em&gt;). Si Boore vient en ville, il y a fort a parier que Clush fera une descente depuis les Rocheuses avec une escouade du KKK pour tenter de rafraichir les idees de cet agitateur notoire.&lt;br /&gt;Ca manque pas. Boore delivre son speech sur le systeme medical ricain et comment les francais s'en sortent bien mieux (Tatache se gausse alors), quand tout a coup surgit dans un tonnerre de poussiere le vehicule particuler du president, la Jeep M/Ucker. Clush en sort une M16 dans les bras, pret a dessouder tout ce ramassis de gauchos et de "y a toujours quelque chose qui me derange).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;" Non Clush, faudra d'abord me passer sur le corps!", &lt;/em&gt;s'interpose un Tatache plein de mauvaise litterature.&lt;br /&gt;Avant que Clush n'ait le temps de reagir, Eustache se met a reciter une formule qu'il prit le temps cette fois ci d'apprendre par coeur.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;" Skouik zip scalpel please Chflouf Shoggoth Diner"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Instantanement, la peau du president se dechire de bas en haut et, sous l'effet bienveillant de la gravite et d'un soleil estival, se separe de son proprietaire et glisse jusqu'au sol, faisant ainsi le regal des moineaux et de vertebres a quatre pattes.&lt;br /&gt;La foule enthousiaste porte Tatache en triomphe et le couvre d'eloges. Kimael Boore, redevable et admiratif, lui propose un lift en helico jusqu'a Montreal. Tatache ne peut refuser l'offre, il est bien temps de retourner au bercail.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-8693977571390302719?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/8693977571390302719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=8693977571390302719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8693977571390302719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8693977571390302719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/du-tatache-en-condense.html' title='Du Tatache en condense'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-52888003415073868</id><published>2007-06-18T21:10:00.000-07:00</published><updated>2007-06-19T19:25:31.853-07:00</updated><title type='text'>Californie, burritos, sauce tem-peh (et quatre litres de vin rouge, quatre...)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RniNcyDWlxI/AAAAAAAAAHY/xd47UceoJDw/s1600-h/039_42498~Chips-Posters.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RniNcyDWlxI/AAAAAAAAAHY/xd47UceoJDw/s320/039_42498~Chips-Posters.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077964105471923986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Oui bon, desole ca a pris du temps mais comment vous dire... Le Texas et la Californie c'est pas la porte a cote. 42 heures de train, ca explique un peu cela. Tatache n'est pas mort, il se remet doucement de l'Arizona et du Nouveau Mexique. Le Texas est loin desormais (comment ca tant mieux...?). Allez, on y retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tatache n'est pas un complet bouseux, mais il convient de rappeler toutefois qu'il passa le plus clair de son temps de sa prime jeunesse dans de tres modestes petites villes ou le crime, le bruit et la fureur etaient choses rares. Son quotidien fut davantage rythme par le championnat local de foutchebol ou par le defile annuel des majorettes masculines (son popa n'etant autre que la chef de troupe, ceci pouvant peut etre expliquer les tendances autistes d'Eustache, et sa desillusion precoce quant a la soit-disante sagesse du monde des adultes) que par l'agitation du monde urbain.&lt;br /&gt;En fin d'apres-midi, Tatache debarque donc a Los Angeles, petite cite de 17 millions de tares du cortex. La gare est situee en plein quartier mexicain, mais a quelques brasses de la se trouvent le japonais, le coreen, le chinois et d'autres de ces ethnies qui s'expriment avec des dessins divers: petites maisons, vaguelettes, petits batons sous gros baton, etc...&lt;br /&gt;Tatache fait tout de meme quelques emplettes afin de faire tourner le business local et decouvrir de nouvelles saveurs. Son premier repas californien inclut donc petits biscuits sales avec des des bouts noirs non-identifies dedans, faux cookies (du sel aussi, damn it!), et pour couronner le tout, des mikados verts parfum chocolat-the vert-pousse de bambou. Deballant son frugal repas de son elegant sac plastique (qui raconte plein de choses interessantes comme carre, chapeau a l'envers, deux batons, point virgule), Tatache se met a l'oeuvre. Une patrouille de la police montee passe aux abords. Ils arborent le meme facies, la meme posture et la meme attitude que les heros costumes de la serie Chips (gloire a toi Ponch...). La patrouille l'observe meticuleusement, intriguee par la vision de ce voyageur apparemment ravi de bouffer n'importe quoi, puis poursuit sa route. Bon point pour Tatache, les echos de ses agissements texans ne sont pas encore parvenus aux oreilles de la milice locale.  Avec un peu de chance, Clush et ses sbires le cherchent peut etre encore du cote de Houston. Il a semble-t-il un coup d'avance, il s'agit maintenant de jouer judicieusement. Oui mais voila, il n'a rien de prevu dans ce bled. Autant en profiter pour parfaire son teint mat, il filera a la plage aux petites heures.&lt;br /&gt;Etonnant, on entend souvent dire que les etatsuniens travaillent d'arrache-pieds, qu'ils pretent une allegeance sans faille a l'entreprise, que c'est ainsi que cette civilisation a aujourd'hui le droit d'emmerder le reste du monde sans avoir a s'en excuser (ni meme a penser a le faire, c'est dire). Hors, comment expliquer qu'en ce jeudi matin, de nombreux citoyens paressent et se dorent sur la plage? Tatache s'insurge, ne devrait-il pas plutot se rendre au bureau et servir les interets du pays plutot que de se faire frire la pillule, a promener chienchien, a rouler bicycles et chaussures a petits pignons? &lt;br /&gt;Il ne passe que peu de temps dans ses pensees furieuses. Au large, un jaune esquif motorise s'approche de la plage a grande vitesse. Droit vers Tatache. Aucun doute, c'est pour lui. Le bateau se rapproche, les silhouettes a bord se font plus nettes. Une grande blonde en maillot rouge avec une bouee en forme de bretzel, un homme en costume blanc. Pas d'idee pour la blonde, en revanche pour le costume blanc, c'est clair comme de l'eau de roche. Drumsfled, encore lui. Le bateau atteint la plage et s'enfonce violemment dans le sable. Drumsfled debarque.&lt;br /&gt;" Pinkwood! Je savais bien qu'on se retrouverait, face de saurien"&lt;br /&gt;" Tu commences vraiment a m'emmerder Drumsfeld. Maintenant ca va chier"&lt;br /&gt;" Dis donc, ca te reussis pas question langage la cote ouest mon pote"&lt;br /&gt;Se rappelant le livre d'arcanes (celui que Blake avait recupere dans son frigo), Eustache extrait le dit codex de sa poche. Compulsant brievement la table des matieres, il hesite quelques instants entre la malediction du serpent fantomette, une poussee d'ecailles genitales ou langue fourchue des grandes occasions. Finalement, il opte pour la ratatouille du cobra maudit. &lt;br /&gt;Drumsfeld sort sa petoire et fait quelques pas en direction deTatache, l'air menacant et survolte de ceux qui ont un pistolet charge (la premiere categorie). Eustache ne rejoindra pas aujourd'hui ceux qui creusent (la seconde categorie*), il se lance dans son incantation.&lt;br /&gt;" Zigourath Abenakis Sssss Ratatsouille Sssss Tirlipimpon !!!", clame-t-il alors.&lt;br /&gt;Le doigt de Drumsfeld commence sa pression sur la gachette. Pas de bol pour lui, c'est a cet instant qu'une autre pression de fait sentir sur ses chevilles. Sur plusieurs metres carres, la plage n'est qu'une foret grouillantes de couleuvres et de viperes. Enfonce dans ce bourbier, Drumsfeld est incapable de bouger. Rapidement, les reptiles s'amassent autour de lui, grimpent et entament leur brunch. Morsures apres morsures, le corps de l'agent gouvernemental se transforme bientot en outre sanguinolente. Un bout de peau par ci par la, il n'est plus qu'un support pedagogique dans une classe de bio ("alors la les enfants, on voit tres bien le biceps que soutiennent tres judicieusement les tendons rachidiens". Ah merde, les tendons viennent aussi de partir). Quand ses cris cessent, Tatache ne discerne plus qu'un bonhomme tout rouge dans un costume jadis blanc, desormais rubis. Drumsfeld s'effondre dans la mare de reptiles puis disparait, englouti et perce comme un Lou Reed de la grande epoque.&lt;br /&gt;La grosse blonde de l'esquif reste petrifiee.&lt;br /&gt;" A nous deux ma poulette", grimace Tatache.&lt;br /&gt;" Vous ne pouvez pas me tuer, je suis Pamris Anderton. Je suis une star planetaire et le monde entier m'admire. Laissez moi partir et je vous fais construire un hotel sur la rue de la Paix", tente vainement la potiche.&lt;br /&gt;Un gros bouillon se forme derriere le bateau. Un leviathan formidable surgit brutalement, monte vers le ciel et redescend en plongee. D'un coup de machoire, il engloutit canot et canotiere. Il ne reste alors a la surface que quelques debris de bois, la bouee bretzel et le maillot de bain rouge (les leviathans ayant un gout bien particulier, l'interieur du maillot de la blonde a on ne sait comment trouve grace a ses papilles).&lt;br /&gt;Apres ce bon debaras, Tatache se dit qu'il a bien merite une bonne petite binouze dans un speakeasy local. Depuis l'avenement du dernier gouverneur, l'alcool est en effet de nouveau interdit et la possession d'herbe passible de mort par fumigation. &lt;br /&gt;Les caves du bouiboui servent aussi de galerie d'art. Sur un des murs, Eustache reste admiratif d'une photographie mettant en scene une tres ancienne ruelle de San Juan.&lt;br /&gt;" C'est beau n'est-ce pas? C'est aussi mon tableau prefere ici". Une quadragenaire bon chic bon genre, un verre d'alcool frelate a la main, vient de s'adresser en ces termes a notre heros.Quelques phrases plus tard, elle lui conseille de se rendre absolument dans un celebre bar de Denver, puisqu'il faudra bien qu'il rentre un jour. Et a moins de vouloir prendre le maximum de risques en repassant par le Sud, il lui faudra prendre une autre route, plus au nord cette fois-ci.&lt;br /&gt;" C'est le fameux bar ou se rendait John Karak, l'illustre auteur de la bath generation", lui dit-elle.&lt;br /&gt;" Ah oui je vois. C'est bien le grand blond avec la meche, cui qu'est mort dans son bain, non?", retorque-t-il.&lt;br /&gt;La modame tourne les talons, grommelle un "j'ten...mmm... trais moi des co.... pareils".&lt;br /&gt;Bon, au moins il a un point de chute quand il en aura fini avec San Francisco. Ca prendra le temps que ca prendra, en attendant faut qu'il aille se cacher. Camouflage ideal pour l'occasion: Fender stratocaster, collier de pates et flowers in his hair. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* pour ceux qui possedent chez eux le petit dictionnaire ethico-philosophique de Clint Eastwood, pour les autres tant pis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-52888003415073868?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/52888003415073868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=52888003415073868' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/52888003415073868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/52888003415073868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/californie-burritos-sauce-tem-peh-et.html' title='Californie, burritos, sauce tem-peh (et quatre litres de vin rouge, quatre...)'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RniNcyDWlxI/AAAAAAAAAHY/xd47UceoJDw/s72-c/039_42498~Chips-Posters.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-4980515675211664982</id><published>2007-06-10T20:02:00.000-07:00</published><updated>2007-06-11T14:18:34.218-07:00</updated><title type='text'>Les cowboys devraient se cacher pour mourir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmzKniDWlwI/AAAAAAAAAHQ/Mynj1A4dZUA/s1600-h/bush-finger.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmzKniDWlwI/AAAAAAAAAHQ/Mynj1A4dZUA/s320/bush-finger.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074653660644284162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Tatache s'attendait veritablement a trouver Houston dans son etat habituel (du moins tel qu'on le lui avait decrit): de larges rues peu frequentees, des immeubles glaces, des voitures trop grosses pour des gens trop gros. Certes, tout ca y etait. Seulement voila, l'ami Eustache avait oublie de consulter son agenda et o hasard du calendrier!, son arrivee coincidait etrangement avec le carnaval annuel du president Clush. Depuis que ce dernier s'etait fait intronise chef d'Etat a vie, il jouissait d'un pouvoir illimite sur ses sujets et les 53 Etats. Oui 53, l'Arabie Saoudite et Israel les ayant rejoints pour d'evidentes raisons politico-financieres, le Quebec ayant lui aussi franchi le cap apres le referendum victorieux mene par les independantistes gaspesiens.&lt;br /&gt;Ce jour donc, le president et toute sa clique devait defiler en grande pompe dans les rues etouffantes de la capitale du petrole. Pour ceux qui pensait encore que Dallas menait la danse, desole de vous apprendre que J.R a vendu toutes ses stocks-options a Nikola Zarkobi. Les benefices de cette secession ont directement ete reverses dans la construction de la grande mediatheque de Guantanamo, le president francais a pour sa part rapidement delocalise les puits de petrole d'une ville a l'autre, en gage de son admiration sans bornes pour son suzerain d'outre-atlantique.&lt;br /&gt;L'occasion etait trop belle pour Tatache.14h, la foule s'entasse derriere d'imposantes barrieres que surveillent avec attention la milice rapprochee de l'Empereur. Gare au premier qui tenterait de les franchir. Les instructions du KKK sont bien claires (la Kompagnie Kachee de Karcherisation, unite de police d'elite americaine nees des succes probants des escouades francaises). Quiconque tente un mouvement mal intentionne se vera gratifier: d'une decharge de 16mm pour les hommes majeurs, de coups de crosses au ventre pour les femmes, de crachats et d'injures pour les representants du troisieme age, d'un suivi psychiatrique pousse pour tous les enfants de plus de 3 ans.&lt;br /&gt;Bien embusque derriere un couple de fervents texans (250 kilos a la pesee), Tatache empoigne sa poupee et attend le moment ou Clush passera devant lui. C'est alors qu'il le poinconnera sans vergogne, renvoyant ce sbire demoniaque dans les arcanes oubliees. 14h30, un Hummer conduit par Arnaud Klartzsfeldnegger s'engage dans Main Street. Imitant un celebre vehicule papal, la voiture du president revet la particularite d'etre surmontee d'un astucieux plexiglas laissant aux badauds la chance de voir de pres le visage du souverain eclaire.&lt;br /&gt;Plus que quelques secondes et il sera a sa hauteur. Tatache prend un clou bien rouille et vise la tete de la poupee. Trois, deux, un... maintenant!&lt;br /&gt;Le couple de texans sursaute. Ils se retournent alors. Derriere eux, un gars vient de se planter un clou de dix centimetres dans la paume de la main et hurle a la mort. Le sang coule abondamment sur une etrange idole aux traits du president.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Hey mate, that would be a great thing for my boy. How much d'ya want?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le KKK aussi a entendu le cri de Tatache. Alertes, les agents ils se precipitent deja dans sa direction, pas question de laisser un malade perturber la grande foire.&lt;br /&gt;Tatache s'enfuit dans les souterrains tortueux de la ville, sa seule chance d'echapper a une escouade affamee et toujours partante pour une petite "ratonnade" (ce terme aussi fut leguee par les francais, juste apres la rehabilitation de Maurice Papon et Klaus Barbie par le president Zarkobi).&lt;br /&gt;Habitue aux catacombes montrealais, Tatache seme progressivement ses poursuivants. Debouchant quelques kilometres plus tard dans une zone bien plus calme, il se dit que son salut repose sur la rapidite avec laquelle il trouvera un abris.&lt;br /&gt;Et la miracle! Une petite bicoque se tient devant lui, et annonce clairement la couleur: Hostel for the Politicaly Impaired. Un barbecue fume joyeusement devant le porche, c'est l'anniversaire du patron et tout le monde s'en met dans la courge, et a grandes lampees meme. Des barbus, des gens en short, des chevelus, pas des gens bien frequentables se dit Eustache mais apres tout, ils ne penseront pas a venir le chercher ici. Il s'avance du comptoir ou regne sans concurrence la mere du patron, prend une chambre pour la nuit et commence a se detendre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Ca vous derangerait de faire monter mon sac dans ma piaule?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Tu t'es cru au Ritz mon grand?"&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;" Pas vraiment, mais j'ai un clou dans la main, ca pique un peu quand je serre..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Par chance, un ancien bourreau federal est de passage dans l'etablissement. Il lui retire l'intrus avec une pince monseigneur tout en lui tenant un joli laius sur la superiorite de la corde sur la chaise, de la chaise sur l'injection (une infamie selon lui, puisque ca ne fait presque pas souffrir).&lt;br /&gt;Au point ou il en est, Tatache se dit qu'il n'a plus beaucoup le choix. Son passage a Houston a ete un fiasco et il y a fort a parier que le KKK et le FBI (la Federation des Braconniers Idiots) soient a ses trousses. Il se rappelle alors qu'il a un pote du cote de San Francisco. Il partira donc demain, faisant au passage un petit arret du cote de la cite des Anges, lui qui a toujours voulu etre maitre nageur...&lt;br /&gt;Le poste de tele crache peniblement les nouvelles du jour. Le president Zarkobi a obtenu la super-majorite a l'Assemblee avec 102% des suffrages. Sa premiere nouvelle mesure sera de rendre visite a son ami Clush sur une plateforme petroliere rehabilitee en loft afin d'habiter selon lui sa prochaine fonction de Grand Zizi Intergalactique.&lt;br /&gt;De mieux en mieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-4980515675211664982?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/4980515675211664982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=4980515675211664982' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4980515675211664982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4980515675211664982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/tatache-sattendait-veritablement.html' title='Les cowboys devraient se cacher pour mourir'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmzKniDWlwI/AAAAAAAAAHQ/Mynj1A4dZUA/s72-c/bush-finger.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-6730217103242727874</id><published>2007-06-09T10:31:00.000-07:00</published><updated>2007-06-11T14:19:42.265-07:00</updated><title type='text'>Tatache: diversions et peregrinations</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmuPlyDWlrI/AAAAAAAAAGo/noAkAAAzjYg/s1600-h/Voodoo-Doll-6-3048.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmuPlyDWlrI/AAAAAAAAAGo/noAkAAAzjYg/s320/Voodoo-Doll-6-3048.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074307284416763570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voila un petit moment maintenant que Tatache n'a pas donne de nouvelles. Faut dire que les choses sont allees tres tres vite, un peu n'importe comment aussi. Resume donc des dernieres aventures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Atlanta:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il faisait bon retrouver le Sud. Tatache avait presque fini par oublier ce soleil moite et ces journees interminables. Il avait meme oublie qu'ici, on se dit bonjour dans la rue, meme quand on ne se connait pas. Les bonnes habitudes reviennent rapidement, son look de touriste canadien lui attire beaucoup de sympathie. On l'arrete dans la rue, on lui demande ce qu'il fout ici.Tatache est bien embete, il ne peut decemment pas avouer qu'il est actuellement en train d'essayer de sauver la race des hommes-lezards d'une quelconque machination, ca fait desordre...&lt;br /&gt;Rapidement, il se met en route pour le memorial du soi-disant assassine, Lex Luthor King. Eustache s'enfonce dans ces quartiers populaires ou le crime et la petite vie guettent a chaque coin de rue. Un sympathique habitant du quartier lui propose de l'accompagner. Adepte de la peau de saucisson sur les yeux, Tatache accepte (et le remercie en plus de ca). Ce qui devait arriver arriva, au bout de quelques minutes, il se retrouve devant une horde de bouchers au look quelque peu africain.&lt;br /&gt;Du fond de l'allee s'eleve une voix inquietante.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Toujours aussi naif Mr Pinkwood a ce que je vois"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Vision d'horreur. Devant lui se tient l'homme au costune blanc, celui la meme qui a dessoude ses anciens compagnons dans ce bouge infame du New Hampshire. Mais cette fois-ci, Tatache remarque quelque chose. Cet homme la, il le connait d'ailleurs. Ses traits lui sont familiers et pour cause, l'homme n'est autre que Ronald Drumsfeld, le conseiller en genociderie du president Clush! Seulement a l'epoque, il n'occupait pas encore le devant de la scene.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Vous me voulez quoi non mais?"&lt;/span&gt;, s'exclame Tatache.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" En finir une bonne fois pour toutes avec les degeneres reptiliens de votre espece. Le president a d'autres plans pour ce pays, votre regne s'acheve ici"&lt;/span&gt;, tonne Drumsfeld.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Compte dessus et bois de l'eau tocard"&lt;/span&gt;, claironne Eustache.&lt;br /&gt;A l'instant meme ou les deux protagonistes se preparent a une lutte sans merci, un Hummer de fabriquation artisanale s'engage dans l'allee. Une petite mexicaine du nom de Rachel (c'est ecrit son sur son t-shirt) en sort, armee jusqu'aux dents, un pistolet-mitrailleur en bandouillere, un coutelas dans une main, une machette dans l'autre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ok, les guignols, maintenant on a fini de rigoler. Vous avez pas plus de 20 secondes pour me degager l'horizon. Et le premier qui chie dans la colle, je lui colle trente pruneaux dans les genoux. Chiche?".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En un tournemain, les acolytes de Drumsfeld quittent le champ de bataille. Ce dernier n'en demande pas plus d'ailleurs. Rajustant son Stetson, il lance a notre heros.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"On se retrouvera Pinkwood, et cette fois je t'ecaillerai pour de bon"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"T'as pas un truc sur le feu dis moi? Ca sent le roussi je trouve"&lt;/span&gt;, fanfaronne Tatache.&lt;br /&gt;La portiere du Hummer s'ouvre lentement. Le pasteur Luthor King extraie peniblement son grand age et s'avance vers Eustache.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Bien joue cher fils de Yig. C'est pas encore aujourd'hui qu'ils nous auront ces abrutis de republicains. Ne perds pas de temps Eustache. Tiens."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le pasteur lui remet alors une petite carte bristol. Le Baron Samedi, Bourbon Street, New Orleans. Puis il enfouit dans sa main une petite amulette doree. D'un cote, une fleur de lys, de l'autre, le profil de Brandon Marlo, le celebre acteur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Ok, je fais quoi de tout ca moi maintenant?"&lt;/span&gt;, dit Tatache.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Sois pas con Eustache, c'est assez evident"&lt;/span&gt;, lui repond gracieusement Luthor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New Orleans:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traversant bayous et marais, Tatache parvient peniblement jusqu'en Louisiane. Moiteur et ambiance alcoolisee, les choses s'annoncent festives.&lt;br /&gt;Sans plus attendre, il se rend dans ce quartier dit du "Vieux Carre", et cherche alors Bourbon Street. Pas difficile a trouver, c'est la principale, c'est la que s'entassent a 6h du matin tous les debris de bouteilles et les papiers souilles.&lt;br /&gt;Un peu tot pour frapper chez les gens certes. Tatache s'en fout, il trouve bientot l'adresse et cogne a la porte. Quelques instants plus tard, un petit homme noir tout sec lui ouvre la porte.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" C'est quoi que tu veux grande saucisse?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" J'en sais trop rien, en tout cas j'ai un super chouette medaillon si c'est ce que tu veux savoir mon pote".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Montre toujours"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Qui me dit que t'es pas un mechant?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Bien vu. Suis moi andouille"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le petit homme introduit alors Tatache dans un grand salon richement meuble. Un long bar en acajou remplit le fond de la salle, de somptueuses tentures couvrent les fenetres, de majestueux chandeliers eclairent mysterieusement de profonds canapes bordeaux. Quelques vetements legers trainent a terre, l'air sent le souffre et l'ivresse.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Mais voyons donc, c'est quoi ce bordel?"&lt;/span&gt;, s'insurge Tatache.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Pas plus, pas moins"&lt;/span&gt;, lui repond le petit homme.&lt;br /&gt;Ce dernier disparait alors, laissant Eustache divaguer dans certaines directions que nous livrerons dans les bonus (sortie prevue fin juillet, avec moultes illustrations, interview des acteurs, et la making of des cascades).&lt;br /&gt;La lumiere s'eteint soudain et des echos de tamtams envahissent la piece. Une cohorte de gugusses endimanches et emplumes entrent alors en dansant. Tatache ne percoit pas clairement leurs propos, ils semblent effectuer une sorte d'incantation grotesque en l'honneur d'un certain tonton Makoute. Bref, quand s'acheve leurs guignoleries, Tatache prend conscience qu'un homme le regarde depuis le balcon. Bati dans le roc, il ne porte qu'un jean degueulasse et un marcel blanc souille par la graisse (de cheveux ou de moteur, allez savoir). Ce dernier le fixe puis s'ecrie soudain:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Stella!!! Steellaaa!!!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il lui lance alors une petite poupee a l'effigie du president Clush. Tatache se demande bien a quoi peuvent servir ces aiguilles plantees dans son torse. Bein oui, il sait pas tricoter Tatache.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Va le chercher, perce ses flancs quand il sera pres de toi. Clush et ses sbires seront alors aneantis. Nos cultes retrouveront calme et honneur. Maintenant file, j'ai du menage a faire. Sois sympa, sors les bouteilles de Jax Beer au recyclage."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Encore plus loin dans l'absurde, Tatche doit maintenant filer a Houston (il y est deja a l'heure ou ces lignes vous parviennent), dans la mega gueule du mega mechant loup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-6730217103242727874?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/6730217103242727874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=6730217103242727874' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6730217103242727874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6730217103242727874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/tatache-diversions-et-peregrinations.html' title='Tatache: diversions et peregrinations'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmuPlyDWlrI/AAAAAAAAAGo/noAkAAAzjYg/s72-c/Voodoo-Doll-6-3048.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2616937249638389341</id><published>2007-06-05T09:25:00.000-07:00</published><updated>2007-06-10T15:54:57.309-07:00</updated><title type='text'>V for Vivipare</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmyBJCDWlsI/AAAAAAAAAGw/PvFEQrnAPD4/s1600-h/lincoln_paper.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmyBJCDWlsI/AAAAAAAAAGw/PvFEQrnAPD4/s320/lincoln_paper.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074572872309446338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Errant donc dans les rues de Washington, Tatache se demandait bien quoi faire. C'etait bien beau d'avoir file a l'anglaise de Boston, mais quel interet d'etre dans la capitale de l'Empire imperialo-imperieux des imperialistes impressionants? Bon se dit-il, tant qu'a etre la, autant faire le touriste. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Le voila donc parti pour une journee de deambulations dans les rues de la dite Washington. Tatache a peu d'imagination, il s'engage donc dans le sentier archi-rabattu du Mall (la grosse pelouse avec les gros batiments, les statues et les japonais). Il est ma foi tres etonne de la proprete quasi-aseptisee des rues, litteralement, on peut bouffer par terre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;A sa grande joie, il tombe par hasard sur le musee d'art oriental. Tatache aime les gens aux yeux plisses, il les trouve rigolos avec cet air constamment par reveille. Oh les belles sculptures en bois de samourais du 15eme siecle! Oh les jolies estampes fleuries d'Okaido! Bref, Tatache s'enthousiasme d'emblee pour cette ville.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;S'en suivent d'autres musees charmants et foisonnants. Notre heros rend egalement hommage au Capitole et bien evidemment a la maison toute blanche (la ou reside actuellement le 26eme descendant de Palpatine, cousin germain de Casimir).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Continuant son bonhomme de chemin, Eustache arrive finalement devant ce large bassin menant d'un cote a un phallus geant pointu (ouch!) et de l'autre a une espece de temple greco-romain. Et c'est la qu'il s'en va Tatache, pousse par une quelconque inspiration imperieuse. Parvenu au bout du rectangle de flotte, il entreprend l'ascension des marches, et la, sa tete se met a resonner et a siffler, ses tympans semblent n'etre desorais qu'un courant d'air continu. Encore quelques pas et la, en haut des marches, se produit une revelation (oui, encore une les amis).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Devant lui, siegant dans une extreme majeste, se tient un Dieu, une icone terrifiante. Abraham Lincoln le toise ainsi et lui tire une langue fourchue. Tout devient clair dans sa tete. Abrem Linkum! Il est la devant lui, seigneur serpent des temps oublie. Depuis le debut donc, Tatache avait raison, certains dignitaires americains etaient bel et bien des entites oubliees, des rejetons de forces mystiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Abraham Lincoln, un autre fils de Yig, une peau verdatre sous un collier de barbe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;" Enfin te voila Eustache, tu auras pris ton temps mon frere",&lt;/em&gt; tonne la voix de Linkum.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;" Euh oui, s'cusez, y avait du trafic sur la 440 et en plus..."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;"Suffit. L'important est que tu sois la. L'avenement de notre regne est proche Eustache, et tu vas en etre partiellement responsable. Certains conspirateurs on depuis plusieurs annees tente de nous eliminer. Je fus la victime de leur malveillance, mais d'autres suivirent. Un siecle apres avoir tate du plomb, le petit irlandais aussi eut droit au meme traitement".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;" Quoi, lui aussi etait un fils de Yig?!"&lt;/em&gt;, s'etonne Tatache.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;" Bien sur, grand naif. Ne t'etonne pas du nombre affolant de disparitions douteuses dans ce pays. Et encore, on ne parle jamais de ceux qui comme toi, lutte dans l'ombre pour la reussite de notre cause", continue Linkum.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;em&gt;" Encore que moi si on regarde bien, j'ai jamais franchement demande a etre...",&lt;/em&gt; tente Eustache.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;" Tais toi. Nous avons neanmoins un avantage. Depuis 40 ans maintenant, ces traitres pensent avoir elimine un autre seigneur reptilien. En verite, il est toujours en vie. Et c'est lui que tu vas devoir rencontrer Eustache. Il t'attend a Atlanta, dans un temple dedie a sa memoire. Si seulement ces naifs pouvaient savoir".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;" Ah non, je retourne pas dans le sud moi, la derniere fois j'ai failli me faire becqueter par un aligator de 3 metres!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;" Tu iras, et pas plus tard que ce soir. Ton train pars dans 2 heures, quelqu'un s'est deja occupe de fair ton sac, tu le recupereras a la consigne de la gare".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;" Bonjour l'intimite, je commence a en avoir marre moi que n'importe qui fouille dans mes affaires...".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Ainsi s'acheve les aventures de Tatache a Washington. Il passera 14 heures dans le train a s'attendre au pire qui, de toute evidence, ne manquera pas d'arriver.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2616937249638389341?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2616937249638389341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2616937249638389341' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2616937249638389341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2616937249638389341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/v-for-vivipare.html' title='V for Vivipare'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmyBJCDWlsI/AAAAAAAAAGw/PvFEQrnAPD4/s72-c/lincoln_paper.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9021541798972036556</id><published>2007-06-03T14:25:00.000-07:00</published><updated>2007-06-03T14:26:29.177-07:00</updated><title type='text'>Racine cubique de Barbecue= Istanbul</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmMx-kTh6rI/AAAAAAAAAGQ/ANxs7X_Z_l4/s1600-h/narguile_welcome.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmMx-kTh6rI/AAAAAAAAAGQ/ANxs7X_Z_l4/s320/narguile_welcome.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071952556316551858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au fond de l'enveloppe, une carte. Une adresse: 222 Calumet Street. Plus trop de choix, Tatache se met en route. Il redecouvre ce metro miteux et trainard qu'il avait volontairement oublie, il reprend l'habitude d'aller plus vite a pinces qu'en bus.&lt;br /&gt;Il arrive au sommet de cette colline, refuge de classes populaires hispanophones. En ce dimanche, les morveux jouent au baseball et les parents font semblant de s'y interesser a grands renforts d'exclamations et de gesticulations grotesques.&lt;br /&gt;Tatache sonne. La porte s'ouvre rapidement et devoile un petit etre chauve et barbu, au visage plus que rond et tout autant jovial.&lt;br /&gt;" Entrez cher M. Pinkwood, je vous attendais"&lt;br /&gt;Eustache decouvre alors un large appartement dans la pure tradition bostonienne: ecran de television de 57 pouces, sofas a l'allure menacante et cadavres de bieres. Apres les echanges de politesse habituels, Tatache voulut en venir au fait, et au plus vite.&lt;br /&gt;" Bon alors flute, c'est quoi cette histoire? Et puis comment, et aussi pourquoi, vous etes rentre chez moi? Hein des fois, dites donc", dit-il avec l'energie des feroces.&lt;br /&gt;" Chaque chose en son temps mon cher. Des amis doivent nous rejoindre ce soir. Nous aurons le temps de deviser apres coup".&lt;br /&gt;Toute la dite soiree, Tatache fut fort etonne d'entendre autour de lui une foultitude de diatribes envers l'actuel gouvernement, et tout aussi perdu d'entendre converser sur des themes aussi divers que la physique quantique et les sequences parcellaires.&lt;br /&gt;La soiree avancant, l'ambiance vira a l'oriental. Les couleurs et les odeurs changerent etrangement et bientot, on se serait cru a la cour d'un grand sheik (les saveurs d'animaux morts en broche y etaient pour beaucoup).&lt;br /&gt;Epuise, Tatache s'endort comme une masse, divaguant sur de lointaines princesses d'Orient et d'appetissants petits moutons. Quelques heures plus tard, un voile lui effleure le visage. En ouvrant les yeux, il decouvre avec surprise (le mot est bien faible certes), un derviche tourneur en train de s'exercer.&lt;br /&gt;Tatache se releve et aussitot, l'artiste stoppe son manege et le toise avec insolence. Sortant un enorme coutelas de sous sa robe, il s'exclame alors: "Astaroth! Abrem Linkun, Abrem Linkun!"&lt;br /&gt;"Hein, quoi!?", lui repond Eustache.&lt;br /&gt;" Abrem Linkun, Abrem Linkun!!!". Le derviche se precipite alors sur lui. Malin comme pas deux, Tatache avait bien pense a laisser son calibre sous l'oreiller. Devancant l'action du fourbe, il lui envoie une bonne bastos de 38 entre les mirettes. Plus de doutes, il lui faut fuit en avant. Laissant la maison derriere lui, il saute dans le premier train, direction Washington (l'avenir prouvera que les actes manques existent aussi chez les super-heros binoclars).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9021541798972036556?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9021541798972036556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9021541798972036556' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9021541798972036556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9021541798972036556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/racine-cubique-de-barbecue-istanbul.html' title='Racine cubique de Barbecue= Istanbul'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RmMx-kTh6rI/AAAAAAAAAGQ/ANxs7X_Z_l4/s72-c/narguile_welcome.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-953108773254348103</id><published>2007-06-02T09:23:00.000-07:00</published><updated>2007-06-02T10:02:00.909-07:00</updated><title type='text'>Tatache: splendeur de la honte et epiphanie</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petite note avant qu' commence les petits namis: faire des accents sur un clavier quebecois c'est penible mais alors sur un clavier amerloque c'est pas possible. Alors voila, pas d'accent pour les semaines qui viennent (les pas contents s'adresseront a Bernard Pivot...). Allez, on s'y remet...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boston. La nuit passee dans le wagon de la compagnie de transport du Levrier avait laisse a Tatache un arriere gout dans la bouche, sorte de chewing-gum condamnee a hanter un ratelier. Bien fourbu, les membres gourds (oui, tous...) et les yeux qui piquent quand on leur accorde un degre d'ouverture superieur  a 20 degres, Tatache se demandait bien ce qu'il faisait dans sa ville natale.&lt;br /&gt;La douane. S'il ne fallait retenir qu'un motif a son expatriation, il choisirait definitivement ces tronches mal degrossies, affublees bien souvent d'une moustache typique " a la Pancho Villa" et d'une coiffe de premier communiant qui sniffe en cachette les culottes de sa grande soeur. Oui, Tatache les deteste les douaniers. Une heure du matin, tout le monde descend au poste frontiere. Vue l'heure avancee, faut pas trop brusquer la populace de la diligence. Vous imaginez la suite, deux trouffions en bleu marine vont se regaler a appliquer la bonne methode d'intimidation et d'interrogation, celle que Goebbels et Himmler trouverent un soir en regardant Greta Garbo et Jesse Owen a la Star Ac' de 1936.&lt;br /&gt;Et puis, oh pas de chance, Tatache n'a pas les bons papiers qu'il faut pour rentrer dans encombre sur le territoire des imperialistes en culottes courtes. Donc zou!, passage obligatoire  par une deuxieme salle de torture mentale ou un autiste tout aussi laid lui fait remplir sur l'honneur des declarations qui insulteraient meme l'intelligence d'un ministre UMP (non je n'ai pas fait de ratatouille d'enfants, non les machettes au Rwanda c'etait pas moi, etc etc...). Il les deteste, il les deteste, il les deteste (je l'ai dit trois fois donc logiquement, ils devraient tous exploser dans leurs tripes a l'instant meme).&lt;br /&gt;Difficile soiree donc, et encore vous ne savez pas tout. Avant de s'engager sur les routes ricaines, Eustache avait un ultime rendez vous avec son fidele compagnon Andy L. Robert. Bousifaille en tous genres et ce n'est qu'au moment de partir que notre heros s'appercoit que diable!, son exemplaire de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sakisakarot&lt;/span&gt;, recueil de poesie runique reptilienne, etait restee au frigo. Comment faire alors pour accomplir son voyage? L'issue semblait insondable.&lt;br /&gt;En arpentant ce matin les rues familieres du vieux Boston (prononcez Bosse-thon s'il vous plait), et n'ayant toujours pas de nouvelles du fameux Blake, qu'il se resolut a rendre une petite visite au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Boston Chronicles&lt;/span&gt;, feuille de chou a ras du caniveau qui avait accepte avec circonspection ses premieres chroniques qu'il etait le seul a qualifier de "politique". Deux ans durant, l'editorialiste avait supporte ses divagations sans queue ni tete sur un eventuel complot judeo-policier, jusqu'a ce qu'un beau matin la coupe fut pleine de moutarde au point de casser la cruche qui n'avait franchement pas besoin de ca. Cette fois non, on ne pouvait accepter dans les colonnes du journal sa theorie selon laquelle tous les presidents depuis Lincoln etait en fait les avatars de seigneurs serpents attendant dans l'ombre d'un bayou de Virginie le moment propice pour leur invasion. Avec force tambours et trompettes, Tatache fut vire a grands coups de pompes.&lt;br /&gt;Entrant donc dans les locaux du journal, quelle ne fut pas sa surprise de retrouver, fidele a son poste, Lilly Earp. En depit de ses 60 ans bien pousses, Lilly savait encore comment gerer d'une main de fer les affaires de son secretariat. Passees les formalites d'usage et l'evocation forcee des bons souvenirs,  la  bonne femme s'exclama:&lt;br /&gt;" Ah!, mais j'allais completement oublie". Elle sortit alors une large enveloppe marron et la tendit a Eustache.&lt;br /&gt;" T'as du courrier. C'est arrive ce matin."&lt;br /&gt;" Mais je bosse plus la, c'est quoi cette histoire?"&lt;br /&gt;" Je sais-tu moi?"&lt;br /&gt;Ouvrant le volumineux paquet, Tatache en sortit un epais volume noir, aux pages jaunies et odorantes.&lt;br /&gt;" C'est quoi alors, dis donc?"&lt;br /&gt;Petrifie, Eustache ne pouvait plus decoller son regard de la note qui accompagnait le dit volume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Monsieur Pinkwood&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Vous etes bien tete-en-l'air, ca ne vous ressemble pas. Vous avez oublie ca a cote du bac a legumes, je me suis dit que ca pouvait vous servir. La prochaine fois, faites une liste..."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Blake&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-953108773254348103?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/953108773254348103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=953108773254348103' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/953108773254348103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/953108773254348103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/06/tatache-splendeur-de-la-honte-et.html' title='Tatache: splendeur de la honte et epiphanie'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2908986534455391146</id><published>2007-05-30T19:51:00.001-07:00</published><updated>2007-05-31T15:22:37.160-07:00</updated><title type='text'>Prendre sa malle en patience</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rl4_00Th6qI/AAAAAAAAAGI/bTWHmrtc4lU/s1600-h/cthulhuforpresident.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070560407092062882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rl4_00Th6qI/AAAAAAAAAGI/bTWHmrtc4lU/s320/cthulhuforpresident.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Qui donc est Blake?"&lt;/em&gt;. Cette simple question suffit à remplir les journées déjà bien remplies de Tatache. Dans 48 heures il sera à Boston, et il ne sait toujours pas pourquoi. Une certaine peur a élu domicile dans ses tripes, torturant méthodiquement les contours de ses reins, titillant sa rate et grattant ses rétines. Tatache a les boules quoi. Il n'a aucune, mais alors aucune idée de ce que peut bien lui vouloir ce satané voisin américain (oui, les habitants du Sud sont désormais des cousins pour lui, il s'est en quelque sorte arrogé la citoyenneté canadienne, sans baiser les pieds de la reine ceci étant dit). Tatache sait parfaitement ce qu'il a à cacher et que retraverser la frontière est une prise de risque inconsidérée, le meilleur moyen de se rappeler aux bons souvenirs du BI (ce n'est que dans les années 40 que l'on a apposé un F au sigle), à la police bostonienne toujours friande de matraquage gratuit, et pire que tout, aux nombreux sectataires pullulant dans les bas-fonds de la ville.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"Ca sent le piège à trois bons miles"&lt;/em&gt;, se dit Tatache. Pas faux probablement mais en attendant, rester le derrière planté à Montréal est le meilleur moyen de se faire cueillir par une horde de chacals revanchards. Et si Eustache n'est guère vaillant quand vient l'heure de la castagne, il la sent venir d'assez loin pour savoir quand et comment foutre tout le merdier indispensable dans son baluchon. Par merdier indispensable, on entend bien sur l'arsenal classique de tout bon investigateur traqué (ceci est un axiome): papier, crayons, Minolta, de bonnes chaussures pour échapper aux Shogotths, diverses frusques permettant un rapide changement d'apparence. Ah oui forcément aussi, le bon calibre 38, le même qui lui avait sauvé la peau dans les marais de Virginie. Tatache se dit rapidement que l'équation calibre 38 + douaniers américains possède certaines inconnues quelque peu risquées mais après tout, avait-il vraiment le choix? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Deux jours et il déguerpit Eustache. Ca lui promet encore deux charmantes nuits d'angoisse et de monologues intérieurs.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"C'est qui ce Blake? Et il me veut quoi tabarnak!?".&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2908986534455391146?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2908986534455391146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2908986534455391146' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2908986534455391146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2908986534455391146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/prendre-sa-malle-en-patience.html' title='Prendre sa malle en patience'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rl4_00Th6qI/AAAAAAAAAGI/bTWHmrtc4lU/s72-c/cthulhuforpresident.gif' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7314309835492193082</id><published>2007-05-28T20:38:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:04:09.257-07:00</updated><title type='text'>Les loups sont à la porte</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rluoo0Th6nI/AAAAAAAAAFw/vyCi5cehbic/s1600-h/che-18-qqenveloppespostales1722a.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5069831224724417138" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rluoo0Th6nI/AAAAAAAAAFw/vyCi5cehbic/s320/che-18-qqenveloppespostales1722a.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Peu habitué à recevoir du courrier, Eustache fut bien surpris en rentrant d'une nouvelle journée de labeur, de trouver dans sa boîte une missive à son nom. Après s'être débarassé de ses diverses guêtres et autres pelures, il entreprit d'ouvrir l'enveloppe. Aucun signe n'indiquait son émetteur. La calligraphie, souple et élégante, semblait néanmoins révéler la plume d'un homme cultivé et entreprenant. La lettre avait été postée depuis Boston au tarif express, elle avait donc dû être émise aux environs du 20 mai. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Qui pouvait donc être cet homme? Eustache connaissait encore quelques individus dans la grande mégalopole du Massachussets, mais personne ne lui avait écrit depuis bien longtemps. Après la disparition de ses compagnons (qui restait un mystère pour la police locale), il avait pris soin de se faire oublier dans le grand nord. Une sourde inquiétude s'installa en lui: caché il ne l'était visiblement plus, et si par malheur l'envie de le retrouver venait à ces terribles adorateurs, il lui faudrait plier bagage au plus vite.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ouvrant l'enveloppe, il déplia une simple feuille d'un papier riche et épais. La même écriture s'étalait sur quelques lignes. De plus en plus inquiet, Eustache put lire:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Mr Pinkwood&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Mon nom ne vous dirait rien, pour cette seule raison donc je ne vous le dévoilerai pas. D'autres motifs pourraient m'inciter à conserver mon anonymat, mais par simple respect, je me présenterai à vous sous le nom de Blake. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Monsieur, je suis désormais en possession d'éléments vous compromettant dans d'obscures manigances. Vous vous pensiez à l'abri, vous ne l'êtes pas. Si direct que puisse vous paraître mon message, il cherche malgré tout à vous éviter de graves tracas, et très probablement une fin douloureuse. Sachez simplement que des intérêts personnels me poussent aujourd'hui à vous avertir du danger qui vous guette: les fils de Yig sont démasqués, vous êtes le prochain sur leur liste, ils sont en chemin. Je ne suis pas un philantrope, je cherche tout simplement à sortir mon épingle du jeu. Si ma richesse doit passer par votre protection, qu'il en soit ainsi. Je vous attends à Boston, dans 5 jours précisément. Prenez moi bien au sérieux. Si vous ne venez pas à moi, ils viendront à vous.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Bien cordialement&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Blake&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Eustache découvrit au fond de l'enveloppe un petit billet cartonné, qu'il reconnut rapidement comme étant un ticket d'une célèbre compagnie d'autocars publics. Il put y lire: Montréal- Boston, vendredi 1er Juin 1924, 23h15, Quai numéro 3.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La gorge nouée, il reposa la lettre et sentit sourdre en lui les échos de menaces enfouies depuis trop longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7314309835492193082?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7314309835492193082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7314309835492193082' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7314309835492193082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7314309835492193082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/les-loups-sont-la-porte.html' title='Les loups sont à la porte'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rluoo0Th6nI/AAAAAAAAAFw/vyCi5cehbic/s72-c/che-18-qqenveloppespostales1722a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-339276534294156523</id><published>2007-05-27T17:51:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:05:10.264-07:00</updated><title type='text'>Tu l'as vue ta face de macaque?</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlouMETh6mI/AAAAAAAAAFo/ZInXNBRYi2c/s1600-h/progress.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5069415115407878754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlouMETh6mI/AAAAAAAAAFo/ZInXNBRYi2c/s320/progress.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;De temps en temps, ça fait du bien de se faire traiter d'espèce dégenéré, de représentant boueux d'une civilisation perclue et condamnée à la déchéance (oui bon c'est vrai, on est déjà bien avancé sur ce point...).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;A Short History of Progress&lt;/em&gt;, c'est un tout chti bouquin qui se lit en deux coups de cuillères à pot. Le môssieur qui l'a écrit, un certain Ronald Wright, nous fait un petit topo de quelques sociétés perdues dont l'exemple ne peut que servir à éclairer le ciboulot d'esprits embrumés (ou complaisants, c'est au choix). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Cinq chapitres traitant dans l'ordre: de l'existentialisme, capacité humaine à la "reflection" (le terme anglais est plus adéquat, ça fait chier de le dire mais c'est comme ça), de l'aptitude à s'envisager en rapport à son monde, à son moi, à son futur (lire Sartre pour d'éventuelles précisions...). Ensuite, nos ancêtres les poilus, l'outil et la gentille rencontre entre Cro-Magnon et Néanderthal. On m'a toujours dit que ce dernier n'avait aucun rapport avec nous, il semblerait que ce ne soit pas évident (voir les frères Bogdanov pour illustration). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le chapitre sur les Sumériens et les habitants de l'île de Pâques est proprement fascinant. Je me suis souvent demandé pourquoi l'on surnommait jadis les terres d'Irak et d'Iran (c'est à dire bien avant la naissance d'Eddie Barclay) par le terme de croissant fertile. Bein quoi c'est vrai, si fertilité il y a là-bas, c'est de l'ordre des bastos et puits de pétrole, niveau baobabs et eucalyptus c'est limité non? J'y aurais appris comment, bien avant Monsanto et ses OGM, le genre humain a foutu en l'air le sol et ses réserves d'eau du fait d'une gestion agricole calamiteuse (José Bové si tu m'entends, bien le bonjour...).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pas mal de petites études complètent ainsi le tableau et affirment davantage l'idée que non, c'est pas parce qu'on est au top question sciences, qu'on l'est forcément question sagesse. On se dit que c'est officiel, on va droit dans le mur avec un sourire béat. A lire donc, surtout si votre colloc est un ricain pro-Bush... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-339276534294156523?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/339276534294156523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=339276534294156523' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/339276534294156523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/339276534294156523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/tu-las-vu-ta-face-de-macaque.html' title='Tu l&apos;as vue ta face de macaque?'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlouMETh6mI/AAAAAAAAAFo/ZInXNBRYi2c/s72-c/progress.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-4723306091680678979</id><published>2007-05-22T17:07:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:06:07.828-07:00</updated><title type='text'>David Vincent l'a vu</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlOTJkTh6lI/AAAAAAAAAFg/9PEegzN5cB0/s1600-h/sarkozyjamaispresidentmq1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067555798295636562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlOTJkTh6lI/AAAAAAAAAFg/9PEegzN5cB0/s320/sarkozyjamaispresidentmq1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Je me lève ici contre la désinformation, contre l'illusion entretenue par les divers organes de presse française. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Vous croyiez notre nouveau président à Malte, ou encore à Brégançon? Eh bien vous avez tout faux, on vous ment de la manière la plus grotesque et vous marchez dans le panneau. La vérité, c'est moi qui la détient. Afin de vous prouver que je n'ai pas définitivement sombré dans la mégalomanie, lisez plutôt ça, vous les cohortes d'incrédules, les légions bercées de sophisme et de propagande télévisuelle.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il est 6h15 vendredi dernier, je suis sur la route du travail (oui vous pouvez relire ça, je me lève tôt pour gagner tout pareil). J'arrive à mon point de chute, je m'apprête à quitter le bus quasi-désert, ce cher numéro 55 qui aura vu mon gros postérieur venir s'écraser sur ses sièges un bon paquet de fois. Station Place d'Armes, en plein quartier chinois, je suis prêt à éviter le retour intempestif des portes automatiques et de risquer une luxation à vouloir pousser celles du métro (que ceux qui connaissent l'architecte de ces panneaux en acier trempé le dénoncent sans amertume, il est responsable de l'écrabouillement d'environ 750 mémés par semaine).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'en suis donc là quand je m'aperçois que la route est barrée. Deux bagnoles de keufs barrent la route. A cette heure plutôt indue je me dis "Bon, il sont en train de chopper un herboriste vietnamien au saut du lit, c'est du déjà vu". Je pensais qu'enfin, on pourrait retourner bouffer au chinois sur Avignon en toute quiétude, sachant enfin sous les verrous le grand instigateur de la contamination mondiale par salmonélose à la pousse de bambou.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Eh bien que nenni. Au beau milieu de la route, qu'est-ce que je vois-ti pas? Hein? Un hélicoptère, parfaitement madame. Pas un piti coptère, un vrai coptère, avec le rotor et tout et tout. En occultant cette vision matutinale quelque peu surréaliste, je me suis vite aperçu qu'un détail frappait davantage ma sensibilité d'humble travailleur, humble travailleur qui au passage se fait emmerder plus pour gagner, je vous laisse conclure... exactement la même chose. Bien, passons.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un petit détail donc. Presque rien en fait, mais ça n'a pas échappé à mon gogo-gadget-aux jumelles. La queue de l'appareil était discrètement striée de trois lignes bleue, blanche et rouge. Conclusion immédiate et indéniable, j'avais devant moi un hélicoptère des forces armées françaises. Deuxième conclusion implacable: c'est l'hélico de Sarkozy.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Eh oui les gars, qui d'autre sinon lui? Qui d'autre prendrait le soin d'organiser cette chasse à l'homme (car il me cherchait, ça j'en suis sur), de casser les noix aux expatriés gauchistes tout en affirmant intrinsèquement son intention de rebâtir un empire colonial. La Nouvelle France, l'occasion est trop belle, y a qu'à changer deux trois choses dans les statuts de la province et hop!, on se récupère l'ancienne possession. "Le Québec, donne-le ou quitte-le", c'est rien qu'une prémisse avant la reconquête de Tizi-Ouzou, la ré-annexation de St Jean d'Acre et à terme, la rénovation du temple de Salomon par Martin Bouygues.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quand je pense que vous vous êtes tous fait avoir par la télé locale. C'est trop facile de vous avoir les gars. Un yacht en Méditerrannée, non mais vraiment, n'importe quoi...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-4723306091680678979?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/4723306091680678979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=4723306091680678979' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4723306091680678979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4723306091680678979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/david-vincent-la-vu.html' title='David Vincent l&apos;a vu'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RlOTJkTh6lI/AAAAAAAAAFg/9PEegzN5cB0/s72-c/sarkozyjamaispresidentmq1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9120536963881384719</id><published>2007-05-16T18:27:00.000-07:00</published><updated>2007-05-16T19:18:07.543-07:00</updated><title type='text'>La nuit, tous les chats sont cuits</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rku62kTh6iI/AAAAAAAAAFI/ryW6tqYvk1w/s1600-h/evil_dead_ver1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5065347652529547810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rku62kTh6iI/AAAAAAAAAFI/ryW6tqYvk1w/s320/evil_dead_ver1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jamais, au grand jamais je ne serais allé par moi-même voir &lt;em&gt;Evil Dead&lt;/em&gt;. Bein non, les décharges d'hémoglobines et les parades de zombies ne m'ont jamais trop éclaté. Oui mais voilà, Sam Raimi vient de nous pondre &lt;em&gt;Spiderman 3&lt;/em&gt;, un film très hollywoodien certes, mais seuls les dégénérés du citron et les bobos assermentés oseront critiquer l'évidente qualité visuelle de la chose. Ne parlons même pas de la dichotomie comic/comique ni des métaphores subtiles et du sous-texte, en un mot comme en cent, c'est une très bonne bête (l'article de Will dit sensiblement la même chose, avec en plus la fougue d'un vrai fan de catcheurs en tutus, alors allez-y donc).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, avant de se commettre avec &lt;em&gt;Spiderman&lt;/em&gt;, Sam Raimi s'est expérimenté dans le bon cinoche de genre qu'on déguste avec un pot géant de pop-corn, le bras enroulé autour de Sandy (la péroxydée de service, conciliante à qui sait s'y prendre) tel une pieuvre guettant le lièvre égaré dans la pampa un matin d'automne.&lt;br /&gt;Je m'attendais un peu à une énième version de cette même série B. C'est vrai que l'histoire ressemble à toutes celles qu'ont écrit des générations entières d'auteurs sans inspiration. Mais si vous savez bien, la bande de potes en weekend à la montagne dans un chalet isolé de tout. Vous devinez la suite, des gros méchants monstres enfouis dans d'obscures arcanes vont ramener leur trombine pour baffer les zigotos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les spécialistes en cinéma pour ados pourraient sans doute vous citer une centaine de scripts semblables, mais on s'en fout. L'intérêt n'est pas dans le texte ô vous les joyeux sceptiques. Donnez un kilo de pommes et du sucre à deux gugusses différents et allumez les fourneaux. Le premier vous sortira une tarte classique, sans teneur ni originalité quand le second mettra les conventions de côté pour s'amuser un bon coup et vous inventer une tarte tatin.&lt;br /&gt;Ici c'est tout pareil. Le pote Raimi sait ce qu'il fait et nous le fait savoir. On ne se contentera pas de dire "Bouh, qu'elle est vilaine la méchante bébête", on va aussi se marrer quand dans le feu de l'action, notre héros du jour nous fait partager sa lucidité avec un hilarant "Ah oui, surtout il ne faut pas que j'oublie les cartouches, je vais en avoir besoin des cartouches". Je ne vous parle même pas de sa crise existentielle, la tronçonneuse vrombissant devant le corps de sa gonzesse rongé par une poussée subite de "zombisme" ("Bon, comment ça se coupe cette volaille là?").&lt;br /&gt;D'autres scènes vont me rester, comme par exemple une bonne grosse décharge de mornifles à coups de poutre ou encore ces dernières scènes où le sang se mêle aux pellicules de film (faut voir pour comprendre, sinon faut que je vous fasse des phrases concises à la Proust), où il s'attribue la lumière et l'ampoule du plafonnier (ça tient du génie, vraiment).&lt;br /&gt;Quand certains font du bloubiboulga à la &lt;em&gt;Resident Evil&lt;/em&gt;, Sam Raimi te concocte la recette d'une soupe de qualité aux hématites stylisées, avec des petits bouts de fémur grignoté dedans.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9120536963881384719?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9120536963881384719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9120536963881384719' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9120536963881384719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9120536963881384719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/la-nuit-tous-les-chats-sont-cuits.html' title='La nuit, tous les chats sont cuits'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rku62kTh6iI/AAAAAAAAAFI/ryW6tqYvk1w/s72-c/evil_dead_ver1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-5024865938558267113</id><published>2007-05-13T17:59:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:08:59.886-07:00</updated><title type='text'>William Faulbrick?</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RkfCF49YqdI/AAAAAAAAAEw/ku4RvHnVjcs/s1600-h/2001dave.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5064229712446400978" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RkfCF49YqdI/AAAAAAAAAEw/ku4RvHnVjcs/s320/2001dave.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dave: "J'y comprends rien, je vais prendre les York Notes"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Je n'ai pas été très productif cette semaine, la faute en est à des horaires de boulot élastiques. Et puis je me fais vieux, j'ai le sommeil précoce en ce moment. Je donne pas cher de ma peau ce soir d'ailleurs. Là je rentre de la forêt, gros bol d'air frais, éradication du monde urbain et de la bagnole, danse avec les loups (cette dernière assertion n'est pas juste là pour amuser la galerie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup j'ai pas eu le temps de vous parler de mes dernières déficiences intellectuelles. Il m'aura fallu 7 ans je pense pour aller au bout de &lt;em&gt;Space Odyssey&lt;/em&gt; de papy Kubrick. La première tentative de visionnage m'avait laissé pantois, quelques années après j'ai retenté le coup. En même temps, il m'a bien fallu 10 ans pour finir &lt;em&gt;Usual Suspects&lt;/em&gt; alors... Dans cette même semaine passée, je me suis lu &lt;em&gt;The Sound and the Fury&lt;/em&gt; de Faulkner, et le mélange des deux fût un résultat détonnant. Je me suis vraiment pris pour le fameux Dave dans le film, cet astronaute impassible qui même confronté aux trous noirs et à l'asphyxie, ne se dégonfle pas pour autant et accepte avec bonhommie les aléas de sa vie d'homme sans "gravité". Vous vous souvenez de la fin du film? Pas mal l'effet d'optique multicolor, plutôt hallucinant même. Pour le coup là, la quatrième dimension on la prend en pleine face. Distorsion, fragmentation, c'est du fractal dans ta tête, une joyeuse partie de boggle.&lt;br /&gt;Eh bien c'est exactement ce bazar là dans mes neurones quand je me plonge dans notre ami le grand sudiste. Question multiplication des points de vue, enchevêtrement des personnages et des époques, c'est du bouquin qui demande une sacrée attention. J'étais prévenu, c'était pas ma première altercation avec Faulkner, mais quand même. J'en étais presque à mettre en question mes capacités neurologiques quand William (autre auteur du même nom, moins connu pour le moment, mais plus en vie, à ma grande satisfaction) m'a rassuré sur la complexité de cette prose. Si même les anglophones s'en sortent pas, y a de l'espoir. Dans trente ans peut-être j'aurai cerné la chose. Tiens, ça me fait penser que j'ai toujours &lt;em&gt;Ulysses&lt;/em&gt; qui m'attend au rayonnage "les auteurs irlandais se défendent bien entre un whiskey et une poussée en mêlée".&lt;br /&gt;Allez, je vais pas tarder à aller mettre la viande dans le torchon. Fais chier, le voisin a refoutu son gros beat qui tâche. Je devrais peut-être lui servir un bon Burroughs, ça le détendrait du cortex...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5064230721763715554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RkfDAo9YqeI/AAAAAAAAAE4/7G42xZS7FMU/s320/dawn.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tatache: " T'vas-tu la farmer ta yeule? J'essaye de lire Faulkner, hostie d'marde!"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-5024865938558267113?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/5024865938558267113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=5024865938558267113' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5024865938558267113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5024865938558267113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/william-faulbrick.html' title='William Faulbrick?'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RkfCF49YqdI/AAAAAAAAAEw/ku4RvHnVjcs/s72-c/2001dave.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7178011196031535774</id><published>2007-05-05T10:22:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:10:06.840-07:00</updated><title type='text'>Chronique d'un saccage annoncé (Partie 2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjzMtI9YqaI/AAAAAAAAAEY/Qfvnw4PEa2k/s1600-h/image5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5061145157128726946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjzMtI9YqaI/AAAAAAAAAEY/Qfvnw4PEa2k/s320/image5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est fait, je suis de retour. J'ai pris ce qui me restait de convictions et j'ai mis mon petit bulletin dans l'urne. Etrange tout de même, il y a deux semaines le bureau de vote était assailli par une foule d'électeurs. J'avais dû comme tout le monde patienter avant d'entrer, une gentille file s'allongeait sur un bon cent mètres. Et puis là aujourd'hui, je me serais crû aux portes ouvertes de la CGT. Pas un chat ou presque, en deux temps trois mouvements j'étais déjà ressorti.&lt;br /&gt;Et pourtant j'y suis allé pour ainsi dire à la même heure. Mais où étaient donc passées ces ribambelles de familles optimistes, ces petits vieux endimanchés (c'est pas une évidence, ici on vote le samedi), ces têtes blondes accompagnant fièrement pôpa et môman jusqu'à l'isoloir?Tiens, ça me rappelle qu'en 88, entrant dans l'isoloir aux côtés de ma mère, j'avais clamé bien fort en ressortant:" Elle a voté Mitterand!". Le regard de mon père m'a fait comprendre deux choses à ce moment là. La première: mon petit, la politique ça demande de la retenue, rien ne vaut une victoire dans la dignité (vu son comportement lors de la finale de 98, je remets en doute ce postulat). Et deuxièmement: continue comme ça mon gars, t'as un héritage de gaucho à perpétuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien peu de monde donc aujourd'hui. Et je ne vous parle pas des faciès bien entendu. Ceux qui comme moi sont venus la mort dans l'âme, savent qu'il ne leur reste plus qu'un bon vingt-quatre heures avant la dissidence. La dissidence étant un état d'esprit confortable pour le peuple français, je ne m'attend pas à voir grand chose que des bagnoles qui crament ou Jack Lang et Bénabar dans la rue. Le ministère de l'Intérieur a prévu des effectifs de ratonneurs conséquents pour demain soir, juste au cas où (Sarko a laissé les clefs de la maison à Barouin, sans oublier de lui refiler la méthodologie des chemises brunes).&lt;br /&gt;Ceux votant le dit Sarkozy étaient bien difficiles à reconnaître. Après tout, on sait très bien depuis 40 que collaborer au bien commun n'a rien de désobligeant et que l'on peut donc tout à fait s'affranchir de sa tâche l'âme en paix, avec les remerciements de la République. Résultat demain et je sais pas pourquoi cette élection, je commence à pas bien la sentir.&lt;br /&gt;Question chiffre, si on considère qu'environ 25 à 30 pour cents des électeurs vont s'abstenir pour le second tour, voilà ce qu'on devrait avoir:&lt;br /&gt;Sarkozy va passer avec 53% (ça n'engage que moi, je sais c'est énorme), soit près de 18 millions de gugusses. Il en reste un peu plus de 15 millions pour la cul benni. Donc presque 3 millions de différence sur le papier. Ca fait pas mal non? Si on garde ce ratio là et qu'on l'applique à notre voisinage pour y voir plus clair, ça pourrait donner ça:&lt;br /&gt;Dans un immeuble comprenant 15 personnes toutes majeures (donc votantes), 8 auront voté pour Naboléon. Première conséquence, on oublie le barbecue pour la fête des voisins. Deuxième conséquence, on se dit que ça s'est joué à un près et que décidemment les mathématiques sont impitoyables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nota Bene&lt;/em&gt; pour Pascalou:&lt;br /&gt;Non, je ne suis pas devenu un fervent défenseur de la sociale démocratie d'inspiration christiano-maçonnique. Je conchie le patriotisme sirupeux de Royal, ses appels au drapeau, à un patriotisme dégueulasse, à sa mythologie giscardienne. Est-elle un meilleur rempart démocratique que Sarkozy? Je ne le sais pas mais j'ose encore l'espérer. Tu me citais Thiers à juste titre dans un de tes derniers mails. Avec un effort commun et de la raison, on lui a rasé sa baraque à Thiers. Certes, pour quelques tuiles brisées, il en a aligné pas mal contre le mur. Non elle ne me plaît pas, ni politiquement, ni intellectuellement (et je garderai mes appréciations physiques pour nos retrouvailles autour d'une bière). Je pense que l'élection d'un Sarkozy enfoncera encore plus nos chers concitoyens dans la paresse et la certitude qu'ouvrir sa gueule c'est mauvais pour le marché. N'étant toujours pas encarté, j'ai choisi ce positionnement là qui je te le concède n'est guère vaillant et a de surcroît le malheur de cacher à quel point j'emmerde cette gauche de complaisance. On s'en reparle bientôt, en chair et en houblon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flavie, merci pour l'affiche.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7178011196031535774?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7178011196031535774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7178011196031535774' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7178011196031535774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7178011196031535774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/chronique-dun-saccage-annonc-partie-2.html' title='Chronique d&apos;un saccage annoncé (Partie 2)'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjzMtI9YqaI/AAAAAAAAAEY/Qfvnw4PEa2k/s72-c/image5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-3181624145413082077</id><published>2007-05-02T19:05:00.000-07:00</published><updated>2007-05-30T15:11:30.742-07:00</updated><title type='text'>Lunar Park</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjlPgI9YqZI/AAAAAAAAAEQ/YVTFo0QoAMo/s1600-h/0375412913_01_LZZZZZZZ.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5060163069906823570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjlPgI9YqZI/AAAAAAAAAEQ/YVTFo0QoAMo/s320/0375412913_01_LZZZZZZZ.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ouuaiiiis!!! Cri de jubilation, extase et ô délectable surprise. J'aime quand sans crier gare, un bouquin me pousse dans mes retranchements au fil des pages pour finalement m'achever et me laisser tout pantois.&lt;br /&gt;C'est ce qu'il vient de m'arriver avec &lt;em&gt;Lunar Park&lt;/em&gt; de Bret Easton Ellis. Je sais, j'ai un peu tendance à lire les mêmes gars en ce moment, mais que voulez-vous, les écrivains c'est comme les amis, on s'obstine sur les valeurs sûres dans les moments de "pas super éclate".&lt;br /&gt;Vraiment là le petit Bret, il m'a bien eu. A ma grande surprise (et aussi à une première déconvenue il faut bien le dire), je m'aperçois dès le début que le roman est un genre d'autobiographie, une sorte d'explication profonde sur les motifs de son oeuvre. Après avoir encaissé le mauvais coup (je sais, je suis dur avec les gens qui parlent d'eux-mêmes), je me dis qu'après-tout ça ne peut pas être complètement inintéressant d'apprendre l'historique de Patrick Bateman et consorts. Le premier chapitre m'accroche bien, j'y apprends la vie dissolue de l'auteur, quelques détails me faisant mieux comprendre le malaise de ses créations. Je suis trop naïf, je crois encore que l'esprit seul d'un être humain est capable d'imaginer les pires histoires, les situations les plus ignobles où se mêlent le sang et la bile. J'essaye de me l'avouer, certains gars puisent leurs ignominies littéraires dans leur propre caboche (Ferdinand Céline et Paul Morand, si vous m'entendez...).&lt;br /&gt;Je me suis rendu compte que l'existence de bourgeois misérable que décrivent ses bouquins ne sont en fait qu'une retranscription des ses vertes années, le regard féroce et désabusé qu'il porte sur son petit monde de "privilèges".&lt;br /&gt;Alors, quel intérêt me direz-vous, à quoi bon nous jeter dans une étude sociologique masturbatoire? Minute les gars, passez le premier chapitre, laissez-vous bouffer par la maîtrise de Môssieur Ellis. Ouais, respect. Progressivement, on fait connaissance avec son petit monde de Californien enfermé dans sa tour d'ivoire, engoncé dans une complaisance douloureuse qui le mine chaque jour un peu plus. Pfff vous vous dites là tout de suite, et vous avez tort.&lt;br /&gt;De la classe, du talent, du gros oeuvre minutieux. Sans trop en dire sur l'histoire, on comprend petit à petit que le roman cherche volontairement à nous perdre entre deux mondes. Tout n'y a pas existé, et connaissant l'énergumène qui nous l'a pondu, on ne peut jurer de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lunar Park&lt;/em&gt; m'a plus fait flipper &lt;em&gt;qu'American Psycho&lt;/em&gt;. Ici, on n'est pas au contact d'un gars qui très clairement n'a pas toute bienséance sur ses pulsions. On se met dans l'état d'esprit, on se brutalise un peu mais au final on s'en sort bien.&lt;br /&gt;Mais là, on s'assoit tellement confortablement dans le réel et l'attendu (on frôle l'ennui) que quand déboule le grand chambardement, on perd très vite pied. Question construction d'un malaise, Ellis n'a pas grand chose à envier à un Stephen King (les bonnes grosses ficelles de la maison trop grande et sans âme). Très rapidement, on ne fait plus très bien le tri (et on n'essaye même plus d'ailleurs) entre le vrai Ellis (l'auteur) et le Ellis fantasmé; le prof de fac marié à une star hollywoodienne, fictive elle aussi, père pas modèle un brin de gosses sous anti-dépresseurs (Victor le chien aussi prend du Valium). Alors quand surgit la crise, on ne sait plus très bien si l'auteur nous révèle d'anciens délires psychotiques ou si tout l'intérêt du roman est là, dans cette manipulation de très haute volée (je pèse mes mots les amis). Je me suis rendu compte finalement très tard que le piège s'était impitoyablement refermé sur moi. Concrètement, quand la scène de l'exorcisme est venue sur la table, je me suis demandé: "C'est vrai ça ou pas?". Hallucinant non? Et vous savez quoi, je me demande encore...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"Libère Bret. Recommence tout. Rajeunis. Replonge-toi dans le monde adolescent du tout ou rien, dans la peinture rupestre des corps dévorés par les flammes- les trucs qui avaient fait de toi un succès précoce".&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-3181624145413082077?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/3181624145413082077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=3181624145413082077' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/3181624145413082077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/3181624145413082077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/05/lunar-park.html' title='Lunar Park'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjlPgI9YqZI/AAAAAAAAAEQ/YVTFo0QoAMo/s72-c/0375412913_01_LZZZZZZZ.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-1545624213291243302</id><published>2007-04-29T18:33:00.000-07:00</published><updated>2007-04-29T19:17:25.185-07:00</updated><title type='text'>Léviathan</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjVRoI9YqYI/AAAAAAAAAEI/8kC7uliwC_A/s1600-h/bcl_auster_leviathan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5059039506462189954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjVRoI9YqYI/AAAAAAAAAEI/8kC7uliwC_A/s320/bcl_auster_leviathan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Allez, encore une couche de Paul Auster. Diable, j'ai vu ce matin même sa trombine dans le Journal de Montréal (quand on va bruncher, faut savoir se contenter d'une presse de caniveau). Il vient d'être décoré si je ne m'abuse Chevalier des Arts et des Lettres, il faisait face à l'objectif avec son sérieux habituel. Il a pris un coup de vieux quand même, pour le coup ses 60 ans il les fait vraiment. J'ai un peu l'impression de tomber sur la photo récente d'un vieil oncle que j'aurais perdu de vue pendant quelques temps. Merde, ça m'a fait quelque chose dis donc. Le jour où on distinguera Paul-Loup Sulitzer de la Légion d'Honneur, je vous mets mon slip en gage que l'émotion m'étreindra moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, reprenons. Cette fois-ci, &lt;em&gt;Léviathan&lt;/em&gt;. Rien à voir à première vue avec le traité de ce cher monsieur Hobbes, quoi que... Pas question ici de philosophie politique ni de doctes analyses de gouvernement. &lt;em&gt;Léviathan&lt;/em&gt;, monstre mythique et dévorant trouve son équivalent ici dans la personnalité explosive de Benjamin Sachs, l'ami de notre narrateur qui se fait sauter à la dynamite dès la première page.&lt;br /&gt;"L'Homme est un loup pour l'Homme" affirmait Hobbes. Je ne vous ferai pas le coup de la critique ni celle du "résumeur" cul-terreux. Si je laisse un petit espace pour ce bouquin, c'est pour dire merci à tonton Paul de me faire lire des choses qui étrangement trouvent souvent des résonnances directes avec ma petite vie d'apprenti cloporte. Je suis nombriliste ce soir et si ça vous plaît pas, z'avez qu'à tracer, la porte est ouverte. Bon pour conclure (j'en vois qui roupillent au fond), si vous faîtes partie de ceux qui s'étonnent toujours de voir débouler des virages inattendus, le bouquin devrait vous plaire. Les potes c'est vraiment pas du tout-cuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nota bene&lt;/em&gt;: ceux et celles désirant me faire parvenir lettres d'insulte, quolibets et moqueries pour ce message piteux et suintant, peuvent se décharger allègrement dans les commentaires. Avec ma bénédiction.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-1545624213291243302?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/1545624213291243302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=1545624213291243302' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/1545624213291243302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/1545624213291243302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/lviathan.html' title='Léviathan'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RjVRoI9YqYI/AAAAAAAAAEI/8kC7uliwC_A/s72-c/bcl_auster_leviathan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-5925773512320501398</id><published>2007-04-24T17:40:00.000-07:00</published><updated>2007-04-24T18:12:05.909-07:00</updated><title type='text'>Coup de boule, coup de boule</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Ri6qeI9YqWI/AAAAAAAAAD4/B81ZtiaWNxA/s1600-h/zidane.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5057166866361395554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Ri6qeI9YqWI/AAAAAAAAAD4/B81ZtiaWNxA/s320/zidane.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je viens de finir, à force de courage et d'attention boudhique, le film sur Zizou. Heureusement que j'aime le foot sinon je me serais tapé une syncope. Une heure et demie sans quasimment quitté notre héros national déçu, ça peut faire long quand on considère en plus que le match en question n'est qu'un misérable Réal-Villaréal (remarquez au passage cette douce allitération en "al" du plus bel effet, c'est les aléas du direct). A part quelques plans de ballons aériens, de tribunes ou d'images vidéos d'instants cruciaux du match (mouais bof...), on reste scotché aux savates de notre demi-dieu à la retraite. Scotché c'est un bien grand mot, ça traîne et honnêtement on se serait bien passé d'images à répétition ("oh il a craché!,tiens il s'essuye le front", etc...).&lt;br /&gt;J'attendais surtout la musique de Mogwaï, mais la bande son est franchement ridiculement trop discrète. Faut se contenter alors des bons gros bruits de cuir et autres "Hijo de tu mala madre!" que sait déverser avec tant de foi un public de 80 000 trépanés.&lt;br /&gt;Pour l'anecdote, on appréciera sa sortie sur carton rouge après une incartade digne d'une cour de récré d'école primaire ("Tu m'as volé mes billes... Nan c'est les miennes... Eh oh je vais te montrer moi... Arrête, tire pas sur mon maillot ou j'appelle la maîtresse"). C'est rassurant de constater que certains humains arrivent à se tenir toute leur vie à une seule ligne directrice. Pour Zizou, ça restera à jamais "Action/Réaction/Coup de citron".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-5925773512320501398?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/5925773512320501398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=5925773512320501398' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5925773512320501398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5925773512320501398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/coup-de-boule-coup-de-boule.html' title='Coup de boule, coup de boule'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Ri6qeI9YqWI/AAAAAAAAAD4/B81ZtiaWNxA/s72-c/zidane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-5964303498305347668</id><published>2007-04-21T10:25:00.000-07:00</published><updated>2007-04-21T10:52:30.160-07:00</updated><title type='text'>Chronique d'un saccage annoncé (Partie 1)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RipOHAgstdI/AAAAAAAAADw/Zx-wjYziN6k/s1600-h/6003090.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5055939413980001746" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RipOHAgstdI/AAAAAAAAADw/Zx-wjYziN6k/s320/6003090.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Eh bien ça y est, je viens d'accomplir sans fierté mon devoir civique. J'écris sans fierté parce qu'on s'entend bien pour dire que le nom dans ma petite enveloppe bleue ne reflétait pas vraiment mes opinions profondes. C'est ça insultez-moi si vous voulez mais j'en démordrai pas, la stratégie du moins pire est la seule viable dans notre système électoral actuel. S'il ne vous plaît pas tel qu'il est, fallait vous bouger l'arrière-train avant. Je ne dirai pas après puisqu'à cause de la dispersion des voix, il y a de fortes chances qu'on se tape un nabot qui lui est de toute façon rétif à toute idée de changement des institutions. Mais oui, essayez de vous consoler avec vos histoires de manifs et de soulèvement populaire. Regardons les perturbations sociales des dernières années. Elle remonte à quand la dernière grève générale dîtes moi donc? Ah c'est sur, envoyer nos lycéens face aux flashballs ça risque bien de faire sensation, mais niveau efficacité sur le long terme, faudra repasser les gars.&lt;br /&gt;Bon, reste plus qu'à attendre demain. Je vous laisse, c'est l'heure de mon Tranxène.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-5964303498305347668?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/5964303498305347668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=5964303498305347668' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5964303498305347668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/5964303498305347668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/chronique-dun-saccage-annonc-partie-1.html' title='Chronique d&apos;un saccage annoncé (Partie 1)'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RipOHAgstdI/AAAAAAAAADw/Zx-wjYziN6k/s72-c/6003090.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-4899608066989872383</id><published>2007-04-21T03:48:00.000-07:00</published><updated>2007-04-21T04:33:41.912-07:00</updated><title type='text'>Mr Propre chasse dans le métro</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rin2iAgstZI/AAAAAAAAADQ/Wn5_t-TFot4/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5055843120813225362" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rin2iAgstZI/AAAAAAAAADQ/Wn5_t-TFot4/s320/untitled.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il est aux alentours de 5h45, station Papineau. Un gugusse bodybuildé avec excès (et mauvais goût) entre dans la voiture déjà chargée en ce samedi matin. Les rares travailleurs du week-end se mêlent à cette heure aux fêtards titubants reconnaissables à leurs yeux rouges et hallogènes.&lt;br /&gt;Notre gugusse donc. Il arbore un somptueux bronzage couleur Werther's Original et un crâne rasé issu de nos tendres souvenirs javelisés. Un T-shirt blanc taille 12 ans ceintre dégueulassement ses pectoraux à l'hélium. On ne le remarquerait pas le brave homme, mais il se trouve que c'est exactement ce qu'il cherche dans ces heures matutinales. Il rentre au fond du wagon donc, puis le traverse d'un bout à l'autre, jetant à chaque passager un de ces regards complaisants et supérieurs qu'affectent si bien les flics en faction, les matons et les élèves de classes préparatoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5h50, station Berri-Uqam. On est à peu près 50 à attendre sur le quai que le premier métro veuille bien s'amener. Visiblement, certains attendent depuis un bon moment et ont même renoncé à leur pieu. Commencer leur "nuit" sur le carrelage, entouré de potes juste un peu moins bourré qu'eux, ça semble leur convenir comme début de week-end.&lt;br /&gt;Revoilà notre Mr Propre qui nous refait le coup du défilé Coco Chanel. Je le vois prendre son élan du bout du quai, quelques oeillades furtives et puis zou!, il entame sa démarche de Belmondo des bacs à sable. Une centaine de mètres plus loin, il faut bien qu'il s'arrête. Le mur est là et personne n'a éprouvé le désir de stopper son inspiration (même si tout le monde l'a remarqué).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6h et quelques, je descends à Mont-Royal. Je m'engage dans les escaliers quand soudain j'aperçois notre ami au cortex scintillant. Après avoir réitéré sa mascarade dans un nouveau wagon, il sort de celui-ci. Je suis alors persuadé qu'il va tout bonnement suivre le même chemin que moi et sortir du quai. Que nenni, le voilà qui rentre dans le wagon suivant et recommence son défilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis demandé si c'était là un nouveau concept de publicité déambulatoire ou une énigme de Pictionary en trois dimensions.La prochaine fois, j'irai lui demander des coupons de réduction ou bien je m'écrirai devant une foule d'usagers consternés: "C'est Mr Propre, je l'ai reconnu! J'ai gagné quoi?".&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-4899608066989872383?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/4899608066989872383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=4899608066989872383' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4899608066989872383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4899608066989872383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/mr-propre-chasse-dans-le-mtro.html' title='Mr Propre chasse dans le métro'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rin2iAgstZI/AAAAAAAAADQ/Wn5_t-TFot4/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2772838864432868483</id><published>2007-04-17T18:38:00.000-07:00</published><updated>2007-04-17T19:27:47.900-07:00</updated><title type='text'>Eric</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiWBcemQ0FI/AAAAAAAAADI/sTZOXnJiYt0/s1600-h/eric-pratchett.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054588483043119186" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiWBcemQ0FI/AAAAAAAAADI/sTZOXnJiYt0/s320/eric-pratchett.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce soir je vais faire express. Tout d'abord parce que j'ai la rétine qui me gratte (je me lève tôt moi, notre futur président doit me porter dans son coeur), deuzio j'ai pas le temps et troizio j'ai aucune justification à apporter.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Eric&lt;/em&gt;, c'est le neuvième opus de la longue série de Terry Pratchett, le Disque-Monde. Environ une quarantaine de bouquins et pas sur que ça s'arrête là. Pour ceux que ça pourrait rebuter, les tomes sont parfois liés de manière élastique, donc pas de panique, vous pouvez vous y mettre sans risquer la commotion cérébrale.&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne connaissent pas donc, le Disque-Monde c'est un monde en forme de pizza, soutenu par quatre éléphants qui reposent gentiment sur le dos d'une tortue gigantesque. A'Tuin (c'est son nom), semble porter le fardeau avec complaisance et se ballade sans trop se soucier du reste (mais sûre de son fait néanmoins) dans les méandres insondables de l'espace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien dû observer une période d'abstinence "pratchettienne" de cinq ans avant de m'y remettre, pourquoi j'en sais rien... J'avais oublié pas mal de détails mais étonnament (et ça doit être un gage de qualité), les personnages et l'univers avait conservé une place préservée dans un coin de ma tête. Avec plaisir, j'ai donc retrouvé Rincevent le mage ultra-maladroit, la Mort (qui parle encore et toujours avec de grosses lettres capitales) et l'inévitable bagage magique qui se déplace tout seul sur ses mille pattes et envoie à qui le cherche de terribles coups de becs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdu dans une sorte de quatrième dimension, Rincevent ne doit sa survie qu'à l'intervention saugrenue d'Eric, apprenti Faust de quatorze ans chaperonné par sa môman, en quête de gloire et d'immortalité. On les suit dans cette épisode dans des contrées totalement loufoques. Un petit saut parodique dans la civilisation de Quetzduffelcoatl, le boa à plumes (c'est les Mayas qui doivent être contents) où Rincevent manque de changer l'Histoire après avoir rencontré son ancêtre aussi guignol que lui. S'en suit une éjection dans un Enfer de pacotille fait de sable fin où Prométhée tape la bavette avec son aigle quand Sysiphe s'amuse avec une compagnie de démons. Bon mis à part quelques trop rares répliques bien senties, il me semble malgré tout que ce volume là m'a très nettement moins fait marrer que les précédents. Je m'angoisse pas plus que ça, il me reste une trentaine de tomes pour me faire surprendre à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Le mage regarda la bête juchée sur son perchoir. Il aperçut un oeil unique qui luisait comme un rubis., Par ailleurs, il vit surtout une peau rose et violacée parsemée de bouts de plumes; on aurait dit une brosse à cheveux prête à cuire. Le volatile se secoua avec des mouvements d'arthritique, puis perdit lentement l'équilibre et finit par pendouiller la tête en bas.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- J'ai cru que t'étais empaillé, fit Rincevent&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Va te faire foutre, le mage."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2772838864432868483?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2772838864432868483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2772838864432868483' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2772838864432868483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2772838864432868483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/eric.html' title='Eric'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiWBcemQ0FI/AAAAAAAAADI/sTZOXnJiYt0/s72-c/eric-pratchett.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-3512045561245528440</id><published>2007-04-16T15:15:00.000-07:00</published><updated>2007-04-16T18:23:47.750-07:00</updated><title type='text'>Non-Fiction</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiQBc-mQ0EI/AAAAAAAAADA/wmGQHORJxU8/s1600-h/009943797x.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054166279167987778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiQBc-mQ0EI/AAAAAAAAADA/wmGQHORJxU8/s320/009943797x.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chuck Palahniuk, voilà un nom qui sonne. Bien difficile à priori de savoir de quel terroir il est issu mais je vous laisse les travaux de généalogie. On se contentera de savoir que le monsieur est ricain de formation et qu'il est surtout connu pour avoir pondu l'histoire de &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt;, cette belle mornifle cinématographique.&lt;br /&gt;En balladant un peu sur divers sites traitant de son cas, j'ai appris que la critique le catalogue comme faisant partie de ces auteurs dits "d'anticipation sociale". Il faut entendre par là le traitement acerbe et souvent cynique des petits et grands écueuils de notre société. On le classe bien souvent avec Bret Easton Ellis (la proximité avec l'article précédent est purement fortuite je vous assure). Il semblerait avoir pour cousin français un certain Houellebecq, lui aussi traite apparemment des mêmes thèmes. Non partez pas, je vous assure c'est nettement mieux ce qu'il fait Palaschtroumf... &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi donc &lt;em&gt;Non-Fiction&lt;/em&gt; alors? Eh bien tout simplement parceque lassé d'écrire des scripts et des scenarii, l'ami Chuck a décidé de nous livrer quelques récits inspirés semble-t-il par le cours de la vie ordinaire. Semble-t-il je dis bien parce que le bougre est habile et nous avertit dans sa préface que certaines nouvelles le sont et d'autres non. Pourquoi faire ça me direz-vous? Ca n'a peut-être pas beaucoup d'importance pour vous mais il se trouve que ça touche une corde sensible chez moi. J'ai parfois bien du mal à m'immiscer dans une histoire quand je sais par avance que son origine se situe d'avantage sur le pavé que dans l'esprit brut d'un gugusse. Je sais c'est absolument stupide, l'imagination se nourrit évidemment d'expériences et de sensations éprouvées dans la vie réelle (am I right Will?). On a tous nos lubies, si je n'avais que celle là je m'en sortirais mieux mais il se trouve qu'en plus de ça j'ai moultes perversions bien plus inavouables (la Champions League, la tarte au citron et la Mc Ewann ne sont que des prémices). &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;On prend donc un super pied à ne pas savoir si les situations incongrues et délirantes du bouquin ont existé réellement. Tout comme on est en droit dès lors de se questionner sur l'honnêteté de ces pensées. On ne saura pas le fond du fond à propos de Brad Pitt, Juliette Lewis ou d'autres personnages plus anonymes, mais là n'est pas l'intérêt. Question mélange des genres, le cynisme de Palahniuk fonctionne à merveille (comprenez le chien maintenant sur la couv'?) même si reconnaissons le, certaines nouvelles restent en-dessous de l'étonnante qualité visuelle qu'offrent d'autres tranches de vie (fantasmée/réelle?). Mention spéciale pour Marylin Manson et son grenier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez jeter un coup d'oeil sur son site bigrement bien foutu: &lt;a href="http://www.chuckpalahniuk.net"&gt;www.chuckpalahniuk.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"The laws that forbid you to drive on the sidewalk, to feel the thud of people crumbling off the hood of your car, the crash of bodies shattering your windshield, those laws are economically oppressive. When you really think about it, restricting your access to heroin and snuff movies is a restriction of your free trade. It's impossible to write books, authentic books, about slavery if the government makes owning slaves illegal".&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-3512045561245528440?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/3512045561245528440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=3512045561245528440' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/3512045561245528440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/3512045561245528440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/non-fiction.html' title='Non-Fiction'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiQBc-mQ0EI/AAAAAAAAADA/wmGQHORJxU8/s72-c/009943797x.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-1928485139248004936</id><published>2007-04-14T14:41:00.000-07:00</published><updated>2007-04-16T16:22:10.946-07:00</updated><title type='text'>Less Than Zero</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiGmw-mQ0DI/AAAAAAAAAC4/gI_7YixlbOY/s1600-h/Less%2520Than%2520Zero.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053503617253822514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiGmw-mQ0DI/AAAAAAAAAC4/gI_7YixlbOY/s320/Less%2520Than%2520Zero.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;Ce qu'il y a de fascinant avec les romans de Bret Easton Ellis, c'est que bien souvent on ne veut pas y être. Je m'explique. Si la réussite d'une oeuvre repose sur le procédé d'identification, force est de constater que dans ses bouquins, le succès doit résider ailleurs. Enfin c'est valable pour moi, vous n'êtes pas obligés d'embarquer dans cet argument. Mais bon, je n'ai jamais trop fantasmé sur une vie de serial-killer (sauf au boulot, souvent), de toxicomane jusqu'au-boutiste (sauf au boulot, parfois), et encore moins de youpi new-yorkais (sauf au boulot, par intermittence). Les vies pitoyables qu'il nous expose ne me font donc que moyennement rêver au final, et c'est peu dire.&lt;br /&gt;Là est toute l'astuce semble-t-il. L'efficacité d'Ellis tient justement et partiellement (et pour moi encore, je me répète) de ce rejet absolu des existences qui me sont présentées. On connait &lt;em&gt;American Psycho;&lt;/em&gt; même si la vie de Patrick Bateman peut faire envie sous certains aspects, la grande majorité des gens sains d'esprits vous diront que sur le long terme, découper des gonzesses avec les dents c'est pas super viable.&lt;br /&gt;Dans &lt;em&gt;Less than Zero&lt;/em&gt; (son premier roman si je ne m'abuse docteur), on assiste aux frasques ultra-emmerdantes du jeune Clay. Clay, résidant occasionnel de Los Angeles, 19 ans et fils à papa s'ennuie comme un martyre. Alors forcément il se cherche le bougre. Fiesta et orgies plus navrantes les unes que les autres sont au menu de sa jeunesse de nouveau riche des années 80. Plongée ténébreuse dans un monde que je ne veux connaître que de très loin et vous savez quoi, ça tombe bien parcequ'il y a bien peu de chances que je cotoie un jour les potes de Clay. A moins bien sur qu'un producteur avisé finisse par remarquer mon physique ravageur de mannequin des tombolas ou que je me lance avec succès dans de brillantes études de management international (option échange des minéraux fossiles et pollution irréversible). C'est une réalité, la société de la défonce de luxe et de l'argent qui tombe en chiées ce sera pour une autre vie. Ah non merde j'oubliais, dans une autre vie ce sera pas possible, la révolution arrive (ou la mort par radiations, au choix...).&lt;br /&gt;Fascinant donc comme ces vies de ravage peuvent m'accrocher. J'observe tout ça avec une bonhommie toute naturelle jusqu'à ce que je m'avoue spirituellement que ces vies existent bel et bien. C'est alors à ce moment là que je me dis qu'avoir été élevé à la purée Mousseline et au chocolat Poulain ça évite pas mal de tracas.&lt;br /&gt;Le bouquin m'aura valu par surcroît un trip assez intéressant (c'est la thématique). Je profite d'un splendide moment de calme au boulot pour lire une ou deux pages. J'en suis à ce moment où notre héros voit ses naseaux exploser dans une mare de sang suite à d'incessants reniflages de poudre. Je finis cet épisode et quelques secondes après, j'entends venir du fond de la classe cette complainte camouflée: "Monsieur, j'peux-tu aller aux toilettes c'est urgent je crois... ?". Je lève la tête pour voir une élève de 16 ans, un mouchoir rougi sur le nez, en attente de ma magnifique bienveillance. J'ai dû laisser un temps un peu trop long avant de lui répondre: "Euh oui bien sur, évidemment...".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Et pendant que l'ascenseur descend, passe au premier étage, au rez-de-chaussée et descend encore, je comprends que l'argent est sans importance. Que seule compte une chose: je désire voir le pire."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-1928485139248004936?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/1928485139248004936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=1928485139248004936' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/1928485139248004936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/1928485139248004936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/less-than-zero.html' title='Less Than Zero'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RiGmw-mQ0DI/AAAAAAAAAC4/gI_7YixlbOY/s72-c/Less%2520Than%2520Zero.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-8302834183303758164</id><published>2007-04-12T17:36:00.000-07:00</published><updated>2007-04-16T16:35:05.373-07:00</updated><title type='text'>In the Country of Last Things</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rh7bLumQ0CI/AAAAAAAAACw/Sh_-5iSWPWI/s1600-h/lasthings1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5052716826489835554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rh7bLumQ0CI/AAAAAAAAACw/Sh_-5iSWPWI/s320/lasthings1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il commence à dater un peu ce bouquin de Paul Auster. 1987, il y a donc tout juste prescription. Avant que les bibliothèques ne le rangent aux côtés de St Simon, je me le suis mis de côté. J'en attendais beaucoup à vrai dire, je n'avais jusqu'à présent entendu que de très bonnes choses à son propos. Certains me l'ont même présenté comme étant son chef d'oeuvre des premiers âges. J'étais bien curieux de voir ça, de me le confronter à &lt;em&gt;Mr Vertigo&lt;/em&gt; par exemple (la &lt;em&gt;Trilogie&lt;/em&gt; me semblant hors course dans cette petite compétition).&lt;br /&gt;&lt;em&gt;In the Country of Last Things&lt;/em&gt; nous fout d'entrée de jeu dans un monde qui sent pas bien bon. Une cité gigantesque, sordide et menaçante où ne semblent que régner le crime, la débrouillardise et au bout de chaque histoire, la déception et l'inconnu. On risque à chaque coin de rue de se faire percuter par une confrérie de suicidaires, un gang de pique-assiettes ne faisant pas dans la dentelle (de vrais vautours, au sens propre) ou d'honorer son rendez-vous avec une mort inéluctable et souvent violente. Plus d'emplois, plus de toits, une vision saisissante de chaos urbain. Quand j'ai pas super la patate, j'imagine parfois que notre société post-nucléaire aura pas mal de points communs avec ce charmant chaos urbain. Mais paraît-il que les iraniens s'attachent aujourd'hui à donner un vingt-deuxième souffle aux bombes à neutrons, on attend encore un peu pour paniquer du coup...&lt;br /&gt;La petite Anna cherche son frère, le roman est son récit. C'est rare qu'un bouquin me foute la pétoche mais là il a réussi l'ami Paulo. Pour le coup, s'identifier au personnage principal n'a pas été difficile. Quand tu éprouves une méfiance toute naturelle pour l'urbanisme et que tu penses souvent que derrière chaque passant se cache un assassin, un flic sous couverture ou un adorateur quelconque, l'histoire te percute avec insolence. Au résultat, j'ai moins lu le roman comme une pure fiction, mais plutôt comme une hyperbole bien sentie des inhumanités citadines. Oui, je fais de la poésie à deux balles et je fais bien ce que je veux. Qu'est-ce-que vous voulez, j'ai eu un peu peur alors j'exorcise ça comme je peux.&lt;br /&gt;Je ne me risquerai donc pas à faire de comparaisons. Auster est suffisamment hétéroclite de toute façon pour que ce ne soit possible. &lt;em&gt;In the Country of Last Things&lt;/em&gt; échappe pour moi à tout archivage. Pour le relire, j'attendrai simplement une époque de réconciliation entre les sauvages du monde extérieur et ma psychopathologie primaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;"Nos vies ne sont rien de plus que la somme de multiples aléas, et aussi diverses soient-elles dans leurs détails, elles partagent toutes une contingence essentielle dans leur trame: ceci puis cela, et, à cause de cela, ceci."&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-8302834183303758164?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/8302834183303758164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=8302834183303758164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8302834183303758164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/8302834183303758164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/in-country-of-last-things.html' title='In the Country of Last Things'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rh7bLumQ0CI/AAAAAAAAACw/Sh_-5iSWPWI/s72-c/lasthings1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2404756812528513807</id><published>2007-04-10T18:52:00.000-07:00</published><updated>2007-04-10T19:41:39.142-07:00</updated><title type='text'>Hollywood Blues</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhxKtemQ0BI/AAAAAAAAACo/jdlg0m3myGw/s1600-h/v_book_1159.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5051995027170971666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhxKtemQ0BI/AAAAAAAAACo/jdlg0m3myGw/s320/v_book_1159.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'avais gardé comme un souvenir impérissable ma première rencontre avec Kim Newman. C'est souvent quand on attend rien de spécial en ouvrant un bouquin que l'on se fait agréablement surprendre. Ce fut le cas pour moi avec &lt;em&gt;Anno Dracula&lt;/em&gt;, un roman absolument épatant où l'inspecteur Lestrade cours après Vlad l'empaleur, Jack l'éventreur et la reine Victoria par la même occasion. Mais stop, je ne dirai rien d'autre sur ce super bouquin, ça risquerait de le gâcher à d'éventuels adorateurs des striges suceurs d'hématites. Si vous ne jurez que par Anne Rice, allez donc prendre une déculottée illico par tonton Kim...&lt;br /&gt;C'est donc avec une confiance et une assurance toute provinciale que je me suis plongé dans &lt;em&gt;Hollywood Blues&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;The Night Mayor&lt;/em&gt; en version originale, nan ne cherchez pas à comprendre...). Grosse déception au final, aussi surprenant que cela puisse paraître. L'idée de base est pourtant formidable. Pour faire bref, un détenu prend le contrôle de la grande centrale informatique régissant l'univers mental de ce pénitencier issu des pires cauchemars sécuritaires. Il détourne les circuits de la machine en construisant un gigantesque dédale onirique où les personnages de sa fiction (et de notre réalité) se débattent tant bien que mal dans son délire construit autour du cinéma noir américain. On croise à chaque page les figures célèbres des années 40, que l'esprit du grand méchant agence à sa guise pour offrir au héros de notre histoire une trame dans le pur registre du cinoche noir. Au menu donc, poursuites sur le bitume, échauffourées et castagnes, pétarades en tous genres.&lt;br /&gt;Formidable idée donc. Kim Newman se pose en véritable spécialiste de ce cinoche là et il prend visiblement son pied à faire revivre ces gueules mythiques et ces gouailles bien trempées. Oui mais voilà, on ne le suit pas le petit Kim. A moins d'être un érudit dans son domaine, c'est la noyade assurée. Je donne peut-être trop d'importance à la qualité descriptive d'un roman, mais ne pas y avoir droit sous prétexte que tel nouvel entrant répond en fait au nom d'un quelconque acteur que le temps a effacé, et bien ce léger détail me chagrine. Bogart, Lorre, Ava Gardner, Cagney et consorts ça va encore, j'ai des références de base mais celles de Newman sont plus de l'ordre de l'encyclopédique ici et c'est malheureux à dire mais ça casse l'ambiance. Je me fais un peu l'impression d'être un crétin de collège qui déplore le manque d'illustration dans &lt;em&gt;Les&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Misérables&lt;/em&gt;. En fait, la solution résiderait peut-être dans un subtil mélange entre les fantastiques idées de Newman et l'approche culturel minimaliste d'un Marc Lévy.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2404756812528513807?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2404756812528513807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2404756812528513807' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2404756812528513807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2404756812528513807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/hollywood-blues.html' title='Hollywood Blues'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhxKtemQ0BI/AAAAAAAAACo/jdlg0m3myGw/s72-c/v_book_1159.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2172808746418348040</id><published>2007-04-09T17:28:00.000-07:00</published><updated>2007-04-16T16:33:10.751-07:00</updated><title type='text'>Pour la prochaine saison, ma main dans ta gueule?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rhri0JDGUsI/AAAAAAAAACg/b6b7YGvi4uA/s1600-h/alswearengen2zp.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5051599317459423938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rhri0JDGUsI/AAAAAAAAACg/b6b7YGvi4uA/s320/alswearengen2zp.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Une fois, c'est une erreur de parcours. Deux fois, c'est du foutage de gueule. Là je suis pas content, j'ai envie de broyer les cervelles du conseil d'administration de HBO. Les salauds viennent de récidiver. Je me suis tapé les deux saison de &lt;em&gt;Carnivale&lt;/em&gt; pour me rendre compte qu'au final la chaîne avait décidé, pour on ne sait quelle obscure raison, d'annuler la troisième. C'est bien, au résultat tu sais que le grand méchant il est pas mort et tu n'en sais toujours pas plus sur les motivations du perso principal. Ca c'était la première bévue de cette chaîne d'enfoirés.&lt;br /&gt;J'ai aimé cette série là mais pas autant que &lt;em&gt;Deadwood&lt;/em&gt;. Jamais au grand jamais je ne me suis dit qu'ils allaient laisser finir celle là de la même manière. Eh bien figurez-vous que si. On se consolera en sachant que, peut-être (rien n'est moins sur visiblement), on se verra gracieusement offrir deux longs métrages pour emballer le tout à la va comme je te pousse. Des fois, ces gros actionnaires dans leur tour en verre, j'ai envie de leur faire boire des gallons d'huile de foie de morue, histoire de voir si ça leur fait passer le goût de me prendre pour un larron.&lt;br /&gt;Donc, posons-le comme on voudra, &lt;em&gt;Deadwood&lt;/em&gt; c'est fini. J'avais pris une gentille habitude à rejoindre mes potes du Gem Saloon, à contempler leurs exactions diverses (les cochons de Wu c'est désormais un classique), à jubiler devant leur sens inné de la réparti. Effectivement, niveau dialogue on a été servi. Je ne connaissais peut-être que trois acteurs dans le lot (et encore, au trente-deuxième degré de séparation), mais ils sont tous hallucinants. Des sacrés gueules et une réalisation bien emballée, la recette du bonheur en quelque sorte.&lt;br /&gt;Oui bon, les mauvaises langues diront que, une fois de plus, on se retrouve dans un univers outrageusement viril où les torgnoles pleuvent. Ouais mais bon c'est la conquête de l'Ouest les copains là. Vous vous attendiez à quoi? S'il vous faut des dialogues cuculs qui se lancent sans discernement dans une analyse psychologico-masturbatoire des rapports humains, rabattez-vous sur &lt;em&gt;Sex and the City&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Desperate Machin&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Les Feux de l'Amour&lt;/em&gt; (pour les puristes).&lt;br /&gt;Même si les biographies des personnages ont été bien romancées, ça fait franchement plaisir de voir débouler Calamity Jane, les frères Earp ou Wild Bill. Et puis honnêtement, qui n'a pas vu le grand, l'illustre Al Swearengen dans ses oeuvres ne pourra jamais rien comprendre à l'avenir de la masculinité. Avis aux mous du bulbe donc, jetez-vous sur ce merveilleux précis de morale et juste après, courez acheter une winchester pour déssouder les cadres de HBO.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2172808746418348040?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2172808746418348040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2172808746418348040' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2172808746418348040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2172808746418348040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/pour-la-prochaine-saison-ma-main-dans.html' title='Pour la prochaine saison, ma main dans ta gueule?'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rhri0JDGUsI/AAAAAAAAACg/b6b7YGvi4uA/s72-c/alswearengen2zp.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-6784829478714789773</id><published>2007-04-07T19:14:00.000-07:00</published><updated>2007-04-16T16:32:17.808-07:00</updated><title type='text'>Comment devenir un ange</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhhdnpDGUrI/AAAAAAAAACY/EvVgb7gUPsQ/s1600-h/comme37914.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050889917711143602" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhhdnpDGUrI/AAAAAAAAACY/EvVgb7gUPsQ/s320/comme37914.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Allez pour aujourd'hui on va parler bouquins pour changer. Ouais, ça m'arrive d'ouvrir ces obscurs parchemins. De temps en temps, je jette un oeil à l'intérieur mais comme le disent ces charmantes têtes blondes de la Rive Nord: "la littérature, c'est gay monsieur". Juste pour les contrarier (pour les faire chier, n'ayons pas peur des mots), le menu du jour eh bien ce sera du papier avec des mots dedans. Bien fait pour vos gueules, gang de p'tits morons...&lt;br /&gt;On a pas trop l'occasion de parler de prose et d'allitérations au boulot. Quelle ne fût pas ma surprise il y a peu donc de voir sur le bureau d'une collègue ce fameux objet "pavique" (c'est bon non?). Devant ma curiosité, elle m'a vanté les mérites de cet auteur et de son oeuvre. Voilà donc le pourquoi du comment. Comme j'ai une certaine tendance à croire les valeurs et le goût de cette collègue, je me suis lancé à l'aventure. Bein oui, je n'ai jamais vu sur son bureau une revue du genre "&lt;em&gt;Women's Style&lt;/em&gt;" ou encore "&lt;em&gt;Build Muscles Fast&lt;/em&gt;", d'où mon a-priori ultra favorable à son égard.&lt;br /&gt;Le bouquin en question donc, &lt;em&gt;Comment devenir un ange&lt;/em&gt; de Jean Barbe (on se marre pas je vous prie). C'est un gars du cru, la quarantaine, qui jouit (mais bordel, arrêtez de ricaner!) d'un grand prestige ici. Pour pas le vexer, je ne dirais pas que sa renommée fricotte avec celle d'un Houellebecq en France, le pauvre il n'a rien fait je pense pour mériter d'être associé à ce gugusse la. Vous m'avez compris.&lt;br /&gt;Eh bien ce fût une très sympathique découverte. Moi j'aime toujours les histoires d'étudiants qui se contemplent le bout de gras à se demander ce qu'ils vont bien pouvoir faire quand la carte 12-25 leur sera défendue et qu'il faudra cracher 8 euros 50 pour voir Batman à l'UGC.&lt;br /&gt;On suit donc une collocation pas mal détonnante de trois paumés de la vie. Le journaleux pigiste qui s'en sort pas, le fêtard charismatique et l'intello frapadingue qui aime éclater la tronche des punks de passage. Ces trois moments de vie suivent une sorte de trame un peu amicalo-mystique, une autre histoire qui, ô merveille de la narration !, rejoint celles de nos trois compères vers la fin. J'en dis pas plus moi, juste peut-être qu'on accroche vraiment facilement à tous leurs mauvais trips et à toutes leurs crises existentielles. Ca nous rappelle quand on était jeune les gars, et pis c'est vrai, on a tous eu un pote qui à un moment a décidé d'entamer son périple Barbès-Saïgon (escale à Tripoli) et en est revenu en compote, le sang chargé d'hépatites inconnues et de substances opiacées.&lt;br /&gt;En gros c'est ça, un bouquin sympa où on voit les alters-ego de nos potes se planter aussi bien que les versions originales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-6784829478714789773?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/6784829478714789773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=6784829478714789773' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6784829478714789773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/6784829478714789773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/comment-devenir-un-ange.html' title='Comment devenir un ange'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhhdnpDGUrI/AAAAAAAAACY/EvVgb7gUPsQ/s72-c/comme37914.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-7665131150415395738</id><published>2007-04-03T19:12:00.000-07:00</published><updated>2007-04-03T20:42:28.006-07:00</updated><title type='text'>Photo finish sans polish</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhMZ8JDGUpI/AAAAAAAAACI/A_0vw-pGkpA/s1600-h/titelbild.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5049408128224219794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 250px; CURSOR: hand; HEIGHT: 233px" height="233" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhMZ8JDGUpI/AAAAAAAAACI/A_0vw-pGkpA/s320/titelbild.gif" width="320" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Quand arrivait l'échéance fatale de la conclusion, je paniquais toujours devant ma copie. Quelle que soit la matière: philo, éco ou histoire, j'étais toujours tétanisé à l'idée de devoir pondre en quelques lignes cette synthèse sensée reprendre subtilement les hautes notions que mon esprit lumineux développait pendant trois ou quatre heures de méningite scolaire aigue.&lt;br /&gt;Et à chaque fois c'était la même chose, je te pondais un galimatia immonde et kukulapraliné. En cherchant bien dans mes affaires de terminale, je dois pouvoir retrouver ces merveilleuses compositions où j'ai posé une poésie de caniveau sur Nietzche, la déreglementation dans l'économie des babouins méridionaux ou encore même sur la Révolution d'Octobre. Je voulais bien finir mais rien à faire, ça se terminait en ramassis concentré d'âneries et de formules que je croyais à l'époque toutes scintillantes. En fait, elles étaient justes nazes.&lt;br /&gt;Mais bon, il faut croire que la médiocrité du finish n'est pas seulement réservé aux post-pubères sévissant dans l'éducation nationale (j'ai pas mis de majuscules là, le ministre est encore de droite à l'heure qu'il est). On se souvient par exemple de Laurent Fignon sur les Champs Elysées en 80 et quelques, ou encore du Bayern face à Manchester en 90 et plus. Voilà d'autres instants dramatiques où la décontraction dans les dernières secondes coute cher (au choix, un Tour de France, une Champions League ou pire encore, une mention au Bac...).&lt;br /&gt;Ca y est, Rome c'est fini. Je parle pas des barbares et de tout le toutim là, mais bien de cette chouette série de hbo qui m'a vraiment accroché pendant plusieurs semaines. Je me gardais le dernier épisode en savourant d'avance. Ce fut bon pendant 21 épisodes, aucune raison que le dénouement soit saccagé, simple question de probabilité. C'était sans compter sur l'effet Greg Lemon/Ole Gunar Solskjaer/Coef 7 en éco sur sujet pas révisé.&lt;br /&gt;Autant le dire, la fin est pitoyable. La réalisation est calamiteuse, je pense qu'ils ont fait plaisir au fils du producteur. C'est lui qui tient probablement la caméra à en juger par la qualité de l'image et par les libertés prises avec les focales et les lumières (semble-t-il pour exprimer le malaise de Marc-Antoine..., ouais et ta soeur aussi.). Depuis la famille Spelling et l'avènement d'actrices à faces de poisson, on ne s'étonnera plus de rien.&lt;br /&gt;Le jeu c'est du n'importe quoi. Fi de la subtilité d'antant dans les dialogues, on fait place ici à des grands moments d'émotion. Exemple probant: "&lt;em&gt;Greeks are just a bunch of liars. Fuck'em.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Yeah, fuck'em&lt;/em&gt;". Quand on sait que ces belles lignes sont prononcées par notre héros légionnaire, réputé pour sa retenue et son bon goût qui charme toujours les invités, on comprend plus très bien.&lt;br /&gt;Parlons-en du héros tiens. C'était évident qu'ils allaient nous en faire un truc mélodramatique, mais alors là franchement non. Le faire disparaître c'est une chose mais non de non, mettez-y de la classe. Sans fleurs ni couronnes, c'est comme si Luke Skywalker faisait exploser l'Etoile Noire en pissant dans le conduit de ventilation. Couic, emballez c'est pesé.&lt;br /&gt;On a droit à certaines mises en scène du plus mauvais effet. Le bordel du début par exemple m'a exaspéré au plus haut point. Vas y que j'essaie de te créer de l'érotisme torride en foutant tout un tas de gugusses fornicants et picolant dans tous les recoins de la baraque de Tata Cléopâtre (bein oui c'est l'Egypte merde). C'est tellement bien monté et interprété qu'on pourrait croire à une répétition râtée d'un spectacle de macarena.&lt;br /&gt;Le triomphe final m'a plongé dans une interrogation profonde. La piteuse réalisation de cet instant qui aurait du être grandiose, donne au final l'impression d'assister à une quelconque kermesse-party. Oh, regarde donc comme ils sont trop mignons ces gentils romains avec leurs habits de fête et leurs mines réjouies! La question la voici, la plèbe romaine était-elle supportrice de l'OM? A en juger par les ridicules bannières bleues et blanches qu'ils agitent à la face de l'empereur, on peut légitimement se le demander.&lt;br /&gt;Et puis, le clou du spectacle est en fait un pieu. Douleur, misérabilisme et affliction! Non mais qu'est-ce qu'ils sont allés donner les ultimes répliques à ce sale mioche à baffer. Non seulement il a une tronche d'emplâtre, mais en plus il joue avec une conviction et une authenticité qui, même avec trente vies de travail acharné, n'excèdera pas la qualité de jeu d'un Kurt Russell (le parfait équivalent français semble être après mûre réflexion un Gérard Depardieu bourré).&lt;br /&gt;Si ce n'est pas encore fait donc, courrez-y la voir cette série mais un bon conseil, dîtes vous que la fin n'est pas au niveau. Imaginez pour voir une guillotine mal aiguisée ou un coup de boule de Zizou au Mondial, ça met bien en relief cette sensation de pas franchement fini. De quoi avoir des remords? Faute de Robespierre sous la main, demandons à Zizou...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-7665131150415395738?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/7665131150415395738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=7665131150415395738' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7665131150415395738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/7665131150415395738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/04/photo-finish-sans-polish.html' title='Photo finish sans polish'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RhMZ8JDGUpI/AAAAAAAAACI/A_0vw-pGkpA/s72-c/titelbild.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-4704426554774370507</id><published>2007-03-26T19:10:00.000-07:00</published><updated>2007-03-26T20:35:47.326-07:00</updated><title type='text'>Mni-traité de confusionnisme russe</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RgiLlzFYkZI/AAAAAAAAABM/y84Zt5Zf4q0/s1600-h/rasptr.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046436863952851346" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RgiLlzFYkZI/AAAAAAAAABM/y84Zt5Zf4q0/s320/rasptr.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'aime les russes. Bon, surtout les vieux à vrai dire. Je dois avouer que depuis le Petit Père et Brejnev j'ai un peu du mal. Mais bon les anciens me plaisent bien, surtout quand ils me racontent des chouettes histoires.&lt;br /&gt;Je n'ai jamais rien eu contre les épopées à rallonges, contre les romances qui durent plus longtemps qu'une nausée provoquée par les pensées profondes de Ferdinand Céline au petit-dej... Ca ne me dérange pas d'avoir à trimballer un bouquin lourd comme un jarret de boeuf pendant plusieurs semaines. J'ai cette année pour voisins de sympatiques témoins de Jéhovah, ils ne se plaignent pas non plus d'avoir la Bible pour seul référent littéraire. C'est pratique d'un côté, tu y trouves de tout: l'histoire des civilisations (sous un angle un peu orienté certes), un manuel de généalogie appliquée aux consanguins, le guide du savoir vivre (c'est fou comme les femmes sont capables de tout foutre en l'air) mais également un astucieux livre de recettes (comment faire du vin avec du jus de boudin, ou du pain avec de la sciure de bois...).&lt;br /&gt;Bref, revenons à nos casaques. Je viens de terminer il y a peu &lt;em&gt;L'idiot&lt;/em&gt; de tonton Fiodor. Bein comme d'habitude rien à dire sur l'histoire, même si en adorateur trop subjectif de &lt;em&gt;Crîme et&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Châtiment&lt;/em&gt;, j'ai bien de la peine à m'exalter tout autant pour le reste de son oeuvre. Bon, les péripéties ne m'auront pas transporté plus que ça, les intrigues sentimentales bénéficient heureusement de la Smirnoff et des délires purement slaves. Heureusement d'ailleurs. Jane Austen, dans sa grande médiocrité, a essayé naguère de remplacer l'alcool frelaté par du Earl Grey et les duels d'aristocrates par les menuets de bourgeois en calèche, on connaît le résultat...&lt;br /&gt;Simplement, j'ai saturé devant ce détail proprement russe qui consiste à affubler chaque personnage de trois patronymes et d'autant de surnoms, de sobriquets divers ou de je ne sais quels noms de codes aux significations obscures. Il m'aura fallu quelques 600 pages (le début du second tome donc) pour comprendre que le héros du bouquin, Mychkine, répondait également aux noms de Prince, Léon, Nicolévitch, et d'autres que j'ai déjà zappé. Quand on sait qu'il doit y voir une trentaine de protagonistes, le calcul est vite fait. Trente multiplié par 3 (c'est la moyenne slave après une pondération minutieuse réalisée par mes soins), ça nous oblige à jongler avec 120 noms. Et comme mon cerveau n'a pas pris option cirque ou "personnalités multiples" au lycée, j'ai dû rater pas mal de choses au passage. J'ai &lt;em&gt;Guerre et Paix&lt;/em&gt; dans ma bibliothèque qui me lorgne depuis un moment et comment vous dire, j'hésite un peu maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RgiL1jFYkaI/AAAAAAAAABU/4-MyaXGeniM/s1600-h/captain%2520america%2520title%2520copy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046437134535791010" style="WIDTH: 206px; CURSOR: hand; HEIGHT: 260px" height="320" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RgiL1jFYkaI/AAAAAAAAABU/4-MyaXGeniM/s320/captain%2520america%2520title%2520copy.jpg" width="206" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour les Ricains: Captain America&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour les Russes: L'impérialiste dégénéré, Frisbee Rieur ou encore Juste-au-corps de Vynil&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bon, je pense avoir compris une chose néanmoins. Les russes sont les véritables inventeurs du &lt;em&gt;comic&lt;/em&gt;, du super héros. On est d'accord qu'un super héros n'est rien sans son alter ego, Clark Kent doit tout à sa paire de lunettes pour bigleux de 14 ans, et démasquer Batman c'est tellement facile que tout le monde refuse d'y croire. Eh bien les russes sont décidément plus forts que les ricains, pour chaque personnage bien réel, ils créent cinq autres identités fallacieuses pour le camoufler. Ca meuble l'espace c'est sûr mais ça noie le poisson dans un bassin de truites.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-4704426554774370507?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/4704426554774370507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=4704426554774370507' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4704426554774370507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/4704426554774370507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/03/mni-trait-de-confusionnisme-russe.html' title='Mni-traité de confusionnisme russe'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RgiLlzFYkZI/AAAAAAAAABM/y84Zt5Zf4q0/s72-c/rasptr.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-2789868728282409762</id><published>2007-03-13T18:17:00.000-07:00</published><updated>2007-03-14T14:02:08.737-07:00</updated><title type='text'>Jean-Paul Gaultier et les slips en cuir</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg3nca7vKI/AAAAAAAAAAk/uX98IzRrvqo/s1600-h/4-631-leonidas-bleu-jaune.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041840933624855714" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg3nca7vKI/AAAAAAAAAAk/uX98IzRrvqo/s320/4-631-leonidas-bleu-jaune.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant de me rendre à un film, j'attends généralement d'en avoir entendu suffisamment de mal. Ca évite les mauvaises surprises qui, soyons honnêtes, ne manquent pas par les temps qui courent dans les salles obscures. Ou bien, il m'arrive aussi de n'écouter que ma première impression (vous savez, cette excuse passe-partout que les bonnes femmes appellent parfois leur sixième sens. N'importe quoi...). Ou encore pire, je me rends parfois dans ces auditoriums de grande solitude motivé uniquement par mes piètres références ("mais si tu sais c'est le gars qui a fait ce film produit par cet autre là, ah merde comment il s'appelle d'ailleurs, mais si tu sais, etc etc..."), et autant le dire directement, c'est souvent là qu'on est déçu. On se dit que cette adaptation de tel bouquin doit forcement être chouette puisqu'il est foncièrement impossible de ravager une oeuvre avec un tel scénario. Ah pauvres de nous, combien de fois n'a t'on pas voulu expédier un cargo de fiente sur la villa d'un abruti de réalisateur qui a, sans respect aucun pour nos jolis souvenirs, déversé un flot d'effets à la con, de détails plus que superflus, dénaturé même l'essence d'un personnage ou d'une intrigue. Et quand certains de ces attardés du bulbe s'attaquent à l'Histoire, on frôle assez souvent de dégobiller un torrent d'injures en plein cinoche sur ces dits mongols. Mais ils sont loin alors et ils s'en tapent bien de la vraisemblance, de l'authenticité. Le mal est fait et comme des nazes qu'on est, on a encore mangé la pancarte dans la face.&lt;br /&gt;Eh bien il vient juste de sortir une nouvelle méga-prod ricano-québecoise sur la bataille des Thermopyles (non, ce n'est ni le nouveau t-shirt de chez Damart, ni de l'homéopathie pour le nez qui coule), un film dont tous les médias du coin s'enorgueillissent de crier bien haut qu'une bonne part de la post-production a été réalisée à Montréal. Ce film donc c'est &lt;em&gt;300&lt;/em&gt;, en référence aux vaillants suicidaires spartiates qui tentèrent de résister à l'invasion perse du gros méchant roi Xerxès (non, c'est pas du vinaigre...). Alors là on pouvait se dire "Ouh là qu'est-ce que ça va être que ce machin là bourré d'effets spéciaux", surtout quand on sait que les gars de la prod c'est ceux de Sin City et que visiblement, peu de cas a été fait de l'exactitude historique.&lt;br /&gt;Eh bein je l'ai vu, et pis franchement c'est beau tout plein. Bien obligé de dire que niveau visuel on en prend plein la tronche, que le boulot a été fait et bien fait. C'est sur, ça étrippe pendant deux heures, ça perce des yeux, ça casse des côtes, ça broie des thoraxs, mais après tout ces gentils spartiates ne trempaient pas leurs épées dans l'eau...&lt;br /&gt;Réjouis toi homme! Si comme moi la nature t'a fait une mauvaise farce en t'affublant d'un corps qui ne correspond pas à ton époque, pendant deux heures au moins tu seras le héros de ton cinéma de quartier. Je m'explique. Tu te dis souvent quand tu vois dans la glace ta charpente de bûcheron du dimanche que vraiment t'es pas à la mode. Mais malheureusement mon garçon, on parle pas de fringues ou de coupe de cheveux là, ton physique tu vas avoir du mal à en faire quelque chose de &lt;em&gt;bankable&lt;/em&gt;. A notre époque d'extrême raffinement, ta carcasse ne fait pas rêver ta boulangère, tu es trop massif, t'as pas la bouche en coeur et pire que tout, tu chausses pas du 2. Depuis tes années de lycée, tu te désepères de ces membres gourds, de ce faciès de bourrin qui ne parviendra jamais à t'attirer le gentil sourire des gonzesses de Terminale L option Arts plastiques (tu sais, celles qui dessinent en mangeant à la cantine, qui lisent Gogol assises en tailleur sous les platanes pendant la récréation..., ok j'arrête de te torturer). Donc non, c'est pas pour toi ça. Que veux-tu, de nos jours la gente féminine semble préférer les physiques de débris bien soignés, c'est tout un travail d'avoir continuellement un air sous-alimenté, un teint d'huître et un regard faussement inspiré et condescendant. Alors avec tes 90 kilos et tes rangers pour yéti tu repasseras plus tard, ton cv ne correspond pas au profil requis, mais on le garde quand même au fond d'un tiroir, on pourrait avoir besoin de tes services plus tard (en cas d'attaque nucléaire tu devrais résister assez longtemps alors accroche un sourire à ta face d'abruti).&lt;br /&gt;Je reviens au film. Pendant deux heures donc, tu vas te sentir important, utile, presque même désirable mon pote. A l'écran défile un bataillon de gars un peu comme toi, gonflés à l'hélium certes mais aussi gracieux que toi. Et observe bien tout autour, ça lui plait à l'assistance féminine! Ecoute bien, leur respiration a changé, ça les titille ces gugusses pas dégrossis. Ils s'envoient des trempes monumentales dans la tronche, ils saignent, ils ont visiblement la culture générale et l'instruction d'un castor mais elles s'en foutent à ce moment. Elles voient de la grosse chair qui transpirent et soudainement elles se souviennent de certaines choses qui vont aller les gratter un peu de partout. Savoure mon ami, ton jour de gloire est arrivé! Pour un court moment, l'ère des gros emplâtres n'est pas révolue. A ce revival du mastodonte, j'émets néanmoins un doute profond. Ils sont gros certes les Spartes, mais ils ont pas de poils. Et ça me torture un peu. Sacrebleu! Ils nous ont eu encore une fois, ils ont embauché une armée de Ken et d'Action Men!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg4EMa7vLI/AAAAAAAAAAs/DAmGh8ikzU8/s1600-h/action-man.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041841427546094770" style="WIDTH: 314px; CURSOR: hand; HEIGHT: 187px" height="187" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg4EMa7vLI/AAAAAAAAAAs/DAmGh8ikzU8/s320/action-man.jpg" width="247" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;De gauche à droite: Hérodote, Léonidas et Eschyle&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, pour dire du mal maintenant. Effectivement, faut pas s'attendre à une restitution fidèle de l'Histoire antique, Vernant est mort y a un mois, il s'est épargné cette souffrance supplémentaire. Y a comme qui dirait un sacré bordel au niveau des armes, des bâtiments et des gros zanimals (fallait leur dire peut-être qu'Hannibal et ses éléphants c'est un chouia plus tard). Tiens quand on parle d'équipement, arrêtons nous deux secondes sur la lingerie militaire de Sparte. Quand le roi Léonidas fait la leçon à son fils, c'est pour lui vanter les vertus salvatrices du bouclier. C'est pas faux ça, ça peut servir pour se protéger la margoulette, et puis y a le casque aussi, il est joli mais faut y mettre du polish sinon il peut rouiller. On le voit, il est plein de bon sens le guerrier de Sparte, il pense à son salut. Mais c'est bien beau d'avoir un bouclier d'un mètre de diametre quand tu ne portes qu'un mauvais slip en cuir pour protéger tes abattis. Non mais franchement, je veux bien que le réalisateur ait voulu mettre l'accent sur la carrure des gars mais faut pas déconner quand même... Ca manque sévèrement de crédibilité, la prochaine fois ce sera quoi, l'armée des Huns en string? Là je dis halte!, les meilleures blagues sont les plus courtes (pour les pagnes c'est exactement l'inverse).&lt;br /&gt;Je passe brièvement sur quelques scènes pathétiques. Ah c'est sur, dès que t'essaies de faire jouer la comédie à des hommes en plastique, c'est tout de suite moins probant. Les rares fois où ça discute et où ça chouine, on est obligé de constater les piètres talents d'interprétation de nos catcheurs courts-vêtus. Une bonne occasion de se marrer d'ailleurs, le fameux cri de guerre des Spartes, un genre de "Ouah, ouah, ouah" gracieux et imposant, très probablement pensé et orchestré par un chanteur de mambo à la retraite.&lt;br /&gt;Et pour finir, l'aberration esthétique du film. Il y a quelques délires d'artistes au milieu bien sur (un rhinocéros de 12 mètres et surtout le gros bouddha à pinces de crabe), mais le top du top c'est quand même Xerxès en personne. Je m'en faisais une idée plutôt conforme à ces gravures assyriennes, un genre de pharaon sauce orientale d'une certaine manière (comme sur cette photo là par exemple, je suis trop naïf).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg5Qca7vMI/AAAAAAAAAA0/13RgX58TxqA/s1600-h/Pic%2520Xerxes.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041842737511120066" style="WIDTH: 112px; CURSOR: hand; HEIGHT: 194px" height="320" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg5Qca7vMI/AAAAAAAAAA0/13RgX58TxqA/s320/Pic%2520Xerxes.jpg" width="112" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Xerxès, tel que représenté par une civilisation éclairée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et puis j'ai vu arriver une grande tafiolle bodybuildée, attifée par Jean-Paul Gaultier, des bijoux de partout et bien évidemment la marque de fabrique du film, le fameux moule-burnes qui va bien. Là je me suis vraiment marré, d'autant plus qu'ils lui ont greffé une sorte de voix caverneuse pitoyablement arrangée par un clavier Bontempi bon marché (on dirait un peu Grand Corps Malade enroué au fond d'une cave). Donc, pour résumer le tout, imaginez un joyeux mélange entre Michou, Stallone et Paco Rabanne, et vous aurez une idée plus précise d'un Xerxès créé sous acide. Allez pour le plaisir, je vous le mets juste là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg5tca7vNI/AAAAAAAAAA8/zkBSV3JzTxk/s1600-h/not_300_santoro.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041843235727326418" style="WIDTH: 117px; CURSOR: hand; HEIGHT: 181px" height="320" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg5tca7vNI/AAAAAAAAAA8/zkBSV3JzTxk/s320/not_300_santoro.jpg" width="117" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Xerxès, tel que fantasmé par une civilisation nord-américaine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;Allez, rendons à Leonidas ce qui n'appartient pas encore à César. On passe un bon moment en compagnie de sa testostérone, c'est bien ça l'essentiel. De là à ce que la morphologie de l'homme-diplodocus revienne à la mode, y a peut-être une bonne marge...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-2789868728282409762?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/2789868728282409762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=2789868728282409762' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2789868728282409762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/2789868728282409762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/03/jean-paul-gaultier-et-les-slips-en-cuir.html' title='Jean-Paul Gaultier et les slips en cuir'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Rfg3nca7vKI/AAAAAAAAAAk/uX98IzRrvqo/s72-c/4-631-leonidas-bleu-jaune.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-594818375151402518</id><published>2007-03-09T15:29:00.000-08:00</published><updated>2007-03-09T22:58:16.872-08:00</updated><title type='text'>Des playmobils dans la Mafia</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RfIa7Ma7vII/AAAAAAAAAAU/DLUKZAoUZzA/s1600-h/20060913085421_img_7226.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040120537229802626" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RfIa7Ma7vII/AAAAAAAAAAU/DLUKZAoUZzA/s320/20060913085421_img_7226.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Souvenez vous de vos 8 ans, souvenez vous de vos playmobils. Rappelez vous ces fantastiques histoires que vous vous construisiez avec ces ridicules gugusses raides comme un coup de trique (c'est peu de le dire, même moi je suis plus fort qu'eux en GRS). Remémorez vous donc ces heures passées à les emboiter dans des situations les plus invraisemblables, dans des véhicules aussi bien conçu qu'une Trabant sous Lexomyl. Vous les faisiez parler, vous leur faisiez vivre tour à tour l'Age d'Or de la piraterie, le bloc opératoire ou bien encore des poursuites de police effrénées (autant le dire, des générations de CRS ont été inspirées par le gros bus vert et blanc avec les grilles en plastique).&lt;br /&gt;Si vous vous souvenez bien de tout ça, une chose devrait vous sauter à la gueule, si ce n'est pas le cas, laissez moi vous envoyer le paquet. Jamais, au grand jamais, il ne serait venu à l'idée de votre compagnon de jeu de remettre en question le bien fondé des actions de vos jolis bonhommes (on jouait rarement seul à ces trucs là, même à 8 ans on savait que la solitude en compagnie d'avatars en PVC est mère de tous les vices). Jamais votre voisin morveux ou votre cousine pimbêche ne vous aurait sorti un truc du genre "Mais pourquoi il fait ça lui, c'est n'importe quoi, pourquoi, dans quel but dis moi?". Non jamais vous n'avez entendu ça. Pas besoin à cette époque de justifier les motivations de personnages imaginaires, ça c'est pour les grands qu'on se disait, on verra plus tard.&lt;br /&gt;Je viens de voir il y a peu le dernier Scorsese, &lt;em&gt;The Departed&lt;/em&gt; (traduit façon carnage en français par &lt;em&gt;Les Infiltrés&lt;/em&gt;), et il me semble bien que l'ami Martin s'est justement fait une petite nostalgie des playmobils justement. Je passe sur l'histoire, elle emballe bien même si j'ai vraiment eu l'impression pendant la première heure de regarder le quart de la bande originale. Ca allait trop vite, ça sautait du coq à l'âne, sitôt en présence d'un personnage, on te le change, on t'en mets un autre et tant pis pour ta gueule. C'est du beau cinoche pas de problème, Scorsese il sait faire de l'image et du son, le problème est ailleurs.&lt;br /&gt;Le problème tient de l'ordre du playmobil (j'utilise mon image jusqu'au bout, métaphore filée à l'extrême, le premier qui s'en lasse n'a qu'à aller se plaindre à mes profs de stylistique. La plupart d'entre vous a eu les mêmes guignols à la fac alors faites pas les malins les copains). Bon j'y viens. Bordel de bordel, j'ai rarement vu des personnages avec aussi peu de fond, avec si peu de motivation et de réflexion semble-t-il. Où t'as vu toi que des mecs trifouillent avec la pègre sans se demander à un seul moment "Et pourquoi?, c'est-i-pas dangereux un peu des fois?, peut-être je devrais arrêter parceque là ça craint". Non jamais. Pur exemple de l'axiome du playmobil.&lt;br /&gt;Dans l'ordre. Matt Damon (j'ai toujours trouvé le jeu de ce gars digne d'une pub pour Kinder, et en plus il a un faciès de Lego), sensé être le flic brillant et talentueux, trempe jusqu'au cou dans le milieu. Normal tu me diras, quand il avait 8 ans (on y revient), le grand parrain a eu pitié de lui et lui a offert quatre paquets de biscottes et une bande dessinée, pauvre petit. Depuis ce temps, il l'appelle Papa et lui fait une méga protection en béton armée. Niveau construction de personnage c'est plutôt limité je trouve. Le gars à qui tout sourit, boulot, gonzesses et tout le toutim et bein non, il va continuer jusqu'au bout à faire le caniche de la Mafia. Et ce sans jamais se poser la fameuse question "Euh, pourquoi?". Pas de bol pour toi Matt, la phrase ridicule du film est en plus à mettre à ton crédit. "Je dois toujours me battre entre le bien et le mal, c'est mon sang d'irlandais". Ce petit grattement que vous entendez là, c'est James Joyce qui bouffe le chêne de son cerceuil. Conclusion: Matt Damon est un Playmobil, au suivant.&lt;br /&gt;Le suivant c'est Di Caprio et honnêtement, ça me fait un peu chier. Il est sacrément bon le bougre et malheureusement, faut qu'il se tape aussi le même vide intersidéral en ce qui concerne son perso. Alors pourquoi il va pas bien le Leonardo, qu'est-ce qui le pousse à risquer sa vie à jouer les taupes pour les keufs?. Réponse: sa môman elle est morte et il s'en remet pas, alors il prend du Valium et il court tous les risques. D'autres raisons? Pas que je sache, à moins que j'ai eu droit à la version pour enfants. En attendant, fusillez moi le scénariste. Deuxième playmobil donc, et c'est pas fini.&lt;br /&gt;Martin Sheen c'est le grand ponte de la police, il voit tout, il comprend tout, le commissariat c'est sa maison. A propos, il faut le savoir que c'est un poste de police, on a plutôt l'impression d'être au siège social d'Edf, vous me direz quand vous verrez. Fusillez le chef décorateur tant qu'on y est. L'ami Martin s'ennuie ferme, j'ai du voir la série &lt;em&gt;A la Maison Blanche&lt;/em&gt; deux fois dans ma vie et de toute évidence il s'est dit que président des US et patron de flics véreux c'était pareil donc hop! identités interchangeables. Ni vu ni connu, ca passe comme une lettre à la poste. Playmobil numéro 3, au rapport! &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RfIbIsa7vJI/AAAAAAAAAAc/gXbkSsfKalM/s1600-h/mark_wahlberg.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040120769158036626" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RfIbIsa7vJI/AAAAAAAAAAc/gXbkSsfKalM/s320/mark_wahlberg.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir, last but not least, mon préféré: Mark Wahlberg. Rôle minime pour l'ami Marco, de toute façon depuis la &lt;em&gt;Planète des Singes&lt;/em&gt; on a vu je pense toute l'étendu de son jeu. Bein à vrai dire j'aurais pu le trouver pas si mal s'il ne remportait pas la palme du Playmobil. Pas pour son interprétation non, pour son look. Je vous mets son faciès là, juste à côté. Comme si sa tronche d'emplâtre ne suffisait pas, ils lui ont fait une espèce de coupe de cheveux qui m'a plongé d'emblée dans une grave crise dubitative. Non mais franchement, vous iriez pas vous foutre de la gueule du flic qui vous demande vos papiers s'il avait ce profil de premier de la classe (ou de représentant pour Pento, le gras qui fait luire le cheveu du bel étalon). Non mais franchement ils pensaient à quoi là? Bon allez zou, flinguez moi la coiffeuse aussi.&lt;br /&gt;Pour finir sinon, je suis obligé de m'insurger contre une sale manie qu'a choppé le cinoche ricain. Dès qu'on met à l'écran un gars à l'accent écossais ou irlandais, faut forcément que le gars en question ait le QI d'une poêle Téfal et les idées aussi larges qu'une rue d'Avignon un jour de festival (j'en vois d'ici certains et certaines qui me comprennent). Ca les gêne pas à part ça d'enterrer leurs flics au son de la cornemuse (on y échappe pas d'ailleurs dans le film). Sarkozy doit être derrière tout ça, ils ont une certaine tendance à choisir leur immigration ces zouaves là, j'ai bien aimé apprendre qu'Harvard a été fondé par un vrai Scot. Mais ça c'est une autre histoire, j'y reviendrai une autre fois, un jour où l'envie de dire du mal des Rangers me reprendra.&lt;br /&gt;Ah oui, une dernière chose. C'est rare les films de gros parrains où on a pas de coups de pétards et de patates dans la margoulette. On y échappe pendant deux heures, mais c'est pour mieux te saouler mon enfant. Tonton Scorsese nous afflige de pas moins de quatre bastos dans la tronche en moins de 5 minutes (mention spéciale pour Wahlberg en chaussons plastifiés dans une scène inepte qui s'abîme dans le mauvais goût et le n'importe quoi), franchement il aurait pu s'abstenir le petit père.&lt;br /&gt;Donc, pour ceux qui m'auraient mal compris, c'est pas un mauvais film, mais essayez de foutre un t-shirt Donald Duck à Marlon Brando et faite dire à Al Pacino "merde je sais pas pourquoi je bute des gens, ça doit être mon sang d'italien". Essayez juste pour voir et vous comprendrez où ça me gratte là tout de suite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-594818375151402518?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/594818375151402518/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=594818375151402518' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/594818375151402518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/594818375151402518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/03/des-playmobils-dans-la-mafia.html' title='Des playmobils dans la Mafia'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/RfIa7Ma7vII/AAAAAAAAAAU/DLUKZAoUZzA/s72-c/20060913085421_img_7226.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2476016663250894238.post-9004497148878950607</id><published>2007-03-07T16:02:00.000-08:00</published><updated>2007-03-09T19:11:19.505-08:00</updated><title type='text'>Dilemme électoral</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Re9bKIrEPrI/AAAAAAAAAAM/FQ_fp9BbsTA/s1600-h/charb_policepartout.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5039346737735810738" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Re9bKIrEPrI/AAAAAAAAAAM/FQ_fp9BbsTA/s320/charb_policepartout.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Bon, j'aurais vraiment bien aimé commencer par une note un peu plus culturelo-n'importe quoi, mais il se trouve que là je suis bien coincé (tout pogné comme on dit dans le coin). A 6500 bornes de la mère patrie, c'est pas pour autant que je ne me sens pas concerné par les agissements perfides de nos gentils politicards à l'orée de la grande foire électorale des mois à venir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Même loin, on perçoit clairement les manoeuvres dignes d'une cours de récré et les intrigues à deux francs six sous (depuis qu'on s'est tous fait enflé par l'euro, ça doit donner quelque chose comme 32 centimes...). Et vas-y que je parle de ton isf, que je fais voler ton scooter par des minots de Clichy (ça c'est ma version), j'en passe et des plus ridicules. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;On voit très bien que le débat peine à décoller du plancher des vaches où pullulent les bouses de notre système électoral. Bref, j'en viens à ce qui me turlupine le citron.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Sarkozy, grand démocrate devant l'éternel (nota bene: ces deux choses restent encore à prouver, d'une part l'attachement de ce cher schtroumpf aux valeurs athéniennes et deuzio l'existence du susdit "éternel", passons...), ce grand démocrate donc vient d'annoncer l'importance pour un Le Pen (et inclusivement d'un Besancenot) de se présenter, donc de jouir aussi de leurs 500 signatures et des réjouissances que celles-ci impliquent (meetings et petits fours jusqu'à la nausée). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Bon, les amis connaissent bien mon affection naïve pour ce cher Olivier (et ma tendance hémoroïdienne en ce qui concerne l'autre), j'aurais pu donc dire merci à ce gentil Nicolas de rappeler à mes concitoyens l'existence de voix divergentes de celles des deux gros mastodontes de la politique française. Ah oui d'ailleurs, c'est fou comme on constate rapidement quand on est à l'étranger à quel point cette campagne ressemble à celle menée habituellement chez les ricains (sans les pubs pour l'armée et le ketchup heinz mais ça ne saurait tarder, Lagardère n'est pas loin).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Voila, faudrait donc avoir de la peau de saucisson sur les yeux épaisse comme de la pâte à pizza pour ne pas se rendre compte que:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;1. Sarko pousse les gauchistes qui emmerdent les dogmes royalistes à grossir (avec sa bénédiction) les rangs des alters mondialistes et autres sympathiques militants qui toutes proportions gardées ne dépasseront pas les 2,5 pour cents.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;2. Sarko se met dans la poche l'électorat des enflures lepénistes et villiéristes pour le second tour. Bein oui, si vous êtes facho vous allez voter pour qui quand tonton borgne se sera fait botter une nouvelle fois le fion? Gagné, pour le facho modèle réduit, il fait un peu trop propre mais avec un peu d'entrainement vous verrez que pour son deuxième mandat il réhabilitera Papon et reprendra quelques détails dans les manuels d'histoire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Le dilemme le voici donc. Quand on est de gauche, qu'on a pas envie de voter pour une clique de mammouths qui tournent à l'eau bénite, qu'on ne croît pas aux chances des petits parceque de toute facon la 5ème République c'est pas fait pour ça, on fait quoi? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;C'est tout simple, ou on vote utile comme le dit l'adage, et on va tirer la gueule; ou bien on vote pour nos petits drapeaux rouges et noirs et on se tape sans l'ombre d'un doute un poujadiste à la sauce Mégret pour nos prochaines années de dissidence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Trebuchet MS;"&gt;Amis, partisans et philosophes du pastaga, aidez moi parceque là je m'en sors plus. Ah, qu'il doit faire bon être fafe en France par les temps qui courent!&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2476016663250894238-9004497148878950607?l=tatache.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tatache.blogspot.com/feeds/9004497148878950607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2476016663250894238&amp;postID=9004497148878950607' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9004497148878950607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2476016663250894238/posts/default/9004497148878950607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tatache.blogspot.com/2007/03/dilemme-lectoral.html' title='Dilemme électoral'/><author><name>Eustache Pinkwood</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09045041535657411030</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_3gDd9YZ1sm8/Re9bKIrEPrI/AAAAAAAAAAM/FQ_fp9BbsTA/s72-c/charb_policepartout.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
